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Nos lecteurs ont la parole - Les Jeunes Libanais Écrivent Au Pape

« On dit que les jeunes sont l’avenir. Ici, nous sommes le présent »


Très Saint-Père*,

Je vous écris depuis une salle de classe où la lumière coupe parfois, mais où l’espérance, elle, refuse d’être interrompue. J’ai seize ans et je vis dans un pays qui m’a appris trop tôt la valeur de ce qui reste debout quand tout vacille : la dignité, la patience et cette force têtue que nous appelons ici « soumoud », la ténacité.
Chaque matin, je vois mes camarades franchir la porte avec des regards marqués par les crises, les pénuries, l’exil qui arrache des familles entières. Et pourtant… Pourtant ils s’assoient, ils ouvrent leurs cahiers et ils décident encore d’apprendre, de rêver, d’espérer.
Si je vous écris aujourd’hui, Très Saint-Père, ce n’est pas pour vous demander de regarder notre misère.
C’est pour vous montrer ce que personne ne regarde vraiment : cette résistance silencieuse qui s’accroche à chaque geste, ce courage qui se glisse dans chaque copie rendue, dans une lampe qu’on rallume, dans un cœur qui refuse d’abandonner.
On dit que les jeunes sont l’avenir. Ici, nous sommes le présent : des jeunes qui affrontent l’exil et les crises, qui partagent leur espoir par des téléphones fragiles, qui écrivent, parlent et rêvent malgré tout, laissant leur foi en Dieu être la lumière qui soutient ce qui pourrait tomber.
Je pourrais vous parler des coupures d’électricité, de la peur du lendemain, de tout ce qui s’effondre autour de nous. Mais je préfère vous dire ceci : dans ce pays où tant de choses se sont brisées, nous nous efforçons de ne pas perdre notre foi intérieure. Nous voulons être comme ces petites pierres fendillées mais bénies, qui, par la lumière de la prière et la confiance en Dieu, continuent de soutenir la fondation quand les murs se fissurent.
Très Saint-Père, je ne vous demande pas un miracle. Je vous demande simplement, humblement de garder notre jeunesse dans vos prières et que votre bénédiction devienne pour nous une lumière constante, guidant nos pas même au milieu des ténèbres.


Clara MAROUN
Saints-Cœurs Aïn Najm


*À l’occasion de la visite du pape Léon XIV au Liban, L’Orient-Le Jour a lancé un appel aux lycéens du Liban, les invitant à écrire une lettre qui lui serait adressée. Nous avons reçu plusieurs dizaines de courriers rédigés aux quatre coins du pays. Cette lettre fait partie des cinq textes retenus parmi celles reçues par la rédaction.

Très Saint-Père*,Je vous écris depuis une salle de classe où la lumière coupe parfois, mais où l’espérance, elle, refuse d’être interrompue. J’ai seize ans et je vis dans un pays qui m’a appris trop tôt la valeur de ce qui reste debout quand tout vacille : la dignité, la patience et cette force têtue que nous appelons ici « soumoud », la ténacité.Chaque matin, je vois mes camarades franchir la porte avec des regards marqués par les crises, les pénuries, l’exil qui arrache des familles entières. Et pourtant… Pourtant ils s’assoient, ils ouvrent leurs cahiers et ils décident encore d’apprendre, de rêver, d’espérer.Si je vous écris aujourd’hui, Très Saint-Père, ce n’est pas pour vous demander de regarder notre misère.C’est pour vous montrer ce que personne ne regarde vraiment : cette...
commentaires (1)

On n,est meme pas le present ! On attend que d,autres nous le dessinent et nous l,imposent. On n,a ni la force et ni la volonte de nous l,imposer nous-memes via nos chefs et notre armee, les uns craignant les menaces de guerre civile des vendus illicites iraniens, et l,armee faute de materiel.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 28, le 30 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • On n,est meme pas le present ! On attend que d,autres nous le dessinent et nous l,imposent. On n,a ni la force et ni la volonte de nous l,imposer nous-memes via nos chefs et notre armee, les uns craignant les menaces de guerre civile des vendus illicites iraniens, et l,armee faute de materiel.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 28, le 30 novembre 2025

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