L'une des façacde immeuble Azariyé où est installé le ministè_re de l'Écopnomie dans le centre-ville de Beyrouth le 22 aout 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour
Le ministre de l'Économie et du Commerce, Amer Bsat, a remercié dans un communiqué la Direction générale des Forces de sécurité intérieure (FSI) après l'arrestation d'une femme soupçonnée de s'être fait passer pour une inspectrice du ministère de l'Économie et du Commerce et d'avoir usurpé le nom du ministère afin de commettre des escroqueries visant des propriétaires d'entreprises et de commerces.
Les FSI avaient communiqué sur cette arrestation mercredi sur leur compte X. La suspecte, âgée de plus de cinquante ans, a été appréhendée par la brigade judiciaire de Tripoli. Désignée par les initiales J. M. A. N., elle « se rendait auprès des propriétaires de certaines entreprises et sociétés privées pour leur réclamer des sommes d'argent, en prétendant qu'il s'agissait d'une « taxe annuelle » qui leur était imposée ».
Alerte il y a un mois
« Elle contactait également d'autres personnes par téléphone en utilisant le même stratagème », ont écrit les FSI, en publiant la photo de la suspecte et en appelant toute personne ayant été victime de ses agissements ou l'ayant reconnue à contacter la brigade concernée au 06-443889.
Le ministère avait eu vent de ces escroqueries et alerté les FSI il y a environ un mois, selon une source au fait du dossier contactée par L'Orient-Le Jour. Elle ajoute que la suspecte extorquait aux entreprises de petites sommes, généralement comprises entre 250 et 500 dollars.
Le ministère de l'Économie a « condamné avec la plus grande fermeté ces pratiques, qui portent atteinte aux citoyens et au secteur privé, ternissent l'image de l'administration publique et nuisent aux fonctionnaires qui accomplissent leurs missions conformément aux procédures légales ».
Il a également précisé que « toutes les opérations de contrôle et les visites d'inspection du ministère sont effectuées exclusivement par des inspecteurs officiels dûment habilités » et qu'« aucune personne n'est autorisée à exiger le paiement d'une somme d'argent ou de frais en espèces, sous quelque prétexte ou appellation que ce soit ».

