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Moyen-Orient - Témoignages

À l’ombre des massacres, l’angoisse ravivée des minorités de Syrie

L’effusion de violence contre les civils alaouites a réveillé les inquiétudes de plusieurs communautés du pays, à qui les nouvelles autorités de Damas avaient promis leur protection. 

À l’ombre des massacres, l’angoisse ravivée des minorités de Syrie

Des Syriens protestent contre le meurtre de civils – majoritairement alaouites – et d’agents des nouvelles forces de sécurité, à la suite d’affrontements entre des combattants loyaux à l’ancien régime et les troupes du gouvernement intérimaire, à Damas, le 9 mars 2025. Khalil Achaoui/Reuters

« Si les violations contre les alaouites ne sont pas sanctionnées, les Kurdes seront les prochains, et peut-être les druzes aussi. » Les images de massacres de civils alaouites hantent Aras Youssef, originaire de Afrine. « Le peuple kurde en général éprouve de la sympathie pour les alaouites parce qu’ils savent que les responsables des massacres contre eux ces derniers jours sont les mêmes qui ont commis les crimes contre les Kurdes de Afrine », affirme-t-il, rappelant l’exode massif des Kurdes de la ville en 2018 qui avait été conquise par les forces proturques de l’Armée nationale syrienne (ANS), avec le soutien d’Ankara. Si les Kurdes n’ont pas été directement visés par les affrontements sur la côte syrienne, l’effusion de violence a réveillé les inquiétudes des minorités du pays à qui les nouvelles autorités de Damas avaient promis...
« Si les violations contre les alaouites ne sont pas sanctionnées, les Kurdes seront les prochains, et peut-être les druzes aussi. » Les images de massacres de civils alaouites hantent Aras Youssef, originaire de Afrine. « Le peuple kurde en général éprouve de la sympathie pour les alaouites parce qu’ils savent que les responsables des massacres contre eux ces derniers jours sont les mêmes qui ont commis les crimes contre les Kurdes de Afrine », affirme-t-il, rappelant l’exode massif des Kurdes de la ville en 2018 qui avait été conquise par les forces proturques de l’Armée nationale syrienne (ANS), avec le soutien d’Ankara. Si les Kurdes n’ont pas été directement visés par les affrontements sur la côte syrienne, l’effusion de violence a réveillé les inquiétudes des minorités du pays à qui les nouvelles...
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