C’est à la Bibliothèque nationale que Ghassan Salamé et Jack Lang se sont retrouvés pour un point de presse placé sous le signe du dialogue culturel. Photo L'OLJ
C’est à la Bibliothèque nationale que Ghassan Salamé et Jack Lang se sont retrouvés pour un point de presse placé sous le signe du dialogue culturel. En visite au Liban pour inaugurer l’exposition « Divas » au musée Sursock – après son succès à Paris –, le président de l’Institut du monde arabe a profité de cette halte beyrouthine pour évoquer les futurs projets de l’IMA, dont le premier, et non des moindres, rendra hommage à la cité de Byblos.
Dans son mot d’accueil, le ministre libanais de la Culture a salué la présence de Jack Lang, « dont la longue expérience en matière de politique culturelle ne peut être qu’enrichissante ». Il a également souligné le rôle unique de l’IMA, « lieu sans équivalent dans le monde », qui fait rayonner la langue arabe et familiarise un large public avec les créations culturelles arabes, anciennes et contemporaines.
L’exposition prévue pour le printemps prochain à Paris ambitionne de célébrer Byblos, ses trésors et ses découvertes archéologiques, notamment celles mises au jour par la Direction générale des antiquités (DGA). Elle constituerait le prélude à un projet plus vaste, voué à occuper l’ensemble des espaces de l’IMA.
Jack Lang s’est dit « honoré et heureux » d’être aux côtés de Ghassan Salamé, membre du haut conseil de l’Institut, qu’il a décrit comme un « homme de culture, de droit et de relations internationales ». Revenant sur son ouvrage La Tentation de Mars, qu’il qualifie de prémonitoire, il a évoqué sa fascination de longue date pour le Liban, née à l’âge de 17 ans lorsqu’il entreprit seul un tour de la Méditerranée.
Étudiant en droit et fondateur d’un festival de théâtre universitaire, il avait alors découvert « l’âge d’or du Liban », rencontré les frères Basbous à Rachana, croisé Feyrouz et les frères Rahbani, et même interprété le rôle de Créon dans Les Sept contre Thèbes d’Eschyle, invité par les sculpteurs de Rachana.
« Depuis que je suis à l’IMA, le Liban est dans nos murs, présent en permanence à travers conférences, films, débats et expositions », a confié Jack Lang, avant de révéler les contours de la future exposition Byblos, conçue en partenariat avec le musée du Louvre. « Sans Byblos, sans le bois de cèdre transporté vers l’Égypte, les pyramides n’auraient pu être construites. Byblos, les pyramides, même combat », a-t-il lancé, rappelant le rôle central de la cité phénicienne dans l’histoire des civilisations méditerranéennes.
L’exposition sera scénographiée par les créateurs des expositions Chrétiens d’Orient et Samarcande, présentées à l’IMA. « La magie de leur travail transfigurera des pièces archéologiques de première qualité qui seront transportées du Liban », a précisé Jack Lang, qui a tenu à remercier la DGA et toutes les équipes impliquées. D’autres projets consacrés à Tripoli, Saïda et Tyr sont également en préparation, car, souligne-t-il, « le Liban est d’une richesse inimaginable ».
Et de conclure : « Avec Ghassan Salamé, nous souhaitons concevoir un grand événement qui embrasserait toute l’histoire du Liban et sa vitalité contemporaine, comme nous l’avons fait pour le Maroc. » Jack Lang a enfin salué « le courage et la lucidité » de Ghassan Salamé et du Premier ministre Nawaf Salam, qui ont choisi de revenir au pays plutôt que de poursuivre des carrières prestigieuses à l’étranger. Un choix qui, selon lui, témoigne de la « dynamique de reconstruction et de rétablissement d’une paix civile et civique » qui anime aujourd’hui le Liban.




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Il y a rien à dire : Il fait ce qu'il y a à faire Ghassan Salameh, avec les moyens du bord.
14 h 09, le 19 octobre 2025