Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, lors d'un grand débat dans le cadre du festival L'Orient-Le Jour, le 14 septembre 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a répondu vendredi à la lettre ouverte adressée la veille par le Hezbollah aux dirigeants libanais, dans une démarche inhabituelle, en affirmant que seul l’État est habilité à prendre des décisions concernant la paix et la guerre. Dans sa missive, le parti chiite rejetait toute négociation « politique » avec Israël et réitérait son opposition au désarmement.
Prenant la parole au cours d'un événement consacré à l'Intelligence artificielle, M. Salam a insisté sur le fait que « la décision de guerre et de paix appartient exclusivement à l’État libanais, et aucune partie n’a le droit de la prendre en dehors de ses institutions. » Le Hezbollah avait ouvert le 8 octobre 2023 un « front de soutien » à Gaza, et dans la foulée une guerre de 13 mois avec Israël qui a fait plus de 4 000 morts au Liban.
Le Premier ministre a en outre rappelé que le gouvernement a pris une « décision claire » concernant le monopole de l’État sur les armes, soulignant que le plan de l'armée libanaise pour y parvenir « progresse selon des étapes bien définies ». Ce plan en est encore à sa première phase, a souligné M. Salam, en allusion au désarmement du Hezbollah au sud du Litani. Le cabinet « prend toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à l’escalade israélienne et assurer son retrait » des six positions qu'occupe l'armée de l’État hébreu en territoire libanais le long de la frontière, a insisté le président du Conseil.
La veille, peu avant une réunion du Conseil des ministres à Baabda, le parti chiite avait adressé une lettre ouverte au président de la République Joseph Aoun, au Premier ministre, et à son allié chiite, le président du Parlement Nabih Berry. Cette lettre avait été divulguée alors que le président Aoun répète ces derniers jours que le Liban « n'a d'autres choix que de négocier avec Israël », pendant que les pressions américaines et israéliennes pour des pourparlers directs se font de plus en plus insistantes. De son côté, le président Berry avait estimé mardi que ces négociations pouvaient se faire via le comité de surveillance du cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024, avec la participation éventuelle d'experts « civils ou militaires ».



SALAM agit dans la bonne direction. Aoun tergiverse sous les conseils et la peur de guerre civile convoyee par Berry pour le compte du tandem chiite reuni. President AOUN, Berry est votre mauvais DEMON !
06 h 32, le 08 novembre 2025