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Campus - Exposition

Les « Éclaireuses » : 12 femmes de science engagées pour un monde durable

Après Paris, le CNAM Liban reçoit « Éclaireuses : l’exposition ». Conçu par l’Institut de recherche pour le développement (France), cet événement met en lumière des parcours diversifiés de femmes scientifiques venant des quatre coins du monde, rompant avec les stéréotypes de genre.

Les « Éclaireuses » : 12 femmes de science engagées pour un monde durable

De l’économie à la génétique, les chercheuses mises à l’honneur contribuent, chacune à sa manière, aux grandes avancées scientifiques face aux défis du monde actuel. Photo CNAM Liban

À travers « Éclaireuses : l’exposition », ce sont douze portraits graphiques de femmes de science qu’il est possible de découvrir dans les locaux du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), centre associé au CNAM Paris, à Bickfaya, Baalbeck et Beyrouth. « Cette exposition met en lumière des femmes inspirantes, modèles, capables de sensibiliser la jeunesse, et plus particulièrement les jeunes femmes, à prendre leur place dans les laboratoires, les universités, les entreprises et les centres d’innovation », affirme Cendrella Abou Fayad, directrice de l’Institut supérieur des sciences appliquées et économiques (ISSAE)-CNAM Liban.

Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’ISSAE-CNAM Liban. « Il existe une véritable convergence de missions » entre ces entités, qui souhaitent toutes deux placer la science au service de la société, visant l’égalité des chances. « Ce partenariat vient renforcer nos actions de médiation scientifique auprès des publics scolaires, universitaires et du grand public. Il contribue également à consolider l’ancrage territorial et francophone de nos institutions et à promouvoir une dynamique régionale en faveur de l’égalité de genre dans les sciences », poursuit la directrice de l’ISSAE-CNAM Liban.

Établissement public français à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle des ministères français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et des Affaires étrangères, l’IRD a souhaité valoriser dans cette exposition des chercheuses travaillant à l’IRD ou dans des institutions partenaires. « À travers le projet Questions d’égalité porté par l’IRD, une programmation culturelle engagée fait dialoguer sciences, culture et engagement citoyen pour promouvoir l’égalité de genre. L’exposition « Éclaireuses » s’inscrit dans cette dynamique », souligne Myriam Benlmouaz, coordinatrice du projet Questions d’égalité à l’IRD.

Originaires de la rive sud de la Méditerranée, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, ces femmes scientifiques représentent une catégorie souvent reléguée dans l’ombre, malgré les réponses qu’apportent leurs travaux aux défis urgents de la planète et des sociétés. « Aujourd’hui encore, les stéréotypes de genre continuent d’invisibiliser de nombreuses chercheuses. En plaçant ces femmes scientifiques au cœur de l’exposition, l’IRD réaffirme son engagement en faveur du dialogue sciences-

société, pour une recherche inclusive et équitable, attentive aux stéréotypes de genre et aux inégalités globales », poursuit-elle. En parallèle, la coordinatrice du projet explique que le second objectif de l’exposition est « de susciter des vocations et d’inciter les filles et les femmes à s’engager dans des carrières scientifiques, en illustrant la diversité des métiers et des trajectoires possibles ».

Des réponses concrètes au service des populations

Qu’elles soient économiste, politiste, généticienne, virologue, écologue, hydrologue ou géographe, ces scientifiques participent aux avancées scientifiques, chacune dans son domaine, répondant aux enjeux mondiaux actuels. Ainsi, parmi les douze portraits d’éclaireuses, les travaux de Molly Akello, spécialiste de la sélection génétique, permettent d’améliorer la productivité des cultures au Kenya, malgré les sécheresses dues au changement climatique, présentant des solutions durables favorables aux populations vulnérables du pays. De même, Mounia Tahiri, géomaticienne, étudie les eaux souterraines du Maroc. Calculant leur évolution grâce aux mathématiques et à l’intelligence artificielle, ses travaux contribuent à prévoir les sécheresses et, par conséquent, à renforcer la sécurité alimentaire. Autre portrait de l’exposition, en étudiant le marché du travail au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’économiste Minh-Phuong Le élabore des recommandations destinées aux politiques publiques en matière d’éducation, se basant sur les compétences recherchées par les employeurs et les besoins liés aux évolutions technologiques. Quant à la spécialiste des migrations internationales Nelly Robin, qui étudie l’évolution des projets migratoires des migrants et migrantes, ses travaux visent à déconstruire les préjugés sur les migrations, tout en questionnant le regard que les Occidentaux posent dessus.

Bien que spécifiques à leur contexte, les travaux des chercheuses à l’affiche de l’exposition apportent des réponses à certains défis auxquels sont confrontés plusieurs pays du monde, dont le Liban.

Par ailleurs, « Éclaireuses : l’exposition » revêt une signification particulière dans notre pays, tenant compte de la place limitée accordée à la recherche en général et aux femmes scientifiques en particulier. « Le pays a traversé plusieurs crises successives qui ont profondément affecté de nombreux domaines, notamment celui de la recherche. Dans un tel contexte, la science et la recherche deviennent des armes essentielles : elles éclairent et tracent le chemin vers un avenir meilleur », note Cendrella Abou Fayad, invitant les jeunes Libanaises à se rappeler que leur « intelligence », leur « curiosité » et leur « persévérance » sont « les forces motrices du changement dont le Liban a tant besoin ».

Après le CNAM, « Éclaireuses : l’exposition » circulera auprès des institutions partenaires de l’IRD, ainsi que dans des établissements scolaires à travers le monde, avec comme prochaine étape le Maroc.

À travers « Éclaireuses : l’exposition », ce sont douze portraits graphiques de femmes de science qu’il est possible de découvrir dans les locaux du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), centre associé au CNAM Paris, à Bickfaya, Baalbeck et Beyrouth. « Cette exposition met en lumière des femmes inspirantes, modèles, capables de sensibiliser la jeunesse, et plus particulièrement les jeunes femmes, à prendre leur place dans les laboratoires, les universités, les entreprises et les centres d’innovation », affirme Cendrella Abou Fayad, directrice de l’Institut supérieur des sciences appliquées et économiques (ISSAE)-CNAM Liban.Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’ISSAE-CNAM Liban. « Il existe...
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