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Nos lecteurs ont la parole

Péché ou bien péché mignon ?

Je viens ajouter mon grain de sel concernant l’affaire du Padre Guilherme, ce prêtre catholique portugais, devenu une icône mondiale pour son mélange unique de musique techno, électronique et de spiritualité. Je sais bien qu’il s’agit d’une question délicate qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps sur les réseaux sociaux.

Certaines opinions étaient pertinentes, d’autres un peu moins. La mienne est quelque peu différente de ce qui a été dit jusqu’à présent.

Sans prétendre être un théologien de premier ordre, j’aimerais donner mon point de vue à ce propos, tout en étant ouvert à toute discussion, proposition ou même avis contraire convaincant.

Je pense qu’on doit aborder ce dossier d’un point de vue purement théologique et plus spécifiquement à travers le prisme de l’inculturation – dans la perspective de l’insertion du message chrétien dans une culture différente. En d’autres termes, une intégration de la foi chrétienne dans une culture divergente, visant à ramener l’autre différent culturellement à la doctrine chrétienne, à sa foi, à ses préceptes et à ses croyances.

Insertion et intégration donc, par tous les moyens disponibles sauf par le péché naturellement, cela va sans dire.

Le texte de la Bible qui illustre au mieux ce concept théologique de l’inculturation se trouve dans le chapitre 17, versets 16-34 des Actes des Apôtres. Ce chapitre qui relate le séjour de saint Paul à Athènes, où il a profité (non pas dans le sens péjoratif du terme), en usant de beaucoup de psychologie, de l’autel dédié au « Dieu inconnu » pour leur annoncer que ce Dieu qu’ils vénéraient, sans le connaître, existe en Jésus-Christ.

L’Apôtre des nations a donc saisi cette opportunité pour présenter le Dieu unique, créateur de tout, proche de notre nature humaine et qui appelle les hommes au repentir, contrastant avec les idoles matérielles symptomatiques de l’époque et du lieu.

Si donc le Padre Guilherme utilise la musique, les boîtes de nuit, les effets de lumière et son talent de disc-jockey pour ramener les jeunes à la foi, sans adopter le péché, ni l’utiliser ni sombrer dans ses méandres, pourquoi pas !

Après tout, quel mal y a-t-il d’aller passer une bonne soirée dansante en bonne compagnie dans une discothèque, tant que les choses se font dans la décence et la dignité ?

Je doute que ça puisse représenter une transgression des lois divines.

Cela me rappelle ici un livre intéressant écrit également par un homme de religion, le père jésuite Henri Boulad, et qui s’intitule Jésus en blue jeans.

Michel Antoine AZAR

Avocat à la cour

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Je viens ajouter mon grain de sel concernant l’affaire du Padre Guilherme, ce prêtre catholique portugais, devenu une icône mondiale pour son mélange unique de musique techno, électronique et de spiritualité. Je sais bien qu’il s’agit d’une question délicate qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps sur les réseaux sociaux. Certaines opinions étaient pertinentes, d’autres un peu moins. La mienne est quelque peu différente de ce qui a été dit jusqu’à présent. Sans prétendre être un théologien de premier ordre, j’aimerais donner mon point de vue à ce propos, tout en étant ouvert à toute discussion, proposition ou même avis contraire convaincant.Je pense qu’on doit aborder ce dossier d’un point de vue purement théologique et plus spécifiquement à travers le prisme de l’inculturation...
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