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Politique - Dans La Presse

Damas affirme qu’il n’y a plus de prisonniers libanais en Syrie

Une délégation libanaise devait se rendre mercredi à Damas pour discuter d’un projet d’accord visant le transfert des détenus syriens incarcérés au Liban.

Damas affirme qu’il n’y a plus de prisonniers libanais en Syrie

Le ministre syrien de la Justice, Mazhar Abdel-Rahmane al-Oueis. Photo Sana

Le ministre syrien de la Justice, Mazhar Abdel-Rahmane al-Oueis, a déclaré mardi soir qu’« il n’y a plus de prisonniers libanais en Syrie » et que « les contacts se poursuivent de manière positive avec Beyrouth au sujet des Syriens détenus au Liban », selon des propos tenus lors d'un entretien à la chaîne al-Arabiya repris le jour même par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ces déclarations interviennent alors qu’une délégation judiciaire libanaise devait se rendre mercredi à Damas pour discuter d’un projet d’accord permettant le transfert vers la Syrie des détenus et condamnés syriens incarcérés dans les prisons libanaises, selon l’agence al-Markaziya. Samedi, le Premier ministre, Nawaf Salam, s’était entretenu avec le président syrien Ahmad el-Chareh, en marge du Forum diplomatique de Doha, évoquant « l’ouverture d’une nouvelle page » entre les deux pays. Le 20 novembre, le vice-Premier ministre Tarek Mitri avait également rencontré le chef de l’État syrien pour aborder les dossiers sensibles entre Beyrouth et Damas.

Ces derniers mois, les délégations syriennes et libanaises se sont rencontrées à plusieurs reprises afin d’avancer sur plusieurs dossiers, au premier rang desquels celui des détenus syriens au Liban. Cette question est revenue en force sur le devant de la scène depuis l'arrivée au pouvoir à Damas en décembre 2024 d’une coalition rebelle menée par des islamistes. 2 400 prisonniers syriens, soit 30 % du nombre total des détenus, sont incarcérés au Liban, avait déclaré le ministre libanais de l'Intérieur Ahmad Hajjar en août. Les détenus syriens au Liban se répartissent en trois catégories : les condamnés pour délits, pour crimes et ceux qui n’ont pas encore été jugés. La Syrie réclame leur rapatriement pour qu’ils soient jugés ou purgent leurs peines sur son territoire.

Dans son interview, le ministre syrien est par ailleurs revenu sur les violences qui ont frappé le littoral syrien, bastion alaouite. Cette communauté, issue d’une branche du chiisme et dont est issu l’ancien président Bachar el-Assad, est prise pour cible depuis la chute de son régime. Les massacres de la côte en mars, avaient fait au moins 1 426 morts, pour la plupart des civils, selon la commission nationale d’enquête créée dans la foulée, et près de 1 700 selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), en écrasante majorité des alaouites. Dans ce contexte, M. al-Oueis a affirmé que « les autorités syriennes ont facilité le travail de la commission internationale concernant les événements de la côte », rappelant que des procès publics ont eu lieu et que « de vastes enquêtes sont en cours contre de nombreux auteurs de crimes de guerre ». Il a également ajouté que « nous ne voulons pas d’une justice précipitée ou sélective, le processus de justice transitionnelle ne vise aucune catégorie en particulier » a déclaré le ministre.

Mazhar al-Oueis a également insisté sur le fait que la justice syrienne « est indépendante et ne permet aucune ingérence dans son travail ». Il a affirmé que son ministère est « déterminé à poursuivre toute personne qui commet des violations à l’encontre d’un citoyen syrien », ajoutant que « le président Ahmad el-Chareh est le principal garant de l’indépendance de la justice ». Selon lui, « un processus d’enquête est en cours pour organiser des procès publics » dans le pays.

Revenant sur les affrontements communautaires qui avaient eu lieu le 23 novembre opposant des membres armés de la tribu sunnite Bani Khalid vers les quartiers alaouites de la région multiconfessionnelle de Homs, plongée dans l’une des plus graves crises sécuritaires, le ministre syrien a affirmé que les autorités syriennes ont « agi avec fermeté face aux incidents de Homs pour préserver la paix civile. » Il a également annoncé l’arrestation de dizaines de personnes accusées d’alimenter les tensions confessionnelles dans le pays, soulignant que « toute personne qui promeut un discours sectaire s’expose à des poursuites ». Le ministre a enfin indiqué qu’« environ 250 000 Syriens sont portés disparus entre 2011 et 2024 », ajoutant que Damas « coordonne avec l’Autorité nationale pour les personnes disparues ».

Le ministre syrien de la Justice, Mazhar Abdel-Rahmane al-Oueis, a déclaré mardi soir qu’« il n’y a plus de prisonniers libanais en Syrie » et que « les contacts se poursuivent de manière positive avec Beyrouth au sujet des Syriens détenus au Liban », selon des propos tenus lors d'un entretien à la chaîne al-Arabiya repris le jour même par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).Ces déclarations interviennent alors qu’une délégation judiciaire libanaise devait se rendre mercredi à Damas pour discuter d’un projet d’accord permettant le transfert vers la Syrie des détenus et condamnés syriens incarcérés dans les prisons libanaises, selon l’agence al-Markaziya. Samedi, le Premier ministre, Nawaf Salam, s’était entretenu avec le président syrien Ahmad el-Chareh, en marge du Forum...
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