Le cercueil de Haytham Ali Tabatabaï porté par des partisans du Hezbollah lors de ses funérailles organisées dans la banlieue sud de Beyrouth le 24 novembre 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
La députée issue de la contestation Najat Aoun Saliba a établi un parallèle dans un entretien à Sawt Kel Lebanon entre « l’assassinat de Haytham Ali Tabatabaï et celui du dirigeant Fouad Chokr, ainsi que les répercussions qui avaient conduit le pays à une guerre dévastatrice ».
Haut-commandant du Hezbollah, Fouad Chokr avait été assassiné dans une frappe israélienne en plein cœur de la banlieue sud de Beyrouth le 30 juillet 2024. Moins de deux mois après sa mort, l’armée israélienne lançait son offensive au Liban, avec des bombardements massifs sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que d’autres frappes ailleurs dans le pays. L’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et son successeur désigné Hachem Safieddine ont tous deux péri dans deux frappes, le 27 septembre et dans la nuit du 3 au 4 octobre 2024.
Najat Saliba a craint que « l’entêtement du Hezbollah », qui a affirmé envisager de riposter, « n’entraîne davantage de destruction, de chaos et de morts », estimant que « l’obstination et la prise de décision unilatérale par le parti au niveau interne ne conduisent pas seulement le pays vers la destruction israélienne, mais affaiblissent également la position du président de la République face à tous les pays désireux de nous aider ».
Elle a ajouté que le Liban « n’a pas la capacité militaire de faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses attaques au Liban, qui violent le cessez-le-feu conclu entre Tel Aviv et le Hezbollah le 27 novembre 2024, et que le seul recours est la pression diplomatique ».


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