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Moyen-Orient - Cessez-Le-Feu

Un journaliste palestinien tué à Gaza par un « gang » supposément soutenu par Israël

Le Hamas a lancé une « campagne sécuritaire » avec l'aval du président américain Donald Trump.

Un journaliste palestinien tué à Gaza par un « gang » supposément soutenu par Israël

Le journaliste palestinien Saleh Jaafaraoui, tué à Gaza le 12 octobre 2025. Photo circulant sur les réseaux sociaux

Quelques jours après un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le journaliste palestinien Saleh Jaafaraoui a été tué dimanche soir à Gaza-Ville par un « gang » armé supposément soutenu par Israël. Selon The New Arab, il documentait les destructions dans le quartier de Sabra après le retrait des forces israéliennes dans le cadre de la première phase de la trêve. Une source du ministère gazaoui de l’Intérieur a indiqué à al-Jazeera que ces affrontements impliquaient « une milice armée affiliée à l’occupation », accusée de pillages et de violences contre des Palestiniens déplacés.

Ces milices armées sont largement considérées comme étant soutenues par Israël, payées et formées pour semer la discorde parmi une population meurtrie après deux ans de guerre. Selon al-Jazeera, les combattants qui auraient tué Saleh Jaafaraoui appartiennent au clan Doghmush. Si les détails restent flous, sa mort a été confirmée par des vidéos authentifiées obtenues par L’Orient Today, ainsi que par les témoignages de plusieurs journalistes et activistes gazaouis.

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Le journaliste n’était affilié à aucun média, mais documentait activement la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza depuis son déclenchement, le 7 octobre 2023, relayant des mises à jour sur les réseaux sociaux et réunissant ainsi des millions d’abonnés. Une source sécuritaire palestinienne a confié à Reuters lundi que le Hamas avait lancé une « campagne sécuritaire » après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, tuant 32 membres d’« un gang » et perdant six agents lors des violences. L’opération a aussi conduit à l’arrestation de 24 personnes et à 30 blessés.

Depuis le cessez-le-feu, le ministère gazaoui de l’Intérieur, contrôlé par le Hamas, a déployé des forces pour éviter qu’un vide sécuritaire favorise l’anarchie et les pillages. Le président américain Donald Trump, demandant le désarmement du Hamas dans un plan de sortie de crise, a néanmoins donné son aval à des opérations de sécurité interne de manière temporaire.

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Début janvier, Saleh Jaafaraoui confiait à al-Jazeera : « Toutes les scènes et situations que j’ai vécues pendant ces 467 jours ne s’effaceront jamais de ma mémoire. J’ai vécu chaque seconde dans la peur », après avoir reçu de nombreuses menaces israéliennes. Son meurtre est survenu au troisième jour du cessez-le-feu, veille de la libération des otages israéliens détenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens.

Les hommages affluent sur les réseaux sociaux

« Je n’ai plus de mots pour décrire ce qui se passe », a écrit sur Instagram le journaliste gazaoui Motaz Azaiza, accompagnant son message d’une vidéo montrant Saleh Jaafaraoui sans vie. Selon lui, son frère, Naji, détenu en Israël, devait être libéré dans le cadre d’un échange : « Saleh est parti avant de pouvoir l’embrasser… »

La journaliste d’al-Jazeera Hind Khoudary a, elle, publié une photo de Saleh Jaafaraoui avec un drapeau palestinien. L’activiste Ali Battah, qui avait aidé des déplacés dans le camp de Jabalia à Gaza, a partagé une photo à ses côtés, écrivant : « Puisse Dieu l’accueillir parmi les martyrs. »

Depuis le début de la guerre en octobre 2023, plus de 270 journalistes ont été tués à Gaza, faisant de ce conflit le plus meurtrier de l’histoire contemporaine pour les professionnels des médias.

Quelques jours après un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le journaliste palestinien Saleh Jaafaraoui a été tué dimanche soir à Gaza-Ville par un « gang » armé supposément soutenu par Israël. Selon The New Arab, il documentait les destructions dans le quartier de Sabra après le retrait des forces israéliennes dans le cadre de la première phase de la trêve. Une source du ministère gazaoui de l’Intérieur a indiqué à al-Jazeera que ces affrontements impliquaient « une milice armée affiliée à l’occupation », accusée de pillages et de violences contre des Palestiniens déplacés.Ces milices armées sont largement considérées comme étant soutenues par Israël, payées et formées pour semer la discorde parmi une population meurtrie après deux ans de guerre. Selon al-Jazeera, les combattants qui...
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