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Société - Guerre

Le Liban menacé par une crise irreversible : Guterres alerte, l’ONU renforce son dispositif diplomatique

« Le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit », souligne le secrétaire général des Nations unies.

Le Liban menacé par une crise irreversible : Guterres alerte, l’ONU renforce son dispositif diplomatique

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, observe la scène après une photo de groupe prise lors du sommet de l'UE au siège de l'Union européenne à Bruxelles, le 19 mars 2026. Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent dans le contexte de la guerre américano-israélienne contre l'Iran qui ravage le Moyen-Orient, et de ses répercussions sur les prix de l'énergie et la sécurité. Photo NICOLAS TUCAT / AFP

Dans ses remarques liminaires lors d’un point de presse consacré à la situation au Moyen-Orient, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a dressé un constat alarmant de l’évolution du conflit, insistant sur les risques d’embrasement régional et ses conséquences humaines dévastatrices. Au cœur de cette mise en garde, le Liban, pays déjà fragilisé, désormais exposé à une dangereuse escalade. Dans ce contexte, l’ONU tente de renforcer son dispositif diplomatique avec la nomination d’un nouvel envoyé de haut niveau.

Une guerre qui échappe à tout contrôle

Le secrétaire général de l’ONU n’a pas mâché ses mots. « Plus de trois semaines plus tard, la guerre est hors de contrôle », a-t-il déclaré, rappelant qu’il avait alerté, dès les premières heures, sur le risque d’une réaction en chaîne incontrôlable. Aujourd’hui, ses craintes semblent se concrétiser : « Le conflit a dépassé des limites que même les dirigeants jugeaient inimaginables ».

Dans ce contexte, le Liban apparaît comme l’un des points de bascule potentiels d’un conflit plus large. La multiplication des fronts et des acteurs accroît le danger d’une extension régionale, avec des conséquences difficilement maîtrisables.

Le Liban, nouveau front sous tension

Évoquant directement la situation libanaise, M. Guterres a lancé un appel sans équivoque : « Là aussi, la guerre doit cesser ». Le sud du Liban est en effet le théâtre d’affrontements croissants entre le Hezbollah et Israël, faisant craindre une escalade majeure.

Le secrétaire général de l'ONU a appelé à la retenue de part et d’autre : « Le Hezbollah doit cesser de lancer des attaques contre Israël », tandis qu’« Israël doit mettre fin à ses opérations militaires et à ses frappes au Liban, qui touchent le plus durement les civils ». Sur le terrain, les populations civiles sont les premières victimes. « Les civils subissent de graves préjudices et vivent dans une profonde insécurité », a-t-il souligné, évoquant une situation humanitaire déjà préoccupante.

Le risque d’un scénario catastrophique

L’un des avertissements les plus marquants concerne la possible reproduction au Liban d’un modèle de guerre destructeur : « Le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban ». Cette mise en garde reflète la crainte d’une guerre prolongée, caractérisée par des destructions massives et un coût humain extrêmement élevé.
Lors de sa récente visite au Liban, M. Guterres a pu constater directement l’ampleur des tensions et la vulnérabilité du pays. Déjà en proie à une crise économique profonde et à une paralysie politique persistante, le Liban ne dispose d’aucune marge pour faire face à un conflit de grande ampleur.

Une urgence diplomatique et un nouvel envoyé de l’ONU

Au-delà du cas libanais, le secrétaire général de l'ONU a insisté sur la nécessité d’un changement immédiat de trajectoire. « Cela est allé trop loin », a-t-il affirmé, appelant à « cesser de gravir l’échelle de l’escalade » pour privilégier la voie diplomatique. Son message est clair : « La diplomatie est la voie à suivre », tout comme « le plein respect du droit international » et, en définitive, « la paix ». Il a également rappelé que « la meilleure façon de minimiser les conséquences est claire : mettre fin à la guerre — immédiatement ».

Dans cette perspective, le secrétaire général a annoncé la nomination du diplomate français Jean Arnault en tant qu’envoyé personnel chargé de diriger les efforts des Nations unies concernant le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences. Fort de près de quarante années d’expérience en diplomatie internationale, Jean Arnault est reconnu pour son expertise en matière de médiation et de processus de paix. Il a occupé de nombreuses fonctions de haut niveau au sein des Nations unies, dirigeant des missions en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique latine. Entre 2015 et 2018, il a notamment été délégué du secrétaire général pour les négociations de paix en Colombie, puis Représentant spécial dans ce pays, où il a supervisé la mise en œuvre de l’accord de paix de 2016. Il a ensuite été envoyé personnel pour la Bolivie (2019-2020), puis pour l’Afghanistan et les questions régionales en 2021. Cette nomination intervient alors que l’ONU cherche à structurer une réponse diplomatique plus robuste face à une crise qui menace de s’étendre.

Dans ses remarques liminaires lors d’un point de presse consacré à la situation au Moyen-Orient, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a dressé un constat alarmant de l’évolution du conflit, insistant sur les risques d’embrasement régional et ses conséquences humaines dévastatrices. Au cœur de cette mise en garde, le Liban, pays déjà fragilisé, désormais exposé à une dangereuse escalade. Dans ce contexte, l’ONU tente de renforcer son dispositif diplomatique avec la nomination d’un nouvel envoyé de haut niveau.Une guerre qui échappe à tout contrôleLe secrétaire général de l’ONU n’a pas mâché ses mots. « Plus de trois semaines plus tard, la guerre est hors de contrôle », a-t-il déclaré, rappelant qu’il avait alerté, dès les premières heures, sur le risque d’une...
commentaires (2)

Des conséquences irréversibles... Alors, quatttendent Aoun et Haykal?

Yves Prevost

12 h 42, le 26 mars 2026

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Commentaires (2)

  • Des conséquences irréversibles... Alors, quatttendent Aoun et Haykal?

    Yves Prevost

    12 h 42, le 26 mars 2026

  • si seulement l'ONU et sa filiale FINUL avaient accompli leur devoir dans notre sud depuis 2006.... au moins alerter l'opinion publique libanaise -a defaut des autorites qui ne l'avaient pas fait- a defaut aussi des israeliens qui eux aussi motus ... nous alerter de ce que faisait la milice iranienne la-dedans en termes d'infrastructures militaires ,

    L’acidulé

    09 h 51, le 26 mars 2026

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