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Nos lecteurs ont la parole

Lettre ouverte à SS Léon XIV

Très Saint-Père,

C’est avec gravité, mais aussi avec une profonde espérance, que je me permets de m’adresser à Votre Sainteté en ces temps troublés où le fracas des armes semble, une fois de plus, couvrir la voix de la raison et étouffer les cris des innocents.

Notre monde est à bout de souffle. Les conflits se multiplient, les peuples s’épuisent et l’humanité semble s’enfoncer dans une spirale de violence dont nul ne sort vainqueur. Mais c’est au Liban, terre de message, de coexistence et de foi, que cette tragédie prend aujourd’hui une résonance particulièrement douloureuse.

Dans deux semaines, mon pays marquera la 51e année du début de sa guerre – un triste anniversaire qui ne devrait pas exister, tant les Libanais aspirent depuis des décennies à une paix véritable, durable et souveraine. Cinquante-et-un ans de blessures ouvertes, de générations sacrifiées, d’espoirs brisés et sans cesse renaissants.

Très Saint-Père,

Le Liban n’est pas un champ de bataille. Il ne peut, et ne doit plus, être l’arène des conflits des autres. Il est une vocation. Il est un message. Et aujourd’hui, ce message est en péril.

Face à cette réalité, la voix morale de Votre Sainteté est plus que jamais nécessaire. Elle est attendue. Elle est espérée. Elle est indispensable.

Je vous implore, avec toute la force que confère la détresse d’un peuple meurtri, d’intercéder de manière claire, ferme et sans équivoque auprès de tous les acteurs engagés dans ces conflits. Que votre appel ne soit pas seulement un murmure diplomatique, mais un cri puissant en faveur de la paix – un appel virulent à faire taire les armes, à protéger les civils, à respecter la dignité humaine et le droit international.

Que votre parole rappelle au monde que la guerre n’est jamais une solution, mais toujours un échec collectif.

Que votre autorité morale pousse les consciences à se réveiller et les décideurs à agir.

Le Liban a besoin d’un sursaut international. Il a besoin d’amis sincères. Il a besoin d’une mobilisation éthique et spirituelle à la hauteur de la tragédie qu’il endure.

Très Saint-Père,

Au nom de tous ceux qui refusent de céder au désespoir, au nom des enfants qui méritent un avenir, au nom des familles qui ne veulent plus pleurer leurs morts, je vous demande d’élever la voix – plus haut, plus fort, plus loin – pour que cesse enfin cette folie.

Que la paix ne soit plus un vœu pieux, mais une urgence absolue.

Avec mon plus profond respect.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Très Saint-Père,C’est avec gravité, mais aussi avec une profonde espérance, que je me permets de m’adresser à Votre Sainteté en ces temps troublés où le fracas des armes semble, une fois de plus, couvrir la voix de la raison et étouffer les cris des innocents.Notre monde est à bout de souffle. Les conflits se multiplient, les peuples s’épuisent et l’humanité semble s’enfoncer dans une spirale de violence dont nul ne sort vainqueur. Mais c’est au Liban, terre de message, de coexistence et de foi, que cette tragédie prend aujourd’hui une résonance particulièrement douloureuse.Dans deux semaines, mon pays marquera la 51e année du début de sa guerre – un triste anniversaire qui ne devrait pas exister, tant les Libanais aspirent depuis des décennies à une paix véritable, durable et souveraine....
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