Le chef du Hezbollah Naïm Kassem prononçant un discours, le 31 octobre 2025. Capture d'écran al-Manar
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a salué dans une allocution « la position responsable » du chef de l’État Joseph Aoun après ses propos appelant l'armée à « faire face » à toute nouvelle incursion israélienne en territoire libanais. Il a en revanche rejeté en bloc l'idée de tout nouvel accord avec Israël, en référence à d'autres déclarations du président selon lesquelles le Liban est « prêt à négocier » avec l’État hébreu pour mettre fin à ses attaques.
S'exprimant à l'occasion de l'inauguration d'un « marché local » dédié aux produits alimentaires, agricoles et artisanaux, dans la banlieue sud de Beyrouth, le chef du parti chiite est d'abord revenu sur l'incursion meurtrière de jeudi à Blida (caza de Marjeyoun), au cours de laquelle l'armée israélienne avait abattu un employé de la municipalité, Ibrahim Salamé.
Naïm Kassem a ensuite loué la position qu'il a jugée « responsable » du chef de l’État. Celui-ci avait déclaré la veille avoir demandé au commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, d'ordonner à ses troupes de « faire face » à toute incursion israélienne future en territoire libanais. « Les positions des trois présidents (de la République, du gouvernement et du Parlement), des ministres et des responsables de l'État sont des positions sur lesquelles nous pouvons construire », a souligné le dirigeant chiite. Et d'ajouter : « Nous récupérerons notre terre grâce à l'union nationale. L'objectif de la résistance est de libérer le pays, tandis que celui de l'ennemi est l'occupation », a-t-il poursuivi.
Il a par la suite appelé à « faire pression » pour qu'Israël respecte ses engagements pris dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024. « Il faut créer toutes les conditions et exercer toutes les pressions nécessaires pour qu'Israël respecte ses engagements et l'accord auquel le Liban s'est aussi engagé. Tout nouvel accord aurait pour but de déculpabiliser l'ennemi », a-t-il averti, avant d'appeler le gouvernement à « inscrire à son ordre du jour l'étude d'un plan visant à soutenir l'armée afin qu'elle puisse faire face à l'agression ».
Ces propos du secrétaire général de la formation pro-iranienne interviennent alors que Joseph Aoun s'est dit vendredi « prêt à négocier » avec l’État hébreu pour mettre fin à ses attaques et à son occupation d'au moins six positions au Liban-Sud. L'administration américaine, et surtout l'un de ses émissaires Tom Barrack, avait récemment sommé Beyrouth d'accepter d'ouvrir un dialogue direct avec Israël sur la base de la création d'une « zone économique » au Liban-Sud, à savoir une zone tampon et démilitarisée, contrôlée par des forces internationales.
« Il existe un accord indirect entre le Liban et Israël, qui doit le mettre en œuvre après que le Liban l'a fait », a insisté Naïm Kassem.
Il n'a pas manqué par ailleurs de fustiger la position de Washington, qui a envoyé cette semaine à Beyrouth l'émissaire Morgan Ortagus. « Les États-Unis prétendent agir au Liban pour résoudre le problème, mais ils ne sont pas un médiateur impartial, ils sont plutôt les instigateurs de l'agression et de son expansion. (...) Quelle est la position américaine face à l'assassinat sans justification par l'ennemi d'un fonctionnaire et d'autres civils ? », a-t-il lancé en référence à l'infiltration israélienne de Blida.
« À chaque fois qu'un émissaire américain vient au Liban, les agressions s'intensifient. Quelle est la position des États-Unis face aux 5 000 agressions contre le Liban depuis le cessez-le-feu ? », a enchaîné Naïm Kassem avant de conclure : « Nous ne demandons pas de soutien aux partenaires dans le pays, mais plutôt de ne pas servir les intérêts d'Israël. Les menaces ne changeront pas notre position vis-à-vis de la résistance. La demande de l'entité sioniste de dépouiller le Liban de sa puissance est un pas vers la création du Grand Israël, chose que nous n'accepterons pas ».
Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu le 27 novembre 2024, les attaques israéliennes sont quotidiennes au Liban-Sud et dans la Békaa. Le Hezbollah, qui ne riposte pas à ses attaques, refuse toujours de négocier avec le gouvernement le démantèlement de son arsenal tant qu'Israël ne cesse pas ses frappes et son occupation d'au moins six points en territoire libanais.
Le gouvernement de Beyrouth est sommé par les États-Unis d'avancer plus rapidement sur la question du monopole des armes, après avoir accueilli favorablement en septembre dernier un plan élaboré par l’armée pour désarmer les milices, principalement celle du parti chiite.




Le Qassem nous rappelle les guignols de l'info. Mêmes ces personnages de BD sont plus intelligents, sages et sensés que lui. Le Hezbollah n'a plus droit a la parole après avoir vendu le pays et provoqué sa destruction plusieurs fois ces 4 dernières décennies. S'il continue il finira par pousser les chiites a l'exode définitif et après toutes leurs insultes et provocations a l'encontre de ceux qui les ont accueillis a bras ouverts, plus personnes ne le refera et ils seront obligés de quitter le pays sans retour. Cette fois tant pis pour eux et leurs susceptibilités! Le pays est a nous!
09 h 53, le 03 novembre 2025