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Politique - Liban

La conférence internationale de soutien à l'armée libanaise fixée au 5 mars à Paris

L'annonce a été faite en pleine tournée à Beyrouth de l'envoyé français Jean-Yves Le Drian et du conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane.

La conférence internationale de soutien à l'armée libanaise fixée au 5 mars à Paris

Le président libanais, Joseph Aoun, présidant une réunion de représentants des pays du Quintette, à Baabda, le 14 janvier 2026. Photo X / @LBPresidency

La conférence internationale de soutien à l'armée libanaise sera organisée le 5 mars à Paris, a annoncé la présidence, à l'issue d'une réunion à Baabda avec des ambassadeurs et émissaires du Quintette, dont l'envoyé français Jean-Yves Le Drian et le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane.

Sur X, le palais présidentiel a annoncé que les participants conviés à Baabda et représentant les cinq pays du Quintette (France, Arabie saoudite, Egypte, Qatar, États-Unis) « ont discuté des préparatifs en cours pour la tenue d'une conférence en soutien à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure ». « Il a été décidé que cette conférence se tiendrait à Paris le 5 mars prochain et qu'elle serait inaugurée par le président français Emmanuel Macron », est-il ajouté.

Réunion à Doha et visite de de Lajugie

Outre MM. Le Drian et ben Farhane, ont assisté à la réunion de Baabda : l'ambassadeur américain Michel Issa, l'assistant du ministre des Affaires étrangères du Qatar Mohammed ben Abdelaziz Al Thani et les ambassadeurs d'Arabie saoudite, Walid Boukhari, de France, Hervé Magro, du Qatar, Saoud ben Abdelrahmane Al Thani, et d'Égypte, Alaa Moussa. Les ambassadeurs du Quintette se sont ensuite réunis à la Résidence des Pins. Ils pourraient tenir une réunion à Doha (ou dans un autre lieu) avant la conférence de Paris, selon une source informée. En outre, le représentant d'Emmanuel Macron pour les réformes au Liban, Jacques de Lajugie, pourrait s’entretenir avec des responsables à Beyrouth dans les deux prochaines semaines.

Beyrouth réclame plus d'aides financières et matérielles pour l'armée libanaise, afin de lui permettre de finaliser son déploiement dans le Sud, où elle a commencé à se mobiliser depuis l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et a démantelé l'arsenal du Hezbollah, qui y était prépondérant. Le parti chiite pro-iranien, qui rejette de désarmer au-delà de la zone au sud du Litani, estime que l'institution militaire n'est pas à même de lutter, en l'état, contre Israël. La troupe doit également renforcer ses positions le long de la frontière, très poreuse, avec la Syrie. Lors de l'annonce de la fin de la première phase de désarmement des groupes armés au sud du fleuve, Joseph Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le Premier ministre, Nawaf Salam, avaient tous réclamé plus d'aides de la part de la communauté internationale.

Cette levée de fonds en faveur de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure (FSI) sera la première depuis la conférence organisée à Paris en octobre 2024, en pleine guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, au cours de laquelle près d’un milliard d’euros avaient été mobilisés. Selon nos informations, la participation de plusieurs pays européens a d'ores et déjà été confirmée.

Les tournées de Le Drian et ben Farhane

Après la réunion de Baabda, l'émissaire français a effectué une tournée auprès des responsables libanais. Il s'est notamment entretenu avec le président de la Chambre, Nabih Berry, qui a réaffirmé que « le Liban a respecté et continue de respecter la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l'ONU, ndlr) ainsi que l’accord de novembre 2024 », soulignant qu’« il n’est pas acceptable qu’Israël poursuive ses attaques contre le Liban, ses violations quotidiennes de la souveraineté libanaise et continue d'occuper des parties du territoire libanais ». Le diplomate a, selon nos informations, insisté sur l'importance, aux yeux de Paris, de voir le Parlement voter la loi dite du « trou financier ».

Au Sérail, l'émissaire français a évoqué avec Nawaf Salam, outre la conférence de soutien à l'armée, le bilan de l'action du gouvernement près d'un an après sa formation. « Les Français sont satisfaits de l'action de l'équipe ministérielle, notamment après la fin de la première phase du plan du désarmement. Ils sont donc en train de pousser pour plus d'aide en faveur du Liban », confie une source du Sérail à L'Orient-Le Jour. « La communauté internationale salue également l'adoption de la loi sur le trou financier et se félicite du travail sérieux du gouvernement sur ce plan », ajoute la source, affirmant que les discussions avec M. Le Drian ont également abordé la question des législatives. « Nous avons assuré que le scrutin se tiendra dans les délais », affirme cette source, reconnaissant toutefois que « personne ne s'oppose à un report technique de quelques mois ». Mercredi après-midi, le diplomate français ainsi que le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, et des ambassadeurs du Quintette se sont entretenus avec le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal. Selon l'ANI, les discussions ont porté sur l’évolution de la situation au Liban et sur les préparatifs en cours pour la tenue de la conférence de soutien à l’armée.

Yazid ben Farhane s'est lui entretenu avec les députés sunnites Achraf Rifi (Tripoli) et Fouad Makhzoumi (Beyrouth). Avec ce dernier, il a discuté, selon nos informations, du processus de désarmement du Hezbollah, ainsi que des réformes économiques exigées par les donateurs.

Un « test » pour l'État, le Hezbollah et l'armée

Commentant l'annonce de la conférence à l'issue d'une réunion avec le chef de l'Etat, le chef du parti Kataëb et député Samy Gemayel, notoirement opposé au Hezbollah, a estimé que des aides à l'armée « l'aideront à renforcer ses capacités », alors que le désarmement au nord du Litani doit selon lui constituer un « test important ». Ce test sera posé à l'Etat et au Hezbollah, en terme de coopération avec les autorités, mais également pour la troupe « afin d'évaluer la rapidité avec laquelle elle peut récupérer les armes », selon un message de la présidence sur X.

Dans certains milieux diplomatiques, on confie à L'OLJ que la tenue de la conférence de soutien à l'armée est une conséquence directe des efforts de la troupe, qui a finalisé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah. Ces milieux laissent entendre que Riyad a vu d'un bon oeil les derniers développement sur la scène libanaise. « Les Français entretiennent une très bonne relation avec les Saoudiens. Et c'est eux qui ont fini par les convaincre de se joindre à la partie », estime une figure libanaise proche des cercles saoudiens

La conférence internationale de soutien à l'armée libanaise sera organisée le 5 mars à Paris, a annoncé la présidence, à l'issue d'une réunion à Baabda avec des ambassadeurs et émissaires du Quintette, dont l'envoyé français Jean-Yves Le Drian et le conseiller du ministre saoudien des Affaires étrangères, Yazid ben Farhane.Sur X, le palais présidentiel a annoncé que les participants conviés à Baabda et représentant les cinq pays du Quintette (France, Arabie saoudite, Egypte, Qatar, États-Unis) « ont discuté des préparatifs en cours pour la tenue d'une conférence en soutien à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure ». « Il a été décidé que cette conférence se tiendrait à Paris le 5 mars prochain et qu'elle serait inaugurée par le président français...
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Pourquoi l’espace des commentaires n’est pas ouvert sur l’article concernant M. Raggi? Il serait appréciable qu’on puisse répondre aux fossoyeurs de notre pays qui se sentent offensés par les propos de Notre ministre qui défend notre dignité en le traitant d’insolent alors que l’insolence est leur marque de fabrique et appellation protégée.

Sissi zayyat

11 h 56, le 14 janvier 2026

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  • Pourquoi l’espace des commentaires n’est pas ouvert sur l’article concernant M. Raggi? Il serait appréciable qu’on puisse répondre aux fossoyeurs de notre pays qui se sentent offensés par les propos de Notre ministre qui défend notre dignité en le traitant d’insolent alors que l’insolence est leur marque de fabrique et appellation protégée.

    Sissi zayyat

    11 h 56, le 14 janvier 2026

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