Une fillette palestinienne déplacée transportant des bidons d'eau près de tentes, pendant un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 19 octobre 2025. Photo Ibrahim Hajjaj/Reuters
La Défense civile de la bande de Gaza a fait état de quatre personnes tuées lundi par des tirs israéliens à l'est de Gaza-ville.
« Quatre personnes ont été tuées et une a été grièvement blessée ce matin », lors de deux incidents distincts, a indiqué à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de l’organisation.
Ils ont été touchés « par des tirs israéliens alors qu'ils retournaient chez eux pour vérifier l'état de leur logement dans le secteur al-Chaaf, du quartier al-Touffah », a ajouté M. Bassal. Deux d'entre eux ont été transférés à l'hôpital al-Ahli, deux autres à l'hôpital al-Shifa, selon les services de secours et des témoins.
Plus tôt dans la journée, le ministère de la Santé de l’enclave avait indiqué avoir enregistré au total les décès de 80 personnes tuées par l’armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu.
L'armée israélienne a affirmé dans un communiqué de tirs vers des membres du Hamas « qui ont franchi la ligne jaune » - la ligne de repli des troupes israéliennes dans la bande de Gaza, convenue dans le cadre du cessez-le-feu - dans l'est de la ville de Gaza.
Dimanche, l'armée israélienne a mené des frappes meurtrières sur le territoire palestinien ayant tué au moins 45 personnes, selon la Défense civile. L'armée a ensuite annoncé dimanche soir cesser ses frappes.
Depuis le début de cette trêve, la troisième depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, l'armée a fait part d'autres incidents au cours desquels ses troupes ont tiré sur des individus qui s'approchaient ou dépassaient la « ligne jaune ».
Des centaines de milliers de Palestiniens déplacés par les combats sont retournés dans le nord de Gaza, souvent à la peine pour retrouver leur logement dans les ruines laissées par la guerre.
Lundi, l'armée israélienne a indiqué avoir « commencé » à matérialiser la « ligne jaune » pour « établir une clarté tactique sur le terrain ». Le marquage, qui « doit se poursuivre », consiste en une série de poteaux peints en jaune, de 3,5 mètres de haut, placés « environ tous les 200 mètres », a détaillé la troupe, qui a diffusé des images aériennes de blocs jaunes posés au sol à quelques centaines de mètres les uns des autres.

