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Politique - Liban

Un proche du Hezbollah arrêté pour collaboration présumée avec Israël

Le suspect a été intercepté à l’aéroport de Beyrouth, alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Irak, selon une source judiciaire.

Un proche du Hezbollah arrêté pour collaboration présumée avec Israël

Un combattant du Hezbollah montant la garde lors d'une cérémonie organisée en mémoire de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 8 juillet 2026. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Un proche de responsables et membres du Hezbollah, F.K., a fait l’objet, mercredi, d’un mandat d’arrêt délivré par la première juge d’instruction militaire, Ghada Abou Alwane, pour collaboration avec Israël. Selon nos informations, la magistrate, qui a pris cette mesure après avoir interrogé le détenu, attend des pièces à conviction afin de poursuivre ses investigations. Il s’agit notamment du résultat de l’analyse du téléphone portable du détenu, qui avait été effectuée à la demande du parquet de cassation. Celui-ci avait déféré F.K., la semaine dernière, devant le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire, Claude Ghanem, qui a engagé des poursuites à son encontre, et transféré le dossier, à son tour, à la juge Abou Alwane.

Alors que plusieurs dirigeants du parti chiite ont été assassinés depuis le début de la guerre avec Israël, cette arrestation alimente les interrogations de certains observateurs quant à l’existence d’éventuelles failles dans l’entourage du Hezbollah, susceptibles d’avoir compromis sa sécurité.

F.K. a été intercepté à l’aéroport de Beyrouth par la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Irak, indique une source judiciaire à L’Orient-Le Jour. L’enquête a révélé qu’il est le cousin germain de la veuve d’Ibrahim Akil, ancien commandant de la Force al-Radwan, tué par Israël lors d’une frappe aérienne dans la banlieue sud de Beyrouth, en septembre 2024. Selon la source précitée, F.K. était en relation depuis environ quatre ans avec ses recruteurs israéliens, avec lesquels il communiquait principalement via Skype et Instagram. Ses employeurs lui auraient demandé de se rapprocher de sa cousine afin d’obtenir des informations sur les déplacements et les activités d’Ibrahim Akil. Il n’aurait toutefois pas été en mesure de mener cette mission à bien, les hauts responsables du Hezbollah faisant l’objet de mesures de sécurité particulièrement strictes.

Toujours selon la même source, F.K. aurait été chargé de surveiller trois autres hauts responsables du Hezbollah, ainsi que plusieurs établissements hospitaliers. Il aurait notamment photographié l’hôpital al-Rassoul al-Aazam (banlieue sud), et surveillé les mouvements d’entrée et de sortie autour du service de néphrologie de l’Hôpital américain de Beyrouth (AUH), où un cadre du parti chiite aurait vraisemblablement été soigné.

En outre, le détenu aurait été chargé de scruter les abords d’Abra, à proximité d’un barrage militaire installé à Saïda. Selon ses déclarations lors de son interrogatoire devant le parquet, F.K. aurait perçu des sommes comprises entre 800 et 1 000 dollars pour chacune de ses missions. Des montants considérés comme particulièrement faibles au regard de la nature des informations recherchées, de la sensibilité des cibles surveillées et des risques encourus dans le cadre de ces activités présumées.


Un proche de responsables et membres du Hezbollah, F.K., a fait l’objet, mercredi, d’un mandat d’arrêt délivré par la première juge d’instruction militaire, Ghada Abou Alwane, pour collaboration avec Israël. Selon nos informations, la magistrate, qui a pris cette mesure après avoir interrogé le détenu, attend des pièces à conviction afin de poursuivre ses investigations. Il s’agit notamment du résultat de l’analyse du téléphone portable du détenu, qui avait été effectuée à la demande du parquet de cassation. Celui-ci avait déféré F.K., la semaine dernière, devant le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire, Claude Ghanem, qui a engagé des poursuites à son encontre, et transféré le dossier, à son tour, à la juge Abou Alwane.Alors que plusieurs dirigeants du parti chiite ont été...
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