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Nos lecteurs ont la parole

Mercredi noir, 8 avril 2026

Noir,

comme le voile qui m’enveloppe

et serre mon cœur.

Noir,

comme la nuit qui tombe sur les consciences

et conduit certains vers l’aveuglement.

Violence indicible.

Sauvagerie qui dévaste.

Les droits piétinés,

la dignité humaine blessée.

Puis revient le souvenir du vendredi saint.

Ce jour où les hommes T’ont livré.

Ils ont posé sur Ta tête une couronne d’épines,

et Tu as porté la croix

jusqu’à la colline du Golgotha.

« À partir de la sixième heure,

l’obscurité se fit sur toute la terre

jusqu’à la neuvième heure.

Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :

« Eli, Eli, lema sabactani ? »

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

(Matthieu, 27)

Et voici que, vers cette même heure,

la barbarie s’abattit sur le Liban.

En quelques minutes seulement,

le monde bascula dans une scène d’apocalypse.

Des vies brisées.

Des centaines de morts,

Des milliers de blessés,

Et des familles plongées dans la nuit.

Alors, comme un écho venu de la croix,

ces Libanais – crucifiés depuis cinquante ans –

ont crié eux aussi : « Pourquoi ? »

Et pourtant, sur la croix,

lorsqu’un soldat romain perça Ton côté,

il en sortit du sang et de l’eau.

L’eau – source de vie.

Le sang – signe de l’amour donné jusqu’au bout.

Car l’amour est plus fort que la mort.

C’est de cette blessure ouverte

que jaillit notre espérance.

Une espérance fragile peut-être,

mais indestructible.

Une espérance qui murmure au cœur de la nuit

qu’un jour, au-delà des ténèbres,

un avenir nouveau reste possible.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Noir,comme le voile qui m’enveloppeet serre mon cœur.Noir,comme la nuit qui tombe sur les conscienceset conduit certains vers l’aveuglement.Violence indicible.Sauvagerie qui dévaste.Les droits piétinés,la dignité humaine blessée.Puis revient le souvenir du vendredi saint.Ce jour où les hommes T’ont livré.Ils ont posé sur Ta tête une couronne d’épines,et Tu as porté la croixjusqu’à la colline du Golgotha.« À partir de la sixième heure,l’obscurité se fit sur toute la terrejusqu’à la neuvième heure.Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :« Eli, Eli, lema sabactani ? »« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »(Matthieu, 27)Et voici que, vers cette même heure,la barbarie s’abattit sur le Liban.En quelques minutes seulement,le monde bascula dans...
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