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Moyen-Orient - Focus

Le consul syrien à Dubaï annonce sa défection du pouvoir de Damas

Ziad Zahreddine a publié une vidéo où il déclare sa démission, alors que les autorités syriennes affirment de leur côté qu'il a été limogé le mois dernier.

Le consul syrien à Dubaï annonce sa défection du pouvoir de Damas

Capture d'écran de la vidéo publiée par Ziad Zahreddine pour annoncer sa défection en tant que consul syrien de Dubaï. Photo tirée du compte X @Levant_24_

A-t-il démissionné ou a-t-il été démis de ses fonctions ? Quelles pressions ont-elles été exercées ? L’épisode fait encore l’objet de nombreuses questions. Depuis quelques jours, une vidéo tourne sur les réseaux sociaux, où l’on voit le consul syrien à Dubaï, Ziad Zahreddine, annoncer sa défection du nouveau pouvoir de Damas. En cause : « les attaques barbares, les crimes de génocide et de nettoyage ethnique mis en œuvre par Hay’at Tahrir el-Cham (HTC), représenté par le gouvernement intérimaire, en pleine coordination avec le groupe État islamique ». Une référence aux affrontements de juillet dernier qui ont opposé des tribus bédouines à des factions druzes, auxquels se sont rapidement greffées les forces de sécurité nationales, et qui ont fait des centaines de morts.

Certains observateurs ont néanmoins affirmé que le diplomate druze nommé sous le régime Assad avait été limogé par les autorités syriennes juste avant. Le ministère syrien des Affaires étrangères a de son côté déclaré qu’il avait été rappelé à Damas le 20 septembre, ce qui a suspendu officiellement ses fonctions consulaires. 

Le journaliste syrien Qutaiba Yassine a de son côté avancé sur X que le « voleur Ziad Zahreddine » avait procuré des passeports diplomatiques à sa famille pour partir en Allemagne et y demander l’asile après avoir accumulé un « butin » suite à la chute de Bachar el-Assad en décembre dernier. Des allégations qu’il dit avoir portées auprès du ministère syrien des Affaires étrangères, qui l’aurait ainsi convoqué à Damas. Selon lui, l’ancien consul a quitté les Émirats arabes unis le 19 octobre, après avoir mis en scène « une fausse défection pour échapper à la justice ». Aucune information sur sa localisation n’a été confirmée jusqu’à présent. Certains observateurs ont laissé entendre qu’il aurait subi des pressions de la part de Syriens anti-Assad, alors qu’il serait le neveu du brigadier général Issam Zahreddine, accusé d’avoir mené l’attaque qui a coûté la vie à la journaliste américaine Marie Colvin en 2012 en Syrie, et qui a lui-même été tué en 2017 lors d’une bataille contre le groupe État islamique.

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D’aucuns envisageaient des pressions de la communauté druze syrienne liée à Israël, sachant que les Émirats arabes unis étaient le fer de lance de la normalisation avec l’État hébreu suite à la signature des accords d’Abraham en 2020. Ziad Zahreddine serait ainsi le second diplomate nommé sous le régime précédent à couper les ponts avec les nouvelles autorités de Damas, après Bachar Jaafari, alors ambassadeur en Russie, rappelle l’analyste Qalaat al-Mudiq sur X.

Le diplomate druze a déclaré dans sa vidéo plaider allégeance au cheikh Hikmat el-Hijri, leader de la communauté fermement opposé aux autorités syriennes et qui reconnaît Israël comme son protecteur, notamment dans le Sud syrien frontalier de l’État hébreu, à majorité druze. Prônant le séparatisme de la région, le chef spirituel avait créé avec d’autres factions la « Garde nationale » fin août, censée assurer la défense de la province de Soueida après les exactions commises contre des membres de la communauté le mois précédent. Dans sa vidéo, Ziad Zahreddine a appelé à soutenir une entité autonome dans le Sud syrien. Une position à l’opposé de celle portée par le président par intérim, Ahmad el-Chareh, qui entend unifier la Syrie et intégrer les différents groupes armés du pays au sein des forces nationales. La diplomatie de Damas a ainsi souligné que « ses récentes déclarations et positions ne représentent ni l’État syrien ni ses politiques officielles, et reflètent une posture purement personnelle qui contredit les normes diplomatiques et l’éthique consulaire ». Le ministère des Affaires étrangères a ajouté que le consulat de Dubaï continuait d’exercer ses fonctions de manière normale et régulière.

A-t-il démissionné ou a-t-il été démis de ses fonctions ? Quelles pressions ont-elles été exercées ? L’épisode fait encore l’objet de nombreuses questions. Depuis quelques jours, une vidéo tourne sur les réseaux sociaux, où l’on voit le consul syrien à Dubaï, Ziad Zahreddine, annoncer sa défection du nouveau pouvoir de Damas. En cause : « les attaques barbares, les crimes de génocide et de nettoyage ethnique mis en œuvre par Hay’at Tahrir el-Cham (HTC), représenté par le gouvernement intérimaire, en pleine coordination avec le groupe État islamique ». Une référence aux affrontements de juillet dernier qui ont opposé des tribus bédouines à des factions druzes, auxquels se sont rapidement greffées les forces de sécurité nationales, et qui ont fait des centaines de morts.Certains observateurs ont...
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Ah oui,, et le régime Assad n'est pas génocidaire? le patron de tous les génocidaires.

Ma Realite

07 h 55, le 22 octobre 2025

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Commentaires (1)

  • Ah oui,, et le régime Assad n'est pas génocidaire? le patron de tous les génocidaires.

    Ma Realite

    07 h 55, le 22 octobre 2025

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