Le chef de l'Etat libanais, Joseph Aoun reçoit à Baabda une délégation de la famille Khalil. Photo tirée de la page X de la présidence libanaise.
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé lundi que le Liban n’avait d’autre choix que la négociation, dans une claire allusion à Israël, pendant que les pressions américaines et israéliennes pour des pourparlers directs se font de plus en plus insistantes.
« Le Liban n'a d'autre choix que la négociation, car en politique, il existe trois champs d'action : la diplomatie, l'économie et la guerre. Lorsque la guerre ne mène à aucun résultat, que faire ? Toutes les guerres du monde ont abouti à des négociations, et les négociations ne se font pas avec un ami ou un allié, mais avec un ennemi », a-t-il souligné au palais de Baabda devant une délégation de la famille Khalil. « Je ne fais pas de politique, je suis un homme d'État. Certains considèrent le Liban comme leur propriété, mais je me considère comme la propriété du Liban », a-t-il ajouté.
Israël avait proposé des négociations directes il y a quelques mois, mais Beyrouth avait refusé. Aujourd’hui, la proposition revient sur le tapis dans un contexte de menaces d’opérations militaires d’envergure. Le Liban semble prêt à accepter d'engager des pourparlers pour éviter l’escalade, mais l’État hébreu pourrait ne pas se contenter de cette démarche et vouloir négocier sous le feu, dans le but d’obtenir le désarmement du Hezbollah et d’imposer une nouvelle réalité politique.
L’émissaire américain Tom Barrack avait une nouvelle fois haussé le ton samedi et pressé les dirigeants libanais de négocier avec Israël sur la question de leur frontière commune, et de consacrer le monopole de l’État sur les armes, estimant que le Liban « n’a plus de temps » devant lui. De son côté, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem avait rejeté en bloc l'idée de tout nouvel accord avec l’État hébreu.



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