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Moyen-Orient - Syrie

Des tirs de mortier des forces kurdes à Alep font deux morts et plusieurs blessés, selon SANA

Le chef de la diplomatie turque en visite à Damas met la pression sur les Kurdes syriens.

Des membres de l’armée syrienne participent à un défilé militaire pour commémorer le premier anniversaire de la chute de Bachar el-Assad, à Alep, en Syrie, le 8 décembre 2025. REUTERS/Mahmoud Hassano

Alors que le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, en visite à Damas, exhortait lundi les forces kurdes syriennes à rejoindre l’armée nationale et à ne pas constituer un « obstacle à la stabilité du pays », des combats entre forces kurdes et forces gouvernementales syriennes ont éclaté dans les quartiers à majorité kurde de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie.

« Deux civils ont été tués et huit autres blessés à la suite des bombardements des FDS dans les quartiers de la ville d’Alep aujourd’hui », a annoncé le bureau de presse de la direction de la santé d’Alep cité par l'agence syrienne SANA. Selon le ministère de la Défense, les FDS ont attaqué des forces gouvernementales au niveau de postes de contrôle dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, tenus par des unités kurdes locales liées aux FDS et à leurs forces de sécurité, les Assayich. Les FDS ont de leur côté rejeté la responsabilité sur des « factions affiliées au gouvernement ». Ils ont fait état de deux blessés parmi les forces de sécurité kurdes et de cinq civils blessés, ajoutant que l'attaque de « mortiers et d'armes lourdes » se poursuivait.

Des affrontements meurtriers avaient déjà éclaté début octobre dans la deuxième ville syrienne entre les deux parties, avant la conclusion d'un cessez-le-feu. Depuis la chute en décembre 2024 de l'ex-président Bachar el-Assad, renversé par l'ancien jihadiste Ahmad el-Chareh, devenu chef de l'Etat intérimaire, Alep est passé sous le contrôle des nouvelles autorités syriennes. Mais les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh sont restés sous le contrôle d'unité kurdes, malgré un accord de retrait conclu en avril. Les FDS sont le bras armé de l'administration kurde qui contrôle des zones du nord et du nord-est syrien. Elles ont conclu en mars avec les autorités de Damas un accord d'intégration dans un délai d'un an de leurs institutions civiles et militaires dans les institutions nationales, mais les négociations piétinent.

« Que les FDS s'intègrent dans l'administration syrienne »

Lundi également ors d'une conférence de presse avec son homologue syrien, M. Fidan a déclaré qu'il « est important que les FDS s'intègrent dans l'administration syrienne par le dialogue et la réconciliation, de manière transparente, et qu'elles n'agissent plus comme un obstacle à l'intégrité territoriale syrienne et à la stabilité à long terme ». Damas et les FDS, bras armé de l'administration kurde dans le nord-est de la Syrie, ont conclu le 10 mars un accord prévoyant l'intégration des forces à majorité kurde dans l'armée et les institutions syriennes dans un délai d'un an, mais les négociations patinent.

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad el-Chaïbani a annoncé de son côté que ses services avaient reçu une réponse des FDS sur une proposition d'intégration dans l'armée syrienne. « Nous étudions cette réponse et la façon dont elle va dans le sens de l'intérêt national et d'un territoire syrien unifié », a-t-il dit.

Hakan Fidan, proche des nouveaux dirigeants syriens, avait mis en garde la semaine dernière les FDS contre tout nouveau report de leur intégration dans l'armée syrienne, et prévenu que les partenaires de l'accord « perdaient patience ».

La Turquie partage 900 km de frontière avec la Syrie et a lancé entre 2016 et 2019 trois offensives dans le nord du pays contre les combattants kurdes syriens et le groupe jihadiste État islamique. La permanence des combattants kurdes des FDS à sa frontière est considérée comme une menace par Ankara. Les Kurdes, importante minorité ethnique, contrôlent de vastes étendues du nord-est de la Syrie riches en pétrole et en blé.

Depuis la chute de l'ex-président Bachar el-Assad, la Turquie entretient de bonnes relations avec Damas. Cette visite du chef de la diplomatie turque, accompagné du ministre de la Défense Yasar Güler, visait selon Ankara à faire « une évaluation générale » des relations entre les deux pays.

La stabilité en Syrie est importante pour celle de la Turquie, a fait valoir M. Fidan, qui a également rencontré le président syrien. Lors de leurs discussions, les responsables turcs et syriens ont également évoqué « la lutte contre le terrorisme » et la résurgence du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

Alors que le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, en visite à Damas, exhortait lundi les forces kurdes syriennes à rejoindre l’armée nationale et à ne pas constituer un « obstacle à la stabilité du pays », des combats entre forces kurdes et forces gouvernementales syriennes ont éclaté dans les quartiers à majorité kurde de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie.« Deux civils ont été tués et huit autres blessés à la suite des bombardements des FDS dans les quartiers de la ville d’Alep aujourd’hui », a annoncé le bureau de presse de la direction de la santé d’Alep cité par l'agence syrienne SANA. Selon le ministère de la Défense, les FDS ont attaqué des forces gouvernementales au niveau de postes de contrôle dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, tenus par des unités kurdes...
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