Une personne marche parmi les décombres laissés par une israélienne dans le centre de Beyrouth, le 11 mars 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'armée israélienne a mené une frappe, vers 5h du matin mercredi, sur un appartement du quartier de Aïcha Bakkar, dans le centre de Beyrouth. Il s'agit du deuxième raid mené sur Beyrouth intra-muros depuis l'entrée du Hezbollah dans la guerre régionale et le début de l'offensive israélienne sur le Liban. La frappe, qui aurait visé un membre du Hamas ou des membres de la Jamaa Islamiya, selon les sources, a provoqué la colère des habitants, dirigée contre les personnes visées.
Elle aurait fait quatre morts selon un secouriste et les Forces de sécurité intérieures (FSI), interrogés par notre journaliste sur place Lyana Alameddine. Un moukhtar de la zone fait état quant à lui d’un mort. Un bilan préliminaire du ministère de la Santé avait état fait d'au moins 4 blessés.
Quatre missiles auraient été lancés sur le septième étage d’un immeuble résidentiel de 15 étages. Chaque étage de l’immeuble comprend trois appartements selon le moukhtar. L’étage visé était supposé être vide, selon quatre habitants de l’immeuble. Les étages 6, 8 et 9 ont été gravement endommagés. Le bâtiment visé est situé dans la zone appelée Dar el-Fatwa, à environ deux kilomètres du centre-ville de la capitale.
Un membre du Hamas aurait été visé
Si l'armée israélienne n'a pas encore revendiqué ce raid ni indiqué qui était ciblé, selon la chaîne locale LBCI, la frappe israélienne aurait visé un membre du Hamas, nommé Ahmad Abdallah. Le mouvement palestinien n'a pas encore commenté cet incident.
Un peu plus tôt, la chaîne israélienne Channel 12, avait indiqué que l'attaque visait un bureau de la Jamaa Islamiya. La branche libanaise des Frères musulmans a cependant démenti dans un communiqué « qu’un de ses bureaux ou cadres ait été visé. » « Le groupe islamique au Liban s’est étonné de la précipitation de certains médias à annoncer que l’un de ses bureaux administratifs avait été visé (…) et que plusieurs de ses cadres avaient été tués, sans avoir vérifié les informations », écrit le groupe, qui condamne par ailleurs « les attaques sionistes répétées contre le territoire libanais. » La Jamaa Islamiya, qui avait été classée terroriste et sanctionnée par les Etats-unis en janvier, s’est rapprochée de « l’axe de la résistance » et du Hezbollah après l’opération du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël. Dans le cadre du « front de soutien », la Jamaa avait réactivé sa branche militaire, les « Forces de l’aube », et conduit des opérations symboliques aux côtés du Hezbollah.
En réaction à cette frappe sur un quartier majoritairement sunnite, le coordinateur général du mouvement du Futur, Mohammad Yamout, s'est rendu sur place et a appelé « toute partie susceptible d’être prise pour cible à s’éloigner des zones habitées ». « Beyrouth et ses habitants ne sont les boucliers humains d’aucune partie », a-t-il déclaré, réclamant des autorités qu'elles « assument leurs responsabilités pour protéger les civils et organiser la situation dans les quartiers résidentiels. »
La frappe sur ce quartier résidentiel a en effet suscité une grande peur. « J’ai pris mes gamins sans réfléchir et j’ai couru, après avoir entendu deux ou trois frappes », a ainsi raconté à L'Orient-Le Jour un père de famille vivant dans l'immeuble, qui a trois enfants âgés de 1, 4 et 8 ans. « Nous sommes sous le choc », poursuit-t-il, expliquant avoir fui en vitesse en pleine nuit chez un cousin à Hamra. La colère se fait entendre chez d’autres résidents. « On entend des rumeurs. Certains évoquent que le Hamas ou la Jamaa Islamiya se ont été introduit dans l'immeuble. Si c'est vrai, je veux enterrer celui qui les a fait venir », lâche un autre résident, le teint jaune. « Nous avons des enfants ici ! », peste un couple, portant des valises. « Les déplacés sont partout maintenant. Ils nous mettent en danger », commente encore une personne vivant à Aley, dont la mère se trouvait dans un immeuble voisin.
Dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars, l'armée israélienne avait mené une frappe sur un hôtel du quartier de Raouché, sur le littoral beyrouthin, qui avait tué plusieurs Iraniens. Téhéran avait reconnu mardi soir la mort de quatre de ses « diplomates » dans ce raid tandis que l'armée israélienne avait dit avoir tué trois commandants et deux agents de la force al-Qods des gardiens de la révolution.



Israël ne s'en ai jamais pris a nous, depuis 1948, que lorsque nous avons permis a tous voyous de se permettre de l'attaquer sous prétexte de libérer la Palestine. Israël n'avait jamais de visée au Liban mais a force de lui taper dessus ou laisser lui taper dessus a présent elle en a. Des lavés du cerveau ont le culot de se pointer en cherchant a excuser l'inexcusable pour défendre une organisation illégale qui ment comme elle respire sur l’histoire, les faits et les événements. Si la police et l’armée ne font pas leur boulot le peuple le fera et se sera alors irréversible!
13 h 52, le 12 mars 2026