Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo Ani
Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a critiqué samedi sur X les propos du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, qui avait accusé les États-Unis la veille de ne pas être un médiateur impartial mais plutôt « les instigateurs de l’agression » contre le Liban.
« Le cheikh Naïm Kassem a déclaré que les États-Unis ne sont pas un médiateur impartial, mais bien le principal instigateur de l'agression. Cheikh Naïm, trouvez-nous un médiateur impartial capable de contraindre Israël à mettre fin à ses agressions contre le Liban et à retirer son armée de notre territoire, et nous vous en serions reconnaissants », a écrit le leader chrétien.
Dans un discours prononcé vendredi, Naïm Kassem avait affirmé que « les États-Unis prétendent agir au Liban pour résoudre le problème, mais ils ne sont pas un médiateur impartial, ils sont plutôt les instigateurs de l'agression et de son expansion ». Le gouvernement de Beyrouth est sommé par les États-Unis d'avancer plus rapidement sur la question du monopole des armes, après avoir accueilli favorablement en septembre dernier un plan élaboré par l’armée pour désarmer les milices, principalement celle du parti chiite. Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu le 27 novembre 2024, les attaques israéliennes se poursuivent au Liban-Sud et dans la Békaa. Le Hezbollah, qui ne riposte pas à ces attaques, refuse toujours de négocier avec le gouvernement le démantèlement de son arsenal tant qu'Israël ne cesse pas ses frappes et son occupation d'au moins six points en territoire libanais.
« La voie de la solution »
Samir Geagea a par ailleurs commenté les options étudiées par le Liban pour faire face aux pressions auxquelles il est soumis afin d’éviter une escalade militaire israélienne. Selon les informations de L’OLJ, les autorités libanaises seraient parvenues à l’élargissement du « mécanisme » de supervision du cessez-le-feu à des figures civiles comme l’avait proposé l’émissaire américaine Morgan Ortagus lors de sa dernière visite.
Interpellant le président Joseph Aoun et le chef du gouvernement Nawaf Salam, M. Geagea a souligné que « la question n'est pas de savoir si le Liban sera représenté par des militaires ou des civils dans le cadre du 'mécanisme' ou ailleurs mais plutôt de prendre la décision fondamentale qui s'impose à l'État, à savoir dissoudre les organisations militaires et sécuritaires illégales sur l'ensemble du territoire libanais ». « Si vous prenez cette décision, nous aurons emprunté la voie de la solution, que ce soit avec des représentants militaires, civils ou autres ». Il a ainsi estimé que « si cette décision n'est pas prise de manière effective et pratique, tout le reste ne sera que perte de temps, un temps très précieux pour le Liban et les Libanais pour créer un véritable État, instaurer une stabilité définitive, faire sortir Israël du Liban, revenir à l'accord de cessez-le-feu et délimiter la frontière terrestre et maritime avec la Syrie ».



Kassem préfère l’impartialité des mollahs qui ont fait de notre pays un endroit infesté de criminels et de trafiquants pour brasser de l’argent sale avec lequel ils paient les familles des, morts pour rien qu’ils appellent martyrs, et les autres pour acheter leur silence sur les atrocités qu’ils leur font subir à coup de guerres et de destructions injustifiées. La Palestine, laSyrie, leYemen et tous les autres pays qu’ils prétendent défendre ne sont pas des provinces libanaises à défendre. Ils devraient relire les livres d’histoire et de géographie de leur pays
19 h 44, le 02 novembre 2025