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Washington serait intervenu pour évacuer de Gaza la mère d'un réserviste américain

Cette opération s'est déroulée en coordination avec les gouvernements israélien et jordanien et aurait aussi mobilisé l'envoyée américaine Morgan Ortagus, rapporte The Washington Post.

Washington serait intervenu pour évacuer de Gaza la mère d'un réserviste américain

Des Palestiniens portant des sacs reviennent d'un point de distribution alimentaire géré par le groupe Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenu par les États-Unis et Israël, près du corridor de Netsarim, dans le centre de la bande de Gaza, le 5 octobre 2025. Photo AFP/EYAD BABA

L'administration du président américain Donald Trump est intervenue ces dernières semaines pour assurer « secrètement » l'évacuation d'une femme palestinienne à Gaza, Ahlam Firwana, 59 ans, dont le fils est réserviste dans la marine américaine, rapporte The Washington Post.

Dans un article publié mardi, le quotidien américain a indiqué que cette évacuation, via le point de passage de Kerem Shalom le 17 septembre au bout d'un trajet de 19 heures, s'est également déroulée en coordination avec les gouvernements israélien et jordanien, selon des personnes proches du dossier et des correspondances examinées par le Washington Post. Elle a aussi nécessité une pause coordonnée des frappes militaires israéliennes. Mme Firwana précise que son sauvetage a nécessité un don de 10 000 dollars pour couvrir les frais de transport et un logiciel sophistiqué pour surveiller ses déplacements.

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Son fils, Younes, âgé de 32 ans, s'était engagé dans l'armée en 2023. Un an plus tard, il est naturalisé citoyen américain. Le sauvetage de sa mère a été soutenu par la « Special Operations Association of America », une organisation d'anciens combattants qui a soutenu l'évacuation légale d'environ 1 100 personnes de Gaza depuis le début de la guerre. Il aurait aussi mobilisé la vice-envoyée spéciale américaine pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, elle-même réserviste de la marine, ainsi que de hauts responsables de l’ambassade des États-Unis en Jordanie. Le Conseil de sécurité nationale américain en aurait également été informé.

Un trajet de 19 heures

Le 17 septembre, l'un des fils de Mme Firwana a été accompagnée par plusieurs de ses fils vers le poste frontière, mais ils n'ont pas pu aller très loin, les routes étant encombrées de personnes qui tentaient de fuir à la suite d'un avis d'évacuation israélien. Avec l'aide de sa fille, la quinquagénaire a parcouru les 15 derniers kilomètres à pied, protégée par les moyens de surveillance déployés et alors que les frappes israéliennes avaient été suspendues.

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Ahlam Firwana se trouve actuellement en Jordanie dans l'attente d'obtenir un visa pour les États-Unis. Son fils espère pouvoir évacuer le reste de la famille, mais affirme devoir attendre « la fin d'une procédure de demande de visa lente et opaque ».

L'évacuation de cette Palestinienne est intervenue alors que l'administration Trump avait annoncé en août suspendre les visas touristiques pour les personnes originaires de Gaza, après que la militante d’extrême droite Laura Loomer a qualifié de « menace pour la sécurité nationale » les enfants palestiniens blessés et leurs accompagnateurs arrivant aux États-Unis. Les enfants et conjoints de citoyens américains ont vu leurs demandes d'évacuation rejetées pour des raisons de sécurité nationale, selon les témoignages d'avocats et d'organisations de défense des droits humains cités par The Washington Post.

L'administration du président américain Donald Trump est intervenue ces dernières semaines pour assurer « secrètement » l'évacuation d'une femme palestinienne à Gaza, Ahlam Firwana, 59 ans, dont le fils est réserviste dans la marine américaine, rapporte The Washington Post.Dans un article publié mardi, le quotidien américain a indiqué que cette évacuation, via le point de passage de Kerem Shalom le 17 septembre au bout d'un trajet de 19 heures, s'est également déroulée en coordination avec les gouvernements israélien et jordanien, selon des personnes proches du dossier et des correspondances examinées par le Washington Post. Elle a aussi nécessité une pause coordonnée des frappes militaires israéliennes. Mme Firwana précise que son sauvetage a nécessité un don de 10 000 dollars pour couvrir...
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