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« Urgence totale à Gaza », déclare à l'AFP le chef des opérations humanitaires de l'ONU

Tom Fletcher veut pouvoir livrer de l'aide à grande échelle.

Des Palestiniens se rassemblent pour recevoir des portions alimentaires distribuées par une cuisine caritative dans le camp de réfugiés de Nuseirat, situé dans le centre de la bande de Gaza, le 15 octobre 2025, deux jours après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu. Photo AFP/EYAD BABA

Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a appelé Israël à ouvrir « immédiatement » tous les accès de la bande de Gaza à l'aide humanitaire, en soulignant « l'urgence totale » de la situation après deux ans de guerre, dans un entretien avec l'AFP mercredi.

« Nous voulons que tous les passages soient ouverts et nous voulons un accès complètement sans entrave » a déclaré M. Fletcher, qui était présent au sommet international sur Gaza tenu lundi à Charm el-Cheikh en Egypte et coprésidé par Donald Trump. « Nous voulons que cela se fasse immédiatement, dans le cadre de l'accord » de cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas, parrainé par le président américain et entré en vigueur le 10 octobre, a-t-il souligné. 

« Cela fait partie des discussions que nous avons eues à Charm el-Cheikh: j'étais à Charm el-Cheikh avec le président Trump et les dirigeants mondiaux qui étaient sans équivoque sur le fait que nous devons être autorisés à livrer de l'aide à grande échelle ».

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La bande de Gaza, assiégée par Israël, est en proie à un désastre humanitaire après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien. Fin août, l'ONU a déclaré une famine dans plusieurs zones du territoire palestinien, ce que conteste Israël.

« Le test de cet accord (de cessez-le-feu) n'est pas les photos et les conférences de presse et les interviews (...). Le test est que nous ayons des enfants nourris, que nous ayons des anesthésiques dans les hôpitaux pour les personnes recevant des traitements, que nous ayons des tentes au-dessus de la tête des gens », a poursuivi M. Fletcher.

« Une fraction »

Le responsable de l'ONU a prévu de se rendre jeudi au point de passage crucial de Rafah, du côté égyptien de la frontière avec Gaza, qui, selon le plan Trump, devait ouvrir après le cessez-le-feu et la libération des otages israéliens par le Hamas. « Je ne sais pas à ce stade si le passage sera ouvert », a-t-il néanmoins dit.

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« Il y a un sentiment d'urgence totale, nos équipes sont prêtes, les marchandises sont prêtes (...) Nous avons 190 000 tonnes prêtes à entrer à ces frontières, mais nous devons obtenir des détails plus précis sur combien de camions passent et par quel passage frontalier », selon lui. Mais « nous sommes déterminés à entrer là-bas, à arrêter la famine, à reconstruire le secteur de la santé, à dégager les décombres et à commencer à donner aux gens l'espoir d'une vie meilleure ». 

Selon l'Ocha, l'agence de coordination humanitaire de l'ONU, et l'Organisation mondiale de la Santé, Israël a permis ces derniers jours l'entrée d'aide humanitaire et médicale, notamment de gaz de cuisine, pour la première fois depuis mars, ainsi que des tentes supplémentaires pour les déplacés, des médicaments et de la nourriture.

Mais, selon M. Fletcher, « cela a été une fraction de ce qui est nécessaire ». « Nous avons besoin de plus de carburant afin de remettre en marche les centrales électriques, les stations d'assainissement, l'eau et l'électricité ».

« Faire avancer les camions »

« J'espère que nous aurons les conditions pour livrer à grande échelle (...) Il y a de l'espoir en ce moment, mais c'est un espoir précaire » car, a-t-il dit, le sujet « n'est pas explicitement défini dans l'accord de paix ». « Nous savons que tout ne se déroulera pas sans accroc (...) C'est pourquoi nous sommes ici, c'est notre travail maintenant de travailler dans un esprit de résolution de problèmes, pratique et créatif pour faire avancer ces camions », a indiqué M. Fletcher.

Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité intérieure et figure de l'extrême droite israélienne, a de nouveau appelé mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu à couper totalement l'aide humanitaire, accusant le Hamas de violer l'accord de cessez-le-feu.

Côté financier, M. Fletcher a rappelé qu'à ce stade les Nations unies ne disposaient que de 28% des fonds nécessaires: « Ce que j'ai entendu à Charm el-Cheikh, c'est un véritable sens de générosité collective et de détermination, mais nous devons voir maintenant ce financement arriver ». 

L'ONU estime qu'environ 70 milliards de dollars seront nécessaires pour reconstruire le territoire palestinien, détruit à plus de 80%.







Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a appelé Israël à ouvrir « immédiatement » tous les accès de la bande de Gaza à l'aide humanitaire, en soulignant « l'urgence totale » de la situation après deux ans de guerre, dans un entretien avec l'AFP mercredi.« Nous voulons que tous les passages soient ouverts et nous voulons un accès complètement sans entrave » a déclaré M. Fletcher, qui était présent au sommet international sur Gaza tenu lundi à Charm el-Cheikh en Egypte et coprésidé par Donald Trump. « Nous voulons que cela se fasse immédiatement, dans le cadre de l'accord » de cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas, parrainé par le président américain et entré en vigueur le 10 octobre, a-t-il souligné. « Cela fait partie des discussions que nous avons eues...