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Dernières Infos - Maroc

Des dizaines de migrants subsahariens interpellés près de la frontière vers Ceuta


Des soldats espagnole près de la barrière frontalière entre le Maroc et l'enclave espagnole nord-africaine de Ceuta, le 15 août 2026. Photo JORGE GUERRERO / AFP

Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des migrants d'Afrique subsaharienne, ont été interpellés samedi dans le nord du Maroc par les forces de sécurité locales à proximité du poste-frontière de Fnideq menant à l'enclave espagnole de Ceuta, a constaté un correspondant de l'AFP.

Selon le média local Le360 citant une source sécuritaire, « 294 candidats à l'émigration irrégulière » ont été interpellés samedi matin, dont 248 migrants subsahariens et 46 Marocains. « Il s'agit d'une opération de routine visant à prévenir les tentatives de migration irrégulière » en direction de Ceuta, a assuré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable informé des interventions en cours.

Parmi les migrants interpellés, le Soudanais Abdessamad Dawad, 22 ans, a expliqué à l'AFP vouloir « venir en Europe parce que mon pays d'origine, le Soudan, est ravagé par les problèmes et l'insécurité ». Un autre Soudanais, Chams Edine Yakoub, 25 ans, a dit être à la recherche « d'opportunités ». « À Ceuta, en Europe, les gens sont mieux pris en charge », a-t-il déclaré. « Il n'y a pas de travail ici. Pas d'argent. Pas de logement. Il n'y a absolument rien, je le jure. »

L'été surtout, les forêts proches de Fnideq et de Beni Ansar, près de Nador, ville marocaine jouxtant l'autre enclave espagnole de Melilla, à 400 km à l'est, sont des lieux de rassemblement pour les migrants subsahariens cherchant à rejoindre irrégulièrement ces territoires.

Selon le responsable, les interpellations, dont il n'a pas donné le nombre, s'inscrivent dans le cadre « du dispositif sécuritaire important déployé » pour éviter les départs.

Les migrants se trouvaient sur une colline boisée au-dessus de Fnideq, à quelques kilomètres du poste-frontière, quand la police est intervenue pour les déloger. Une partie a été arrêtée et d'autres se sont échappés, selon le correspondant de l'AFP.

Mercredi, les autorités marocaines avaient annoncé avoir pris « des mesures » pour contrer tout nouvel afflux massif vers Ceuta, faisant état de nombreuses publications en ligne affirmant que les frontières à Fnideq et Melilla allaient être « ouvertes » le 15 août, « jour férié en Espagne ». Selon Le360 et le site Hespress, les forces de l'ordre ont arrêté « ces derniers jours (...) 61 personnes ayant incité ou fait la promotion de la migration irrégulière sur les réseaux sociaux ».

Il y a 15 jours, plus de 72.000 candidats à l'immigration, principalement des Marocains dont une majorité de jeunes hommes, avaient déferlé à pied ou à la nage sur Ceuta, avant d'en être expulsés presque immédiatement pour 70.000 d'entre eux, selon les autorités espagnoles. Selon des témoignages de migrants, d'ONG locales et plusieurs experts à l'AFP, les candidats au départ avaient pu se regrouper dans la zone frontalière et entrer à Ceuta sans être stoppés, au moins initialement, par les forces de sécurité marocaines. Officiellement, au moins 91 personnes sont mortes dans cette périlleuse traversée, dont 80 en Espagne et 11 côté marocain, mais selon des ONG marocaines, il y a des dizaines de disparus et au moins 141 morts.

Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des migrants d'Afrique subsaharienne, ont été interpellés samedi dans le nord du Maroc par les forces de sécurité locales à proximité du poste-frontière de Fnideq menant à l'enclave espagnole de Ceuta, a constaté un correspondant de l'AFP.Selon le média local Le360 citant une source sécuritaire, « 294 candidats à l'émigration irrégulière » ont été interpellés samedi matin, dont 248 migrants subsahariens et 46 Marocains. « Il s'agit d'une opération de routine visant à prévenir les tentatives de migration irrégulière » en direction de Ceuta, a assuré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable informé des interventions en cours.Parmi les migrants interpellés, le Soudanais Abdessamad Dawad, 22 ans, a expliqué à l'AFP...