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Société - Justice Au Liban

Soixante postes vacants attribués : le Conseil supérieur de la magistrature a approuvé à l'unanimité les permutations judiciaires


Soixante postes vacants attribués : le Conseil supérieur de la magistrature a approuvé à l'unanimité les permutations judiciaires

L'entrée du palais de justice de Baabda. Photo d'archives ANI

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a approuvé à l'unanimité mardi soir les permutations judiciaires qui permettent de combler une soixantaine de postes vacants dans les différents tribunaux et parquets du Liban. Environ 50 juges sont concernés par ces changements d'affectation, certains étant nommés par intérim à plusieurs postes, selon une source au sein du CSM contactée par L'Orient-Le Jour.

Dans un premier commentaire après l'avalisation de ces permutations, le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, s'est félicité lors d'un appel avec L'OLJ que les nominations judiciaires, qu'elles soient générales comme en 2025, ou partielles, n'auront « jamais été aussi loin des interférences politiques ». Les nominations, aussi bien judiciaires, sécuritaires, diplomatiques ou administratives, donnent habituellement au Liban lieu à des tractations politiques, chaque partie tentant de placer à des postes d'influence des responsables qui lui seront proches.

Parmi les nominations, la présidence de la cour criminelle de la Békaa, au centre de tensions il y a une semaine entre les membres du CSM et le procureur général près la cour de cassation, Rami el-Hage, aurait finalement été attribué à l'unanimité à la juge Sahar Abdallah, la candidate appuyée par le Conseil. Selon plusieurs sources, le procureur général est sorti de la salle au moment du vote sur la nomination au poste de commissaire adjoint du gouvernement auprès du tribunal militaire de Hanadi Jaber, son épouse et actuelle juge d'instruction de Saïda, comme le veut la règle.

Certains postes étant pourvus au sein du tribunal militaire, une juridiction d'exception, le décret des permutations doit être envoyé, après sa signature par Adel Nassar, à son collègue au ministère de la Défense, Michel Menassa, ainsi qu'à celui des Finances, Yassine Jaber, au Premier ministre, Nawaf Salam, et au président de la République, Joseph Aoun.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a approuvé à l'unanimité mardi soir les permutations judiciaires qui permettent de combler une soixantaine de postes vacants dans les différents tribunaux et parquets du Liban. Environ 50 juges sont concernés par ces changements d'affectation, certains étant nommés par intérim à plusieurs postes, selon une source au sein du CSM contactée par L'Orient-Le Jour. Dans un premier commentaire après l'avalisation de ces permutations, le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, s'est félicité lors d'un appel avec L'OLJ que les nominations judiciaires, qu'elles soient générales comme en 2025, ou partielles, n'auront « jamais été aussi loin des interférences politiques ». Les nominations, aussi bien judiciaires, sécuritaires, diplomatiques...
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