Le chef de l'État libanais Joseph Aoun recevant le commandant en chef de l’armée libanaise le général Rodolphe Haykal et plusieurs hauts gradés, au palais de Baabda, le 20 décembre 2025. Photo X/@LBpresidency
Le président de la République Joseph Aoun a affirmé lundi, au cours d'une rencontre avec le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, que « l’histoire a prouvé que l’armée libanaise a sauvé le Liban à plusieurs reprises, et l’avenir démontrera qu’elle est l’unique sauveur du pays ». Il a ajouté que la troupe « est la seule institution qui œuvre pour l'intérêt national, loin de toute considération politique, partisane ou confessionnelle », a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Ces propos du chef de l’État semblent répondre à ceux tenus la veille par le chef du Hezbollah Naïm Kassem, qui avait affirmé dimanche que son parti a « sauvé tout le Liban, pas seulement le Sud », et qu'il « restera fort et un défenseur courageux du pays, quelles que soient les difficultés et les sacrifices. » L'armée israélienne s'était retirée unilatéralement du Liban-Sud en 2000 après 18 ans d'occupation, suite à une guérilla menée par le parti pro-iranien, créé dans la foulée de l'invasion du Liban en 1982.
« Vous accomplissez vos missions avec excellence sur l’ensemble du territoire, en toute loyauté et coordination avec les services de sécurité. La preuve en est visible avec les réalisations de l’armée dans le Sud, où l’institution militaire a donné 12 martyrs tombés dans l’exercice de leurs fonctions », a encore avancé Joseph Aoun devant le général Haykal. La troupe, rappelle-t-on, est tenue de procéder au désarmement du Hezbollah conformément à la décision ministérielle prise début août. Elle doit avoir achevé le démantèlement des infrastructures du parti au sud du Litani cette semaine, selon le plan présenté le 5 septembre au gouvernement.
Malgré les réticences du Hezbollah, l'État libanais a entamé depuis début décembre des discussions directes avec l’État hébreu dans le cadre du Comité de supervision du cessez-le-feu, dit « Mécanisme ». Le chef de l’État a rencontré lundi l'ancien ambassadeur Simon Karam, représentant civil libanais au sein de cette instance, avant une nouvelle réunion du Comité le 7 janvier.
Il s'agira de la troisième réunion du « Mécanisme » dans sa nouvelle forme et la 16e depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Liban et Israël fin novembre 2024. Lors de la précédente réunion tenue le 19 décembre, les participants civils ont discuté des « conditions permettant aux habitants de retourner chez eux en toute sécurité, la poursuite de la reconstruction et la réponse aux priorités économiques. »
Le ministre de la Défense Michel Menassa a également reçu lundi le général Haykal et évoqué avec lui « les défis » auxquels est confrontée la troupe. Le ministre s'est aussi entretenu avec l'ambassadeur d'Iran Mojtaba Amani. Les discussions ont porté sur « les relations bilatérales dans un esprit soulignant l’importance de la stabilité et du renforcement des canaux de communication diplomatique ». Le commandant en chef de l'armée s'est lui aussi entretenu dans la journée avec M. Amani.



A qui répètent-il ce message notre président? Parce que nous, nous sommes au courant depuis longtemps et attendons de notre armée de nous protéger sans l’aide des étrangers sur notre sol une fois qu’ils sont tous désarmés et les non résidants rapatriés de force. Qui empêche alors notre armée d’accomplir sa noble mission pour laquelle elle est formée et armée? Mais surtout pour quelle raison? Qu’on lui donne l’ordre de sévir et on verra qui de ces vendus pourrait lui résister alors que leurs armes sont offertes par un pays étranger pour nous asservir ou nous tuer.
16 h 50, le 30 décembre 2025