Le couple présidentiel libanais au chevet d'Amani Bazzi Charara, qui a perdu trois enfants et son époux dans une frappe israélienne sur Bint Jbeil en septembre, le 10 octobre 2025. Photo X / @LBPresidency
Le président libanais, Joseph Aoun, et la Première dame, Nehmat Aoun, se sont rendus vendredi matin au chevet d'Amani Bazzi Charara, la mère de famille rescapée d'une frappe israélienne sur une voiture au Liban-Sud, le 21 septembre, qui avait coûté la vie à trois de ses enfants, Céline, Hadi et Célia, et à son mari Chadi. Mme Bazzi Charara s'en était sortie avec une autre de ses filles, Acil, mais les deux sont grièvement blessées et toujours hospitalisées à Beyrouth.
M. et Mme Aoun lui ont rendu visite à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth (AUBMC), où ils ont entendu un compte rendu de l'état de santé des deux survivantes du massacre de Bint Jbeil. La fillette blessée est toujours en soins intensifs, selon le compte X de la présidence. S'entretenant ensuite avec Mme Bazzi Charara, le chef de l'État a affirmé que « tous les Libanais sont à ses côtés dans cette épreuve » et salué « sa force et sa résilience face à la tragédie ».
La frappe israélienne à Bint Jbeil avait également tué un homme qui se trouvait à moto près de la voiture visée, un proche de la famille.
M. Aoun avait déjà transmis, le 23 septembre, par l'intermédiaire du ministre de l'Information Paul Morcos, ses « pensées » à Mme Bazzi Charara, alors qu'il se trouvait à New York. M. Morcos était venu au chevet de Mme Charara avec son collègue du ministère de la Santé, Rakan Nassereddine.
La visite de M. Aoun auprès d'Amani Bazzi Charara a eu lieu alors que le président du Parlement libanais, Nabih Berry, avait reproché jeudi soir au gouvernement de se désintéresser complètement des habitants du Liban-Sud, ce à quoi le Premier ministre, Nawaf Salam, avait riposté en rappelant une partie des décisions prises par l'exécutif pour le Sud.
Vendredi également, le cheikh chiite Ali Fadlallah s’est lui aussi rendu à l’hôpital universitaire américain de Beyrouth pour rendre visite à Amani Bazzi Charara, selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Il était accompagné du directeur général de l’Association caritative al-Mabarrat, le Dr Mohammad Baqir Fadlallah, ainsi que du cheikh Fouad Khreis.
Le cheikh Fadlallah a salué « la foi et le courage exemplaires » de la blessée, soulignant « sa fermeté, sa volonté et sa patience face à une tragédie d’une telle ampleur ». Il a appelé « l’ensemble des Libanais à l’unité » et à « intensifier leurs efforts pour mettre un terme aux crimes commis par l’ennemi dans un silence international assourdissant, notamment de la part des pays parrains de l’accord de cessez-le-feu ».
Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024, l'armée israélienne poursuit ses frappes et tirs contre le Liban, principalement le Sud. Des centaines de personnes ont été tuées dans ces attaques, parmi lesquelles plus de 100 civils, selon un décompte de l'ONU publié le 1e octobre.



Pauvre famille .
13 h 55, le 10 octobre 2025