Les frères Moussa, congédiés par l’hôpital de Tebnine et fauchés par Israël
Derrière les chiffres, des noms et des visages. Anatomie des frappes meurtrières qui emportent des civils aux quatre coins du Liban. De leur enfance passée à Hanine à leur vie d’adultes à Tebnine, au Liban-Sud, rien n’a réussi à séparer Ali et Karam. Pas même la mort.
L'OLJ / Par Julia Mokdad,
le 02 avril 2026 à 10h25
Les frères Ali et Karam Moussa ont été tués dans une frappe israélienne sur leur maison, à Tebnine, au Liban-Sud, le 11 mars 2026. Leurs deux fils ainsi qu’un employé syrien et une famille d’amis composée de trois membres ont également été tués dans cette attaque. Montage Céline Bejjani/L’Orient-Le Jour
Leurs mains ne s’étaient jamais lâchées. Ni durant leur enfance, quand elles étaient encore petites et douces, ni lorsqu’elles sont devenues épaisses et usées d’avoir trop travaillé la terre, pas même lorsqu’ils y avaient glissé des alliances et avaient eu chacun des enfants. « Seule la fatigue après une longue journée pouvait les séparer », se remémore Hassan Moussa, le frère de Karam, 52 ans, et Ali Moussa, 50 ans, tués dans une frappe israélienne sans avertissement sur Tebnine, dans le caza de Bint Jbeil au Liban-Sud, avec leurs deux fils, le 11 mars. Seulement alors, à la tombée de la nuit, Karam se levait, saluait son petit frère et rejoignait sa chambre, au deuxième étage de cette petite maison construite en 1998 et située à la périphérie du village. Les autres membres de la famille avaient choisi d’habiter seuls avec leurs...
Leurs mains ne s’étaient jamais lâchées. Ni durant leur enfance, quand elles étaient encore petites et douces, ni lorsqu’elles sont devenues épaisses et usées d’avoir trop travaillé la terre, pas même lorsqu’ils y avaient glissé des alliances et avaient eu chacun des enfants. « Seule la fatigue après une longue journée pouvait les séparer », se remémore Hassan Moussa, le frère de Karam, 52 ans, et Ali Moussa, 50 ans, tués dans une frappe israélienne sans avertissement sur Tebnine, dans le caza de Bint Jbeil au Liban-Sud, avec leurs deux fils, le 11 mars. Seulement alors, à la tombée de la nuit, Karam se levait, saluait son petit frère et rejoignait sa chambre, au deuxième étage de cette petite maison construite en 1998 et située à la périphérie du village. Les autres membres de la famille avaient choisi...
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C'est bouleversant de savoir que des gens pacifiques et honnêtes comme les frères Moussa sont victimes de ces barbares. Paix à leur âme !
Saliba Patricia
23 h 30, le 03 avril 2026
Et l hetacombe continue ! C est la Passion du sud !
Nemer Salam
10 h 27, le 03 avril 2026
Je veux féliciter Lorient-lejour qui fait un effort d’humaniser les victimes de ce conflit et de ne pas tomber dans le piège israélien et iranien qui cherche à déshumaniser les victimes. Il ne faut pas oublier que ce sont des êtres humains autant que nous qui ont le droit de vivre pleinement et de ne pas être victime d’un conflit qu’ils n’ont pas choisi. Rappelons nous ce que le Pape nous a dit de ce conflit. Bien tristement c’est le seul guide religieux qui a pris une position claire.
C'est bouleversant de savoir que des gens pacifiques et honnêtes comme les frères Moussa sont victimes de ces barbares. Paix à leur âme !
23 h 30, le 03 avril 2026