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Dernières Infos - Etats-Unis

Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche


Le Brésilien Diego Lopes et l'Américain Steve Garcia s'affrontent dans la catégorie poids plumes lors de l'événement d'arts martiaux mixtes « UFC Freedom 250 » sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, DC, le 14 juin 2026. Photo Kent NISHIMURA / AFP

Donald Trump a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA, dans un vaste étalage de brutalité et un show au fort accent politique. Le spectacle s'est déroulé alors que le président américain savourait l'accord de paix à peine annoncé avec l'Iran. Sa signature est prévue vendredi à Genève, en Suisse.

Donald Trump a fait son entrée sous la « griffe », une imposante arche métallique de 28 mètres de haut aux couleurs de l'Amérique - plus haute que la résidence présidentielle. Dessous trônait l'octogone, une cage dans laquelle sept face-à-face se sont succédé sous l'égide de l'UFC, la puissante organisation d'arts martiaux mixtes (MMA) pilotée par Dana White, un proche du président.

Comme à son habitude, ce dernier avait vu les choses en grand. Plus de 4.000 invités triés sur le volet étaient installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta. Ou David Ellison, patron de Paramount et allié de Donald Trump, dont la chaîne détenait les droits exclusifs de diffusion.

Quelque 100.000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président de certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes. Deux d'entre eux rendaient hommage à celui qui avaient eu « les couilles » d'organiser les combats. Et Josh Hokitn s'offrait une violente attaque au micro contre une ancienne Première dame: « Michelle Obama est un homme, n'est-ce pas, Amérique ? »


« Typiquement américain »

Ce spectacle, évalué à 60 millions de dollars par la presse américaine, a fait grincer bien des dents. Ses contempteurs ont dénoncé des dépenses somptuaires dans une conjoncture plombée par la guerre en Iran, même si la Maison Blanche promet que l'UFC a réglé la facture. D'autres ont décrit un mélange des genres douteux entre un tel spectacle et le symbole sacré de la démocratie américaine.

Parmi la foule se trouvait Nyles Rife, chemise blanche piquée de petits drapeaux américains, licencié et grand amateur de la discipline. « Je suis fan de l'UFC, je regarde depuis que je suis enfant », raconte-t-il à l'AFP. Il avoue ne pas être « le plus grand fan (de Trump) en ce moment » mais ne lui tient pas rigueur d'avoir transformé les lieux. « C'est peut-être un peu égoïste, mais c'est lui le chef », fait valoir le trentenaire. En pareille situation, « je ferais la même chose ! ». Baptisé « Freedom 250 », l'événement s'inscrit dans le cadre des 250 ans de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis. « Ce n'est pas un meeting pro-Trump. C'est tout simplement l'Amérique », assure Nyles Rife.

Mark Toone, 50 ans dont 25 comme Marine de l'armée américaine, ne dit pas autre chose : « C'est juste typiquement américain. Célébrons notre drapeau et notre pays. Ces combats sont complètement emblématiques et représentatifs de la culture et du mode de vie américains ». Haut responsable de l'UFC, Craig Borsari se défend pour sa part de mélanger sport et politique et décrit « une occasion unique de célébrer ce pays et nos athlètes ». L'UFC aurait-elle monté un tel projet avec un président démocrate ? A « 100% », répond-il.


« Pas un chiffre qui me plaît »

C'est pourtant une certaine idée de l'Amérique que Donald Trump a mis à l'honneur. Très populaire parmi les jeunes hommes, ce sport incarne son goût pour l'extrême virilité décomplexée et l'implacable loi du plus fort. Les combattants de MMA « sont les gens les plus endurcis que vous puissiez rencontrer », a-t-il affirmé au New York Post. « On n'est pas du tout dans la politique », mais « on a cette chance d'être exposé aux yeux du monde », se réjouit de son côté auprès de l'AFP le Français Ciryl Gane, vainqueur du Brésilien Alex Pereira.

Aussi hors normes que Trump lui même, le show a éclipsé les questions autour de l'âge du plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis. « Ce n'est pas un chiffre qui me plaît, mais je suis là quand même », a clamé le désormais octogénaire qui rappelle régulièrement être en excellente santé. « Il gère sa présidence comme il gérait sa carrière auparavant: comme un grand spectacle tape à l'oeil », résume Peter Loge, à la tête de l'école des médias et des affaires publiques de l'université George Washington. Il devait peu après quitter Washington pour le sommet du G7, qui débute lundi en France à Evian, sur les bords du lac Léman.

Donald Trump a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA, dans un vaste étalage de brutalité et un show au fort accent politique. Le spectacle s'est déroulé alors que le président américain savourait l'accord de paix à peine annoncé avec l'Iran. Sa signature est prévue vendredi à Genève, en Suisse.Donald Trump a fait son entrée sous la « griffe », une imposante arche métallique de 28 mètres de haut aux couleurs de l'Amérique - plus haute que la résidence présidentielle. Dessous trônait l'octogone, une cage dans laquelle sept face-à-face se sont succédé sous l'égide de l'UFC, la puissante organisation d'arts martiaux mixtes (MMA) pilotée par Dana White, un proche du président.Comme à son habitude,...