Une fillette serre sa mère dans ses bras dans le camp d'al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, le 11 octobre 2023. Photo d'archives AFP
La question du rapatriement des Libanaises de Daech (acronyme arabe du groupe État islamique- EI) détenues en Syrie semble progresser. Les services sécuritaires libanais se sont réunis jeudi avec des représentants des autorités kurdes syriennes autour du dossier de ces femmes, des épouses de jihadistes libanais du groupe terroriste, détenues avec leurs enfants dans les camps kurdes du nord-est de la Syrie. Ces informations ont été confirmées à L'Orient-Le Jour vendredi par l'avocat de ces familles, Mohammad Sablouh, et le représentant au Liban de l’Administration autonome kurde en Syrie, Abdel Salam Ahmad.
« Nos discussions avec les services de sécurité libanais ont porté sur un certain nombre de questions communes. Au premier rang des priorités figurait le dossier des Libanaises détenues dans les camps d'al-Hol et de Roj. Les mécanismes de leur remise au gouvernement ont été examinés », a indiqué M. Ahmad, qui assure que ces femmes et leurs enfants devraient pouvoir rentrer au Liban « prochainement ». « Nous attendons d'obtenir les documents qui prouvent que ces personnes sont libanaises, car la plupart ne possèdent pas de documents d'identité », a-t-il poursuivi. Il a aussi révélé avoir discuté des « dossiers sécuritaires communs, notamment dans le contexte de l'intensification des activités des groupes terroristes dans la région. Les moyens de renforcer la coopération et la coordination pour traiter ces dossiers ont également été étudiés ».
Mohammad Sablouh a souligné pour sa part que « l'ambiance est positive » et a précisé qu'une dizaine de femmes et d'enfants pourraient rentrer au Liban bientôt. La chaîne libanaise LBCI a rapporté pour sa part vendredi qu'onze femmes pourraient être rapatriées.
Selon les informations de L'Orient-Le Jour, un total de dix-neuf femmes et enfants libanais seraient toujours enfermés dans le Nord-Est syrien. La plupart se trouvent à al-Hol, d'autres dans le camp de Roj. Longtemps passé sous silence, ce dossier a récemment refait surface sous la pression des familles. Interrogée, une source de la Sûreté générale libanaise a dit ne pas avoir d'informations concernant un éventuel rapatriement.
La révolution syrienne de 2011, et la guerre qui a suivi, avait attiré de nombreux sunnites libanais, dont certains, radicalisés, avaient rejoint les rangs de l'EI. La plupart sont originaires de Tripoli, Minyé et Denniyé, au Liban-Nord, ou de Saïda, au Liban-Sud, selon plusieurs témoignages recueillis par L'Orient-Le Jour. Aucune estimation officielle n'existe sur le nombre de Libanais ayant rejoint le califat à Raqqa. Le Hezbollah, lui, combattait aux côtés du régime de Bachar el-Assad, déchu en décembre 2024.
Ces discussions interviennent alors que parallèlement, les nouvelles autorités syriennes du président islamiste Ahmad el-Chareh négocient avec leurs homologues libanais pour obtenir la libération de Syriens détenus dans les geôles libanaises et qu'elles perçoivent comme injustement emprisonnés.



C’est état devient efficace lorsqu’il s’agit de s’acheter des problèmes comme si ceux existants ne lui suffisaient pas. Elles sont parties de leur propre chef et ont conçu des enfants avec des terroristes, maintenant elles veulent rentrer au bercail qu’elles ont dénigré pour des petites frappes qui se prenaient pour les nouveaux sultans de la région? Nous n’en voulons pas et encore moins leurs rejetons.
19 h 52, le 03 novembre 2025