Des soldats américains stationnés en Syrie. Photo Delil Souleiman/AFP
L'armée iranienne a menacé de frappes des hôtels et infrastructures de plusieurs pays du Moyen-Orient accueillant des militaires américains. Quand des soldats américains « entrent dans un hôtel, alors, de notre point de vue, cet hôtel devient américain », a affirmé hier soir à la télévision d'Etat le porte-parole des forces armées Abolfazl Shekarchi.
L'agence de presse iranienne Fars, citant des sources anonymes, a affirmé que l'Iran avait adressé « des avertissements fermes » aux établissements hôteliers, tout particulièrement aux Emirats arabes unis et à Bahreïn. L'armée iranienne a également identifié des forces américaines utilisant de tels lieux en Syrie, au Liban et à Djibouti, selon Fars. L'agence cite aussi des responsables sécuritaires qui menacent « une base logistique américaine dans la zone de l’ancien aéroport de Beyrouth où des forces militaires et des équipements sont stationnés », sans qu'il ne soit immédiatement clair à quelle infrastructure l'agence faisait référence.
Mardi, un missile iranien a été intercepté pour la première fois dans la région du Kesrouan au Liban. Si la destination de ce missile n'est toujours pas claire, il pourrait avoir ciblé, selon certaines analyses, l'ambassade américaine, la plus grande de la région, située à Aoukar, dans le Metn. Une autre cible potentielle pourrait être l'aéroport militaire de Hamat, au Liban-Nord, dans la région de Batroun. Cet aérodrome appartient à l'armée libanaise mais est souvent utilisé par les armées occidentales (notamment les Américains) à des fins logistiques. Il avait déjà été menacé par l'Iran.
A Damas, les sources de Fars ont évoqué le Four Seasons et le Sheraton, ainsi que « le complexe du palais présidentiel. »
L'Iran a bombardé à de nombreuses reprises des bases militaires américaines dans la région, en riposte aux frappes américano-israéliennes sur son territoire depuis le 28 février, ce qui a poussé de nombreux soldats américains à travailler à partir d'hôtels et de bureaux, avaient indiqué mercredi au New York Times des responsables et des militaires américains.


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