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Politique - Dans La Presse

Berry : Les Saoudiens insistent sur la nécessité que la prise de décision revienne à l’État libanais

Décaler les législatives jusqu'en juillet « ne serait pas un report », selon le président du Parlement.

Berry : Les Saoudiens insistent sur la nécessité que la prise de décision revienne à l’État libanais

Le président du Parlement, Nabih Berry lors d'une séance parlementaire, le 21 octobre 2025. Photo d'archives Hassan Ibrahim

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé que Riyad tient à ce que la prise de décision au Liban « revienne à l’État », alors que la communauté internationale presse les autorités à désarmer le Hezbollah conformément au plan de l'armée libanaise pour débloquer une aide financière au pays du Cèdre.

« Les Saoudiens insistent sur la nécessité que la prise de décision revienne à l’État libanais, c’est-à-dire l’application du discours d’investiture (du président Joseph Aoun) et de la déclaration ministérielle, et nous sommes en faveur de leur mise en œuvre », a affirmé le chef du Législatif à Asas media. Ce dernier a dans ce cadre qualifié sa rencontre avec le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane, de « très bonne et positive ».

Au terme de la tournée de M. ben Farhane au Liban, accompagné par l'envoyé français Jean-Yves Le Drian, la conférence internationale de soutien à l'armée libanaise a été fixée au 5 mars à Paris, alors que la troupe a achevé la première phase de démantèlement des armes du Hezbollah au sud du Litani plus d'un an après la fin de la guerre avec Israël. L'armée doit mettre en oeuvre la deuxième phase de son plan prévoyant le désarmement du parti chiite au nord du Litani, chose que le Hezbollah refuse tant qu'Israël occupe plusieurs points au Liban-Sud et poursuit ses attaques quotidiennes.

M. Berry a également affirmé avoir été informé « des efforts (saoudiens) entrepris à travers des démarches avec le Qatar et Oman auprès des États-Unis afin d’éviter la guerre » contre l'Iran. Il a aussi indiqué que « toute la région vit un état d’instabilité ». Après la flambée de menaces américaines d’une action militaire contre la République islamique la semaine dernière, un calme précaire s’est installé au Moyen-Orient, marqué par l'intervention des pays du Golfe, notamment de l'Arabie saoudite, pour éviter des frappes américaines. La perspective d'une attaque américaine contre le régime n'est toutefois pas complètement écartée, alors que les manifestations en Iran se sont taries.

Quant à l’impact sur le Liban d’une confrontation américano-iranienne ou d’éventuelles négociations entre les deux pays, Nabih Berry a indiqué qu'il y « a zéro résultat à ce niveau. Quoi qu’il arrive (au niveau régional), rien ne peut se faire au Liban sans consensus ».

Israël « ne veut pas appliquer » l'accord de cessez-le-feu

Dans ce cadre, le président du Parlement a dénoncé le fait qu'Israël « ne veut pas appliquer l’accord du 27 novembre 2024 sur la cessation des hostilités, bien que celui-ci a été conclu avec les Américains, les Français et les Nations unies ».

Abordant le dossier des législatives, prévues en mai, M. Berry a indiqué que rien ne s’oppose à leur tenue. Alors que le scrutin pourrait être reporté de deux mois sur fond de désaccord politique sur le vote de la diaspora, M. Berry a estimé que « ce ne serait pas un report ».

Les modalités du vote de la diaspora continuent de faire débat au Liban. On ignore encore si les expatriés devront voter uniquement pour six sièges qui leur sont réservés par l’article 112 de la loi électorale (44/2017), ou s’ils pourront exprimer leur suffrage pour l’ensemble des 128 députés, comme lors des scrutins précédents. Les Forces libanaises et leurs alliés plaident pour la suspension de l’article 112, afin de permettre aux Libanais de l’étranger de voter pour les candidats dans les 128 circonscriptions de la métropole, plutôt que de se limiter à six sièges. Le débat n’est pas tranché : Nabih Berry, et son allié le Hezbollah soutiennent le maintien de l’option des six sièges dédiés à la diaspora. Début janvier, le président Joseph Aoun avait évoqué un éventuel report « technique » des législatives qui permettrait aux Libanais de l’étranger de venir participer à l’élection des 128 députés.

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé que Riyad tient à ce que la prise de décision au Liban « revienne à l’État », alors que la communauté internationale presse les autorités à désarmer le Hezbollah conformément au plan de l'armée libanaise pour débloquer une aide financière au pays du Cèdre.« Les Saoudiens insistent sur la nécessité que la prise de décision revienne à l’État libanais, c’est-à-dire l’application du discours d’investiture (du président Joseph Aoun) et de la déclaration ministérielle, et nous sommes en faveur de leur mise en œuvre », a affirmé le chef du Législatif à Asas media. Ce dernier a dans ce cadre qualifié sa rencontre avec le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane, de « très bonne et positive ».Au terme de la...
commentaires (6)

Les Saoudiens ont compris que le Liban a besoin d’être souverain et toujours pas Berry et ses amis. C'est la l'ironie et le drame de la situation.

Pierre Christo Hadjigeorgiou

08 h 41, le 22 janvier 2026

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Commentaires (6)

  • Les Saoudiens ont compris que le Liban a besoin d’être souverain et toujours pas Berry et ses amis. C'est la l'ironie et le drame de la situation.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    08 h 41, le 22 janvier 2026

  • Rien ne peut se faire au Liban sans CONSENSUS nous dit Berry. Il a raison. Est-ce a dire que ca doit rester comme ca ? Quand le consensus depend de centaines de COQS, gouvernement et parlement + partis, puis reference a l,etranger pour accord IMPOSE, ce n,est plus un accord libanais. PEUR et DOUTE entre les Communautes. Le pays est alors ingouvernable dans le propre sens du mot. Un TRIUMVIRAT au SOMMET ? Les trois Presidences a tour de role ? Rien ne marcherait. Le consensus etant toujours la. Chacun chez soi et tous ensemble ? CANTONS a la Suisse ou DIVORCE ? JE TE PLAINS MON CHER LIBAN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 10, le 21 janvier 2026

  • On peut noter que berry déclare ouvertement qu’il est pour l’application du discours d’investiture du président et ce n’est pas peu ! Les évènements montrent que les grands décideurs font confiance quelque part à notre immortel berry. Et comme on ne donne rien pour rien, on pourrait supposer que malgré certaines positions, il est entièrement d’accord pour la remise totale des armes illégales et ainsi prendre seul le leadership de sa communauté. Pas bête le berry.

    NG

    05 h 51, le 21 janvier 2026

  • Autrement dit, pas de remise des armes, pas d’aides pour la reconstruction des maisons des partisans que ce parti a sciemment détruites. Est ce claire où veulent ils un dessin?

    Sissi zayyat

    18 h 20, le 20 janvier 2026

  • Consensus avec qui ? Ceux qui unilatéralement ont decidé de déclencher un front de soutien qui a demoli une énorme partie du pays ? N'importe quoi ...

    Remy Martin

    14 h 42, le 20 janvier 2026

  • Il doit traduire tout ce qu’on lui dit et même la loi à travers son prisme mafieux, au service de son grand frère iranien …

    Zeidan

    13 h 36, le 20 janvier 2026

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