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Dernières Infos - Frappe Sur La Banlieue Sud

Le Hezbollah enterre Haytham Ali Tabatabaï à Ghobeiri

Deux autres personnes tuées par les frappes israéliennes de dimanche sont enterrées en même temps.

Le cortège funéraire, vu depuis le balcon d’un appartement dans la banlieue sud de Beyrouth le 24 novembre 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Les funérailles organisées par le Hezbollah pour son ancien chef d'État-major Haytham Ali Tabatabaï, tué dimanche par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, ont commencé vers 14 h, selon notre journaliste sur place, Mohammad Yassine.

Lors des funérailles, le chef du conseil exécutif du Hezbollah, le cheikh Ali Daamouch, a déclaré que « le cœur du problème aujourd'hui au Liban, c'est l'agression sioniste continue, et non pas l'armée ou la résistance ». « C’est du devoir de l'État de faire face à cette agression par tous les moyens, de protéger ses citoyens, sa souveraineté et son indépendance, et c'est au gouvernement d'élaborer des plans clairs pour cela, et de rejeter les pressions visant à pousser le Liban à se plier aux diktats américains et aux conditions israéliennes », a-t-il ajouté.

Annoncées depuis dimanche, au moment où le parti confirmait la mort de son numéro deux, les funérailles se tiennent dans le quartier de Ghobeiri et rassemble entre 1000 de personnes. Deux autres personnes tuées par les frappes israéliennes de dimanche sont inhumées en même temps, ajoute notre journaliste. A Baalbeck, le Hezbollah a organisé les funérailles de Rifaat Ahmad Hussein Mourad, une des victimes de la frappes aérienne dimanche. Il a été inhumé dans la localité de Talaya, lors d'une procession populaire menée par Sayyed Fayçal Chokr, responsable adjoint du Hezbollah dans la région de la Békaa.

Haytham Ali Tabatabaï, jusque-là largement inconnu du grand public au Liban, est le plus haut responsable du Hezbollah tué depuis la fin, il y a un an, de la guerre meurtrière qui a opposé le mouvement à Israël.


Le cercueil de Haytham Ali Tabatabaï transporté par des membre du Hezbollah pendan la cérémonie funéraire. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le cercueil de Haytham Ali Tabatabaï transporté par des membre du Hezbollah pendan la cérémonie funéraire. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour


Son assassinat intervient alors qu'Israël a intensifié ces derniers temps ses frappes sur le territoire libanais malgré le cessez-le-feu, disant viser des membres ou infrastructures du Hezbollah qu'il accuse de se réarmer, ce que le mouvement dément.

Le gouvernement libanais est sous forte pression des États-Unis pour contraindre le Hezbollah à rendre ses armes conformément à l'accord de cessez-le-feu, ce que le mouvement islamiste refuse jusqu'à présent.

Après l'assassinat de Tabatabaï, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël « ne permettra pas au Hezbollah de reconstruire son pouvoir » et a appelé le gouvernement libanais à « respecter son engagement à désarmer le Hezbollah ». Les gardiens iraniens de la révolution ont eu condamné dans un communiqué l’assassinat de Haytham Tabatabaï, tout en assurant que « le droit de l’axe de la résistance et du Hezbollah à riposter est préservé, et (que) l’agresseur subira une riposte écrasante en temps voulu ».

Les options du Hezbollah apparaissent désormais limitées : le mouvement est sorti très affaibli de la guerre et a perdu sa voie d'approvisionnement via la Syrie depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre dernier. Parallèlement à la question du désarmement, Washington presse également Beyrouth de couper les financements iraniens. Téhéran, principal allié du Hezbollah, a dénoncé lundi un « lâche assassinat ».


Ghobeiri noir de monde pour les funérailles de Haytham Ali Tabatabaï, tué par une frappe israélienne sur la banlieue sud. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Ghobeiri noir de monde pour les funérailles de Haytham Ali Tabatabaï, tué par une frappe israélienne sur la banlieue sud. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour


Le cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël est quasi quotidiennement violé par des frappes israéliennes sur le territoire libanais. Tel-Aviv affirme que ces frappes viennent en réponses à des violations du Hezbollah, qui ne s'est pas désarmé.

À la demande du gouvernement libanais, l'armée libanaise a ainsi soumis un plan au gouvernement, dans lequel elle s'engage à accomplir cette tâche titanesque d'ici la fin de l'année, avant de procéder par étapes sur le reste du territoire libanais. Le Hezbollah y est fermement opposé. L'armée assure que le processus est en cours, mais les États-Unis et Israël accusent les autorités libanaises de procrastiner.

Selon le ministère de la Santé, plus de 330 personnes ont été tuées au Liban et 945 blessées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Les funérailles organisées par le Hezbollah pour son ancien chef d'État-major Haytham Ali Tabatabaï, tué dimanche par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, ont commencé vers 14 h, selon notre journaliste sur place, Mohammad Yassine.Lors des funérailles, le chef du conseil exécutif du Hezbollah, le cheikh Ali Daamouch, a déclaré que « le cœur du problème aujourd'hui au Liban, c'est l'agression sioniste continue, et non pas l'armée ou la résistance ». « C’est du devoir de l'État de faire face à cette agression par tous les moyens, de protéger ses citoyens, sa souveraineté et son indépendance, et c'est au gouvernement d'élaborer des plans clairs pour cela, et de rejeter les pressions visant à pousser le Liban à se plier aux diktats américains et aux conditions...