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Dernières Infos - Enseignement Supérieur

France: frais d'inscription en hausse pour les étudiants étrangers hors-UE


Manifestation étudiante contre l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants non européens, place Jussieu à Paris, en Île-de-France, le 12 mai 2026. Photo AFP /Basile Dubouis

La majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne devront payer des droits d'inscription dans les universités françaises différenciés, et plus élevés que les autres, à partir de la rentrée prochaine, selon un décret du ministère français de l'Enseignement supérieur paru mercredi.

A partir de septembre 2028, les universités pourront exonérer de ces frais « jusqu’à 20 % de leurs étudiants extracommunautaires », selon le texte paru au Journal officiel. Cette évolution passera par deux paliers transitoires: un plafond d'exonération à 30 % dès la prochaine rentrée, ramené à 25 % en 2027.

Ce décret est paru dans le cadre d'un nouveau plan baptisé Choose France For Higher Education du ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, qui a annoncé le 20 avril vouloir faire appliquer strictement les droits d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu'ici peu effectifs.

La majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne devront ainsi s'acquitter de droits d'inscription fixés à 2 895 euros par an en licence (trois premières années universitaires), contre 178 euros aujourd'hui, et 3 941 euros en master (4e et 5e années), contre 254 euros.

Selon le décret, les étudiants bénéficiant d'une exonération de droits d'inscription pour l'année 2025-2026 le resteront « jusqu'au terme de leur cycle universitaire », « sous réserve qu'ils poursuivent les formations correspondantes auprès de l'établissement qui leur a accordé cette exonération ».

Les étudiants ayant obtenu une exonération de droits pour 2026-2027 avant l'entrée en vigueur du décret « en conservent le bénéfice sous les mêmes conditions ».

Après une première journée de manifestations qui a rassemblé quelques centaines de personnes le 12 mai à travers la France, une intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation le 26 mai contre cette mesure que les syndicats jugent « injuste et incohérente ».

Le gouvernement défend une logique de rééquilibrage financier, et soutient que l'augmentation des frais renforcerait la valeur perçue des diplômes français et attirerait des profils jugés à fort potentiel ou disposant de ressources suffisantes, dans une logique proche de certains pays anglo-saxons. « La France a besoin des étudiants internationaux et doit continuer à s'ouvrir tout en assumant d'aller chercher les profils dont elle a le plus besoin », a réagi le ministre Philippe Baptiste dans une déclaration transmise à l'AFP.

Avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, il a par ailleurs lancé une mission interministérielle « relative à la lutte contre la rupture de droits des étudiants internationaux qui veulent se maintenir en France à la suite de leurs études ». Elle devrait proposer « avant l'été » des « solutions opérationnelles » pour la rentrée 2026, « afin de faciliter la vie des étudiants internationaux qui veulent rester faire carrière en France ».

« Quand on forme de très bons étudiants internationaux, quand ces étudiants veulent rester travailler en France, on ne peut pas les perdre parce que dans certains cas on n'arrive pas à les autoriser à rester en France ou à le faire dans des délais acceptables », a souligné M. Baptiste.

La majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne devront payer des droits d'inscription dans les universités françaises différenciés, et plus élevés que les autres, à partir de la rentrée prochaine, selon un décret du ministère français de l'Enseignement supérieur paru mercredi.A partir de septembre 2028, les universités pourront exonérer de ces frais « jusqu’à 20 % de leurs étudiants extracommunautaires », selon le texte paru au Journal officiel. Cette évolution passera par deux paliers transitoires: un plafond d'exonération à 30 % dès la prochaine rentrée, ramené à 25 % en 2027.Ce décret est paru dans le cadre d'un nouveau plan baptisé Choose France For Higher Education du ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, qui a annoncé le 20 avril vouloir...