Le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, dans le cadre de la rencontre de solidarité avec l’Iran, a suscité les protestations de nombreuses parties libanaises, y compris des adversaires du parti, et même de personnalités plutôt neutres. Pour une grande partie des Libanais, ce discours a rappelé la décision prise par le Hezbollah d’ouvrir un front de soutien au Hamas, le 8 octobre 2023, qui a provoqué une série de revers et de développements dramatiques dont le Liban continue de subir les effets. Quelle mouche a donc piqué Naïm Kassem pour tenir de tels propos en ce moment précis ?
Des sources proches du Hezbollah révèlent à cet égard que Kassem ne pouvait pas prononcer un discours différent, puisqu’il était invité à parler dans le cadre d’une rencontre de soutien à l’Iran. Le parti se considère redevable envers le régime de Téhéran qui n’a cessé de le soutenir. Certes, la « résistance » libanaise contre Israël a commencé avant le Hezbollah, mais c’est depuis l’existence de ce dernier, sur une impulsion iranienne, qu’elle a pris cette ampleur. Comme l’avait déclaré Kassem dans son discours prononcé il y a quelques semaines, en hommage au chef iranien Kassem Soleimani (tué en janvier 2020 par les Américains), le Hezbollah doit beaucoup aux Iraniens « qui ont donné aux forces de la résistance dans la région sans contrepartie ». Ces milieux rappellent également que la République islamique représente actuellement une référence religieuse importante pour la communauté chiite au Liban et dans le monde.
Les sources proches du Hezbollah estiment que cet élan de solidarité ne doit pas induire en erreur les Libanais. Si on revient à ce qu’a effectivement dit le secrétaire général du Hezbollah dans ce discours, on constate qu’il n’a rien déclaré de plus que d’habitude, même si le ton était plus élevé. Il a précisé que, dans le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, le Hezbollah n’est pas neutre. Il s’agit là d’une position de principe, qui ne signifie pas que le Hezbollah compte lancer des attaques pour exprimer sa solidarité avec l’Iran. D’ailleurs, Kassem a déclaré à cet égard qu’il décidera « quand et comment » il agira si le besoin s’en fait sentir. Ce qui signifie en réalité qu’aucune décision concrète n’a encore été prise. Pour les sources proches du Hezbollah, celle-ci devrait dépendre des développements. Si le Hezbollah se sent menacé dans son identité, il pourrait participer à la confrontation en menant ce qu’il considérera comme une guerre existentielle, pas seulement pour lui, mais aussi pour de nombreux chiites dans le monde.
Sinon, toujours selon les sources précitées, le Hezbollah ne compterait pas intervenir militairement, et ce pour de nombreuses raisons. L’une d’entre elles, c’est que s’il peut lancer des missiles en direction d’Israël, en guise de soutien à l’Iran, il n’a pas la possibilité de mener une véritable guerre urbaine avec les Israéliens depuis que la zone au sud du Litani est devenue sous le contrôle de l’armée. Or, les confrontations sur le terrain sont son point fort, alors que sur le plan des missiles, les Israéliens ont plusieurs longueurs d’avance. Si des missiles envoyés par le Hezbollah tombent chez eux, les Israéliens pourraient riposter de façon violente en frappant tout le Liban et en particulier des zones plus ou moins épargnées jusque-là, ce que le Hezbollah, dans les circonstances actuelles, ne peut pas supporter.
Finalement, ce que ces mêmes sources ne disent pas mais laissent entendre, c’est qu’actuellement le Hezbollah est conscient du fait que sa principale force consiste dans son environnement populaire et dans le soutien qu’il lui porte. C’est grâce à cet environnement populaire que le parti de Dieu a pu faire face aux coups graves qui lui ont été portés et tenir encore debout. C’est aussi grâce à cet environnement qu’il continue à avoir sa place sur l’échiquier libanais en tant que représentant d’une composante importante. C’est d’ailleurs pourquoi il estime que s’il doit envisager le fait que ses armes sont appelées à disparaître, cela ne signifiera pas qu’il est fini.
Certes, une partie de sa base le presse d’agir militairement parce qu’elle en a assez d’être prise pour cible sans pouvoir riposter. Par conséquent, le Hezbollah multiplie les menaces verbales, mais il n’ignore pas qu’une autre partie non négligeable de sa base souffre des circonstances actuelles et pourrait ne pas supporter de nouveaux sacrifices. Entre ces deux tendances, le Hezbollah essaye de naviguer pour apaiser les frustrations faute de pouvoir les satisfaire. Aujourd’hui, dans ses réunions internes, le parti cherche les moyens de préserver sa base populaire, et par conséquent, ses priorités se résument ainsi : pas de conflit avec l’armée, pas de conflit avec Amal et pas d’affrontements internes. Et si cela passe par ne pas intervenir aux côtés de l’Iran, soit ! Au moins dans une première étape, car, en fin de compte, dans ce paysage flou, tous les scénarios restent possibles.



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Le hezbollah n'en fera rien car il n'en a jamais eu les moyens et encore moins aujourd'hui. Il a été, et l'est toujours, une pistache vide qui n'a jamais rien offert au pays autre que destructions, corruption et catastrophes en tout genre. Après ce discours irrespectueux envers le peuple Libanais il a donné le droit a toutes les autres partis du pays de s'en prendre a lui de toutes les manières possibles. Il faut commencer par exclure ses députés et ministres des plus hautes instances du pays, les arrêter et les traduire en justice pour haute trahison et incitation a la guerre civile.
08 h 49, le 29 janvier 2026