Le président américain Donald Trump participe à une séance de travail avec les dirigeants du G7 et leurs partenaires sur la promotion de la croissance économique, lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le 17 juin 2026. Photo Christian Hartmann / REUTERS
Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi, depuis le sommet du G7 à Evian, que le président libanais Joseph Aoun effectuerait une visite à Washington « dans une ou deux semaines ». M. Trump avait déjà évoqué, en novembre dernier, la possibilité d'inviter son homologue libanais à la Maison Blanche.
L'homme fort des États-Unis a par ailleurs indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui inclut aussi une cessation des hostilités au Liban, serait signé « bientôt », « peut-être » jeudi ou vendredi, et annoncé qu'Israël avait reçu une copie du texte.
Sur « la partie libanaise, c'est quelque chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu », a reconnu le locataire de la Maison Blanche, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le Hezbollah, formation pro-iranienne, au Liban. « C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit », a également commenté M. Trump, estimant que « le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran ». Car « c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir », a-t-il ajouté. Il a en outre affirmé que Washington et Téhéran allaient « très probablement » signer ce texte, et répété que les Etats-Unis « prendront » l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est « sans valeur ». Le président américain a aussi promis une discussion « parallèle » avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.
M. Trump a par ailleurs vanté son « formidable partenariat » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Pour être tout à fait juste envers Bibi Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois », a-t-il déclaré. « Nous avons un partenariat formidable », a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de « petit différend ». Mardi, le président américain avait pourtant estimé que M. Netanyahu devait adopter « une attitude plus responsable concernant le Liban », alors qu'Israël refuse toujours de se retirer des territoires qu'il occupe au Liban-Sud. Il avait également affirmé avoir fait savoir à Israël qu’il n’avait « pas apprécié son attaque contre (la banlieue sud de) Beyrouth » dimanche dernier.

