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Économie - Réformes

Première journée « positive » et « franche » pour le Liban aux assemblées annuelles du FMI et de la BM

La direction de la Banque mondiale doit dépêcher une importante délégation à Beyrouth en novembre afin « d’examiner de près la situation ».

Le siège de la Banque mondiale à Washignton le 21 avril 2025.Photo d'illustration Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour

La délégation libanaise, qui participe aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale programmées du 13 au 18 octobre, est arrivée pendant le week-end écoulé à Washington. Si les discussions de sa première journée dans la capitale américaine ont été « positives » et « franches », le message principal transmis par les interlocuteurs est que le Liban doit avancer plus rapidement, malgré les difficultés posées par le contexte sécuritaire, selon une source sur place souhaitant rester anonyme.

La délégation est composée à peu près des mêmes membres qui avaient participé aux réunions du printemps, tenues par les deux organisations dans la capitale américaine en avril dernier, à savoir le ministre des Finances Yassine Jaber, le gouverneur de la Banque du Liban Karim Souhaid, et la présidente de l’Institut des Finances Basil Fuleihan, Lamia Moubayed-Bissat. Le palais de Baabda a également envoyé un représentant et certains députés, à l’image du président de la commission parlementaire de l’Économie, ont fait le déplacement en parallèle.

En avril, la délégation libanaise avait permis au Liban de marquer des points en poussant depuis Washington au vote d’une loi aménageant le secret bancaire conformément aux standards internationaux, écartant au passage les amendements très problématiques introduits par les députés au cours d’une réunion des commissions mixtes organisée juste avant le déplacement.

Ce vote avait suscité l'espoir que le Liban puisse revenir aux États-Unis en octobre avec suffisamment d’avancées dans les réformes attendues depuis le début de la crise économique et financière de 2019, afin de convaincre le Conseil d’administration du FMI de lui permettre de souscrire à un programme d’assistance conditionné à la poursuite de la mise en œuvre d’autres réformes. Malheureusement, peu de progrès ont été réalisés depuis.

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Réunion avec la direction de la BM

La délégation du gouvernement et du palais a entamé sa semaine par une réunion avec la direction de la Banque mondiale, au cours de laquelle Yassine Jaber a présenté un exposé sur les avancées réalisées par le Liban dans les différents chantiers de réformes que le pays a lancés ou doit encore finaliser, ainsi que sur les prêts accordés par la Banque mondiale, notamment celui de 250 millions de dollars destiné à assurer la reconstruction des infrastructures vitales dans le Sud.

Toujours selon la même source, le ministre a évoqué aussi les défis posés par le contexte géopolitique régional et la situation sécuritaire, particulièrement les frappes israéliennes sur le territoire libanais. Le jour même du départ de la délégation, l’armée israélienne avait mené une série de frappes massives dans la région de Msayleh, au Liban-Sud, détruisant de nombreux engins de chantier opérant pour reconstruire des bâtiments et infrastructures endommagés pendant la guerre.

La BM a quant à elle indiqué à la délégation libanaise qu’elle prévoyait de dépêcher en novembre une importante délégation au Liban afin « d’examiner de près la situation et de s’entretenir avec les différents responsables du pays ». La direction de la BM a fait savoir qu’elle était « très sensible » aux progrès des négociations entre le Liban et le FMI, et que les dirigeants libanais doivent avancer « un peu plus vite malgré les défis ».

Les discussions avec le FMI

La délégation libanaise s’est également réunie avec le chef de mission du FMI pour le Liban, Ernesto Ramirez Rigo, point de contact des autorités qui ont relancé cette année les négociations avec l’organisation pour tenter de souscrire à un programme d’assistance financière. « La discussion a été très franche et très calme, et les deux parties ont essayé de trouver un terrain d’entente. Le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque du Liban ont tous deux assuré que Beyrouth était prêt à prendre en compte les différentes recommandations du FMI (qui a fait des remarques sur la loi de résolution bancaire adoptée en juillet et reste inflexible sur certains principes concernant la répartition des pertes financières du pays, Ndlr). Ils ont aussi indiqué qu’il était nécessaire de trouver la formule qui permette de faire passer ces recommandations auprès des députés », a-t-on expliqué de même source. « Il y a des divergences très prononcées, mais l’ambiance est positive », a-t-on ajouté.

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S’exprimant dans les médias libanais, le député Farid Boustany a demandé que la loi sur la répartition des pertes ne se fasse pas au détriment des « déposants innocents », et de « respecter le principe de hiérarchie sur cette question. Autrement dit que les banques, la Banque du Liban et l’État libanais doivent assumer le poids de la crise ». Selon ce qui est ressorti des discussions de ces dernières années, le FMI considère que le montant des pertes financières que le pays doit absorber, bien qu’il diminue avec la hausse des cours de l’or, reste trop important pour éviter de mettre les déposants à contribution, mais insiste pour que les actionnaires des banques assument pleinement leur part. Au Liban, un front composé de la BDL, du secteur bancaire et des organisations patronales tente de manœuvrer pour obtenir un compromis sur l'application de la hiérarchie des responsabilités vis-à-vis des pertes des banques.

La source précitée fait aussi état d’une troisième réunion avec le FMI, « très technique et consacrée à l’élaboration d’un cadre budgétaire à moyen terme » compatible avec les objectifs du Liban en matière de réformes. Une autre recommandation de l’organisation, qui avait beaucoup à redire sur le projet de budget adopté le mois dernier par le gouvernement. Les membres de la délégation libanaise ont enfin tenu plusieurs réunions bilatérales, notamment avec le Fonds islamique de développement.

La délégation libanaise, qui participe aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale programmées du 13 au 18 octobre, est arrivée pendant le week-end écoulé à Washington. Si les discussions de sa première journée dans la capitale américaine ont été « positives » et « franches », le message principal transmis par les interlocuteurs est que le Liban doit avancer plus rapidement, malgré les difficultés posées par le contexte sécuritaire, selon une source sur place souhaitant rester anonyme.La délégation est composée à peu près des mêmes membres qui avaient participé aux réunions du printemps, tenues par les deux organisations dans la capitale américaine en avril dernier, à savoir le ministre des Finances Yassine Jaber, le gouverneur de la Banque du Liban Karim Souhaid, et...
commentaires (3)

""une importante délégation à Beyrouth en novembre afin « d’examiner de près la situation "" EXAMINER DE PRES ? ca ve dire quoi ca ? qu'ils venaient profiter de notre hospitalite , voir notre arak et gouter a notre mezze lors de leurs voayges precedents ?

L’acidulé

10 h 01, le 15 octobre 2025

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Commentaires (3)

  • ""une importante délégation à Beyrouth en novembre afin « d’examiner de près la situation "" EXAMINER DE PRES ? ca ve dire quoi ca ? qu'ils venaient profiter de notre hospitalite , voir notre arak et gouter a notre mezze lors de leurs voayges precedents ?

    L’acidulé

    10 h 01, le 15 octobre 2025

  • Apres 6 ans, de toutes les crapules bancaires, il ne s'en est pas trouve une seule pour s'excuser aupres de ses clients. PAS UNE SEULE. Par contre, certaines ne se privent pas d'etaler indecement, jusqu'au Washington republicain, leur fortune acquise par le vol de l'epargne de leurs clients. Tfeeehhhhh Kellon ya3ne kellon.

    Michel Trad

    10 h 58, le 14 octobre 2025

  • Le FMI a recommande 30 (trente, pas une de moins) modifications a la loi sur le secret bancaire. Par ailleurs, une demande imperative du FMI est l'unification des taux de change. Or, la BDL et les crapules bancaires maintiennent en vigueur la circulaire scelerate 151, au taux de 15000 LL pour 1 $, qui donne a la banque 5 dollars, chaque fois que l'epargnant veut en retirer 1 seul. En outre, les crapules bancaires ne veulent rien assumer de LEURS dettes vis-a-vis des deposants. De toutes les crapules bancaires, il ne s'en est pas trouve une seule pour s'excuser aupres de ses clients.

    Michel Trad

    10 h 54, le 14 octobre 2025

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