Washington annonce de nouvelles sanctions contre des entités liées au commerce pétrolier iranien, malgré les négociations
Les États-Unis ont annoncé l’imposition de sanctions contre une série de compagnies et de navires iraniens impliqués dans le commerce du pétrolier et pétrochimique, a indiqué vendredi le département d’État américain, malgré la tenue de négociations entre officiels américains et iraniens à Oman pour éviter une guerre.
Dans un communiqué, celui-ci a affirmé avoir visé « 14 navires de la flotte fantôme » iranienne, identifiés comme étant « la propriété d’entités impliquées dans le transport de pétrole, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques iraniens », ainsi que « 15 entités ayant commercé du pétrole brut, des produits pétroliers ou des produits pétrochimiques d’origine iranienne », en plus de « deux individus associés ».
Le texte affirme par ailleurs que ces mesures s’inscrivent dans sa volonté de « continuer à agir contre le réseau de transporteurs et de négociants impliqués dans le transport et l’acquisition du pétrole brut iranien », qui constitue « la principale source de revenus du régime ».
Il accuse également Téhéran d’avoir, « à maintes reprises, privilégié son comportement déstabilisateur au détriment de la sécurité de ses propres citoyens », évoquant notamment « le meurtre de masse de manifestants pacifiques », dans le cadre de la répression du récent mouvement de protestation d'ampleur nationale ayant secoué l'Iran en janvier.
Araghchi : « Nous pouvons atteindre un cadre positif pour les discussions sur le nucléaire »
« Si nous continuons sur cette voie position, je pense que nous pouvons atteindre un cadre positif pour les discussions sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis », a ajouté Abbas Araghchi devant la presse. Il a souligné que les négociations avaient eu lieu sous la forme de « plusieurs réunions » indirectes. « Les discussions devront se poursuivre », selon lui, mais « la marche à suivre dépendra de nos consultations avec nos capitales » et les « modalités et le calendrier seront décidés ultérieurement ».
L'Iran et les États-Unis ont conclu leur « session de pourparlers » à Oman, un « bon début » selon Araghchi
L'Iran et les États-Unis ont conclu leur « session de pourparlers » à Oman, selon un média d'État iranien, cité par l'AFP. S'exprimant après la fin des discussions, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré qu'il s'agissait d'un « bon début ». « Nos points de vue ont été relayés à l'autre partie, ce qui est très important », a-t-il déclaré, soulignant que les médiateurs ont transmis « les inquiétudes, intérêts et droits du peuple iranien » aux Américains, le tout dans « une très bonne atmosphère ». « Nous avons également entendu les positions de l'autre partie », a-t-il souligné, selon des propos rapportés par al-Jazeera.
Une nouvelle flotille pro-palestinienne partira fin mars pour Gaza
Une nouvelle flottille transportant de l'aide humanitaire et des militants pro-palestiniens, semblable à celle de l'automne dernier, partira fin mars de plusieurs pays européens et du Maghreb pour tenter d'atteindre Gaza, a indiqué l'un de ses membres à l'AFP.
La flottille Global Sumud a décrit sa nouvelle opération comme « la plus grande intervention humanitaire coordonnée de l'histoire en faveur de la Palestine », avec la mobilisation prévue de « milliers » de personnes « provenant de plus de 100 pays », selon un communiqué. « Nous embarquerons à partir de Barcelone (Espagne), de Tunis, de l'Italie et de nombreux autres ports que nous n'avons pas encore rendus publics », a indiqué l'activiste brésilien Thiago Avila.
Un convoi terrestre tentera aussi de gagner Gaza au départ d'un lieu non précisé, selon la Global Flotilla Sumud, qui mise sur la participation de « plus de 1.000 » médecins, infirmiers, opérateurs sanitaires, enseignants, ingénieurs ainsi que des « enquêteurs spécialisés dans les crimes de guerre et l'écocide ».
En image : Barrot reçu par Berry
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a été reçu en début d'après-midi par le chef du Parlement libanais, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, selon l'Agence nationale d'Information.
Négociations à Oman : une source iranienne met en garde contre la présence de « responsables militaires américains
Une source diplomatique iranienne a indiqué à Reuters que toute « présence de responsables du CENTCOM (Commandement central des États-Unis, Ndlr) ou de responsables militaires de pays de la région aux négociations pourrait compromettre le processus de discussions nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis » à Oman. L’Iran a précisé qu’il souhaitait que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l’émissaire américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff ne discutent que de la question nucléaire à Oman.
Négociations US/Iran : Araghchi et Bussaidi ont discuté « des conditions d'une reprise de négociations diplomatiques et techniques »
Le ministère omanais des Affaires étrangères a affirmé que les discussions avec l’Iran et les États-Unis ont porté sur la préparation des « conditions appropriées en vue de la reprise des négociations diplomatiques et techniques » entre les États-Unis et l’Iran, rapporte Reuters.
Le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Bussaidi, a rencontré dans la matinée son homologue iranien, Abbas Araghchi, avant de s’entretenir avec l'émissaire américain Steve Witkoff.
Malgré les « complexités », les dossiers judiciaires progressent entre le Liban et la Syrie, affirme le ministre syrien de la Justice
De son côté, le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais, a fait état depuis Beyrouth, après la signature de cet accord, de progrès dans le traitement de plusieurs dossiers judiciaires sensibles entre les deux pays, malgré « les complexités existantes ».
Il a notamment indiqué que « des mesures avaient été prises concernant le dossier des disparus ayant passé de longues périodes en détention » en Syrie. Il a encore précisé que « les autorités syriennes travaillent à l’élaboration d’un calendrier pour traiter le cas des détenus qui ne sont pas inclus dans l’accord actuel ». M. al-Wais a enfin estimé que les avancées réalisées constituent « une étape importante sur la voie de la justice ».
Signature de l'accord entre le Liban et la Syrie pour le transfert d’environ 300 détenus syriens vers Damas
Le vice-président du Conseil Tarek Mitri a annoncé aux côtés du ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais, depuis le Grand Sérail, que le Liban « a signé l'accord avec la Syrie pour le transfert des détenus syriens condamnés vers leur pays ».
Piloté depuis septembre par M. Mitri, ce dossier du transfert des détenus syriens a abouti à l’adoption d’un accord entre Beyrouth et Damas concernant le rapatriement des détenus condamnés au Liban vers leur pays de nationalité. Selon les termes du projet, approuvé par le gouvernement la semaine dernière, environ 300 détenus syriens pourraient être concernés, sur un total d’environ 2 250 Syriens actuellement incarcérés au Liban.
« Nous avons signé un accord avec la Syrie pour le transfert des prisonniers syriens condamnés vers leur pays », a déclaré M. Mitri, soulignant que « cet accord est le fruit d’efforts soutenus et l’expression d’une volonté politique commune affirmant que les relations libano-syriennes reposent sur la confiance et le respect mutuel ».
Négociations Iran/États-Unis : Witkoff et la délégation américaine se sont entretenus avec les médiateurs omanais
L'émissaire américain Steve Witkoff s'est entretenu avec le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Bussaidi, rapporte l'agence officielle iranienne IRNA.
Selon les informations de l'agence Associated Press, le convoi américain s'est rendu, à son arrivée à Mascate, dans un palais de la périphérie de la capitale, près de l'aéroport, où les négociations avaient déjà eu lieu entre Téhéran et Washington l'année dernière.
En image : arrivée au Grand Sérail du ministre syrien de la Justice, pour la signature d'un accord judiciaire avec le Liban
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais, est arrivé au Grand Sérail, à Beyrouth, pour la signature d'un accord judiciaire avec le Liban. Cet accord prévoit le transfert en Syrie de détenus syriens condamnés au Liban et détenus dans les prisons libanaises.
La Chine dit soutenir l'Iran dans la défense de ses intérêts et s'opposer à toute « intimidation »
La Chine a indiqué soutenir l'Iran dans la défense de ses « intérêts » et face à l' »intimidation », selon un communiqué publié par la diplomatie chinoise juste avant d'importants pourparlers entre Téhéran et Washington.
Pékin « soutient l'Iran dans la défense de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa dignité nationale ainsi que de ses droits et intérêts légitimes », a indiqué un vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu, lors d'une rencontre jeudi dans la capitale chinoise avec son homologue iranien Kazem Gharibabadi. « La Chine s'oppose à toute intimidation unilatérale ou recours à la force dans les relations internationales », a souligné M. Miao auprès de son interlocuteur iranien, qui lui a présenté la situation intérieure en Iran et celle du programme nucléaire de Téhéran, selon le communiqué chinois.
Début des pourparlers Iran/États-Unis à Oman, selon la télévision d'État iranienne
Les pourparlers portant sur le nucléaire ont débuté à Oman entre l'Iran et les États-Unis, selon la télévision d’Etat, citée par l’AFP. Pour rappel, la délégation iranienne est représentée par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, tandis que l'émissaire américain Steve Witkoff représente les États-Unis.
Liban-Sud : tirs d’artillerie israéliens et forte explosion entendue dans deux zones frontalières pendant la nuit
Dans la soirée de jeudi à vendredi, après 22 heures, des tirs d’artillerie israéliens ont visé les abords de la localité de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Par ailleurs, peu après 23 heures, une forte explosion a été entendue dans la localité de Adaissé (caza de Marjeyoun) et ses environs, sans que sa nature n’ait jusqu’à présent été identifiée, précise notre correspondant.
Par ailleurs, alors que le Premier ministre Nawaf Salam prévoit d’effectuer une tournée au Liban-Sud samedi, avec des étapes notamment à Tyr, Nabatiyé, Marjeyoun et Hasbaya, les habitants de la localité frontalière de Ramiyé (caza de Bint Jbeil) regrettent que leur village ne figure pas sur son itinéraire. « Face à la poursuite des agressions israéliennes contre leurs terres et leurs droits souverains », les habitants de Ramiyé ont dénoncé « l’absence de visite du président du Conseil des ministres dans leur village afin de constater sur le terrain les souffrances de ses habitants. » Ils ont dénoncé un « manquement manifeste aux responsabilités nationales » et une « négligence » à leur encontre.
L'Iran se défendra contre « toute exigence excessive ou tentative d’aventurisme » des États-Unis, dit Araghchi
« La République islamique utilise la diplomatie pour défendre les intérêts nationaux de l’Iran », a déclaré Abbas Araghchi lors de sa rencontre avec son homologue omanais. L'Iran est « prêt à défendre la souveraineté et la sécurité nationale du pays contre toute exigence excessive ou toute tentative d’aventurisme » des États-Unis, a ajouté le diplomate alors que le président américain Donald Trump n'écarte pas l'option militaire.
Araghchi s'entretient avec son homologue omanais avant les pourparlers sur le nucléaire
Abbas Araghchi s'est entretenu ce matin à Mascate avec son homologue du sultanat d'Oman, pays médiateur à des pourparlers centrés sur le nucléaire avec les Etats-Unis qui doivent débuter sous peu.
Abbas Araghchi et Badr el-Busaidi « ont discuté des sujets bilatéraux, régionaux et internationaux les plus importants », a rapporté l'agence de presse iranienne Mehr, citée par l'AFP, en publiant une photo des deux diplomates assis derrière une table sur laquelle des drapeaux de leurs pays respectifs étaient posés.
Oman avait déjà servi de médiateur entre l'Iran et les États-Unis pour des négociations sur le nucléaire au printemps 2025.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, attendu à Beyrouth
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est attendu à Beyrouth dans la journée pour une série d’entretiens avec des responsables politiques libanais. Cette visite s’inscrit dans le cadre de sa tournée régionale, qui a inclus au préalable la Syrie et l’Irak.
Il devrait s'entretenir avec le chef de l'État, Joseph Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre, Nawaf Salam, son homologue libanais, Joe Raggi, ainsi que le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, qui rentre de sa visite de trois jours à Washington.
La dernière visite de Jean-Noël Barrot au Liban remonte à décembre 2024, juste avant l'élection de Joseph Aoun à la présidence.
Retrouvez ici notre entretien avec le chef de la diplomatie française.
Signature prévue d'un accord sur le transfert en Syrie de détenus syriens condamnés et incarcérés au Liban
Le Liban et la Syrie doivent signer, à 11h, un accord portant sur le transfert en Syrie de détenus syriens qui ont été condamnés et sont incarcérés dans les prisons libanaises, a annoncé la présidence du Conseil des ministres libanais. Cet accord avait été approuvé la semaine dernière par le gouvernement, et est une demande de Damas dans le cadre des discussions menées entre les deux pays pour améliorer leurs relations. Il sera signé alors que les prisons libanaises sont surpeuplées.
La signature aura lieu au Grand Sérail à Beyrouth, en présence, côté libanais, du Premier ministre , Nawaf Salam, du vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri, en charge du dossier des relations syriennes, du ministre de la Justice, Adel Nassar. Le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais représentera la Syrie, accompagné d'une délégation officielle.
Iran : les États-Unis conseillent à leurs ressortissants de « quitter immédiatement le territoire »
Les États-Unis ont conseillé dans la nuit à leurs ressortissants de « quitter immédiatement le territoire », et de prévoir un « plan de départ qui ne repose pas sur l’assistance du gouvernement des États-Unis. » La raison donnée par l’ambassade « virtuelle » des U.S à Téhéran est que « des mesures de sécurité renforcées, des fermetures de routes, des perturbations des transports publics ainsi que des coupures d’internet sont en cours ». En outre, « le gouvernement iranien continue de restreindre l’accès aux réseaux de téléphonie » et les « compagnies aériennes continuent de limiter ou d’annuler les vols à destination et en provenance de l’Iran », arguent États-Unis.
Ce message fait suite à celui publié le 14 janvier, qui appelait déjà les ressortissants à « quitter immédiatement l’Iran. » Le président Donald Trump s’apprêtait alors à lancer une attaque- finalement retardée, voire annulée- contre l’Iran, sur fond de répression sanglante des manifestations ayant gagné la République islamique d’Iran fin 2025.
Les États-Unis ne disposent pas d’ambassade à Téhéran depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 1980. Les intérêts des États-Unis en Iran sont officiellement représentés par l’ambassade de Suisse à Téhéran.
États-Unis/Iran : l'Iran appelle au « respect mutuel » avant les pourparlers avec Washington, et dit « rester marqué par le souvenir de l’année passée »
Abbas Araghchi, a appelé peu avant le début des pourparlers au « respect mutuel ». « L'égalité, le respect mutuel et l'intérêt réciproque ne sont pas de vaines paroles, mais des conditions indispensables et les piliers d'un accord durable », a écrit dans un message en anglais sur X le diplomate.
« L’Iran s’engage sur la voie diplomatique en pleine lucidité, et marqué par le souvenir de l’année passée » a également écrit M. Araghchi. En juin 2025, alors que des pourparlers se tenaient entre les deux parties, et piétinaient, Israël a lancé une attaque massive sur l’Iran, déclenchant une guerre ayant duré douze jours et au cours de laquelle les États-Unis ont bombardé des sites nucléaires iraniens.
Retrouvez ici les dernières informations concernant le format de ces négociations.
États-Unis/Iran : Araghchi arrivé à Oman pour des pourparlers avec les Etats-Unis
Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé jeudi soir à Oman pour des pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis, a rapporté l'agence de presse officielle Irna, citée par l’AFP.
Abbas Araghchi « est arrivé à Mascate, la capitale d’Oman, pour participer à un nouveau cycle de discussions sur le nucléaire avec la délégation américaine », a précisé l'agence. Le ministre iranien doit y rencontrer l'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de la situation au Moyen-Orient. Nous y suivrons ce vendredi les pourparlers qui doivent se tenir à Mascate entre Téhéran et Washington, sur le sort du nucléaire iranien. Nous couvrirons également les frappes israéliennes qui se poursuivent sur le Liban-Sud et Gaza, malgré des accords de cessez-le-feu en vigueur, et les développements en Syrie et dans le reste de la région.
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