Rechercher
Rechercher

Politique - Monopole Des Armes

Schenker met en garde contre « une sorte de confrontation » entre l'armée libanaise et le Hezbollah

Lors de son discours le 27 septembre dernier, Naïm Kassem avait affirmé que son parti « mènera cette bataille (celle du désarmement) comme les chiites ont mené la bataille de Kerbala ».

Schenker met en garde contre « une sorte de confrontation » entre l'armée libanaise et le Hezbollah

Naïm Kassem, actuel chef du Hezbollah, tenant un discours projeté sur un écran géant lors du premier anniversaire de l'assassinat de Hassan Nasrallah, à Deir Qanoun el-Nahr, près de Tyr, au Liban-Sud, le 27 septembre 2025. Photo Mahmoud Zayyat/AFP

L'ancien sous-secrétaire d'État américain, David Schenker, a estimé qu'une « sorte de confrontation » entre l'armée libanaise et le Hezbollah » pouvait advenir si le parti chiite refusait de se soumettre au plan de désarmement des milices mis en œuvre par la troupe, dans un entretien avec le média This is Beirut.

Membre de l'administration américaine entre 2019 et 2021, lors du premier mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche, au poste de sous-secrétaire d'État pour les Affaires du Proche-Orient, M. Schenker a affirmé qu'il était selon lui difficile d’éviter une confrontation directe entre la troupe et les miliciens du parti chiite. « L’armée libanaise va-t-elle ouvrir le feu sur ses compatriotes ? a-t-il demandé. À un certain point, cela devient une question de souveraineté de l’État. Le gouvernement devra trancher. »

M. Schenker a également commenté la déclaration du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, selon laquelle « le Hezbollah mènera cette bataille comme les chiites ont mené la bataille de Kerbala », observant que cette bataille historique « ne s’est pas bien finie » pour la communauté chiite.

Il a en outre rappelé le risque de voir s'opposer une armée libanaise qui compte environ 75 000 éléments, contre les quelque « 15 000 combattants » qu'il attribue au Hezbollah. « Personne ne veut voir ce genre d'affrontement arriver. Mais si le Hezbollah dit qu'il veut continuer de placer son allégeance à l'Iran au-dessus de l'État libanais, il y aura nécessairement une sorte de confrontation », a-t-il estimé, en ajoutant que la formation chiite « freiner le Liban et la reconstruction du Sud ».

Il a également déclaré croire en la perspective voir advenir « des relations normales chaleureuses » entre Beyrouth et Tel-Aviv, en s'appuyant sur l'exemple du rapprochement en cours entre la Syrie et Israël sous supervision américaine.

Pour mémoire

Que sait-on des effectifs militaires du Hezbollah ?

Lors d'une allocution datant d'octobre 2021, l'ancien secrétaire général du parti pro-iranien Hassan Nasrallah avait affirmé que sa formation pouvait mobiliser jusqu'à « 100 000 combattants », en marge des vives tensions qui avaient secoué Beyrouth à l'époque après l'incident de Tayyouné, au cours duquel six miliciens chiites ont trouvé la mort. Une affirmation qui avait suscité de vives réactions et laissé perplexes de nombreux experts.

Si les effectifs militaires du Hezbollah sont difficiles à évaluer, il est clair que ses capacités ont été fortement affaiblies après les coups reçus lors de la dernière guerre contre Israël, qui a tué nombre de ses commandants et combattants. Les estimations des pertes réelles durant ces 13 mois de confrontation varient en fonction des sources.

Naïm Kassem a agité à plusieurs reprises le spectre de la guerre civile pour s'opposer au projet du gouvernement libanais de désarmer l'ensemble des milices, au nom du principe du monopole des armes dans les mains de l'État, réaffirmé par le président Joseph Aoun dans son discours d'investiture en janvier 2025. Le chef de l'État a lui-même reconnu craindre un scénario de « guerre civile » et vouloir tout faire pour l'éviter, alors que l'armée libanaise a présenté son plan de désarmement au gouvernement en septembre dernier.

Cet article a été modifié le 6 octobre 2025 à 20h25 pour rectifier des propos accordés à M. David Schenker.

L'ancien sous-secrétaire d'État américain, David Schenker, a estimé qu'une « sorte de confrontation » entre l'armée libanaise et le Hezbollah » pouvait advenir si le parti chiite refusait de se soumettre au plan de désarmement des milices mis en œuvre par la troupe, dans un entretien avec le média This is Beirut.Membre de l'administration américaine entre 2019 et 2021, lors du premier mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche, au poste de sous-secrétaire d'État pour les Affaires du Proche-Orient, M. Schenker a affirmé qu'il était selon lui difficile d’éviter une confrontation directe entre la troupe et les miliciens du parti chiite. « L’armée libanaise va-t-elle ouvrir le feu sur ses compatriotes ? a-t-il demandé. À un certain point, cela devient une question de souveraineté de l’État. Le gouvernement devra...
commentaires (8)

Qui veut la paix prépare la guerre. Notre armée devrait se tenir prête à toutes les éventualités pour prouver à ces vendus que notre pays n’est pas un souk où n’importe quelle organisation terroriste peut venir nous menacer et s’y enraciner pour imposer sa loi sur les citoyens libanais.

Sissi zayyat

14 h 18, le 04 octobre 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • Qui veut la paix prépare la guerre. Notre armée devrait se tenir prête à toutes les éventualités pour prouver à ces vendus que notre pays n’est pas un souk où n’importe quelle organisation terroriste peut venir nous menacer et s’y enraciner pour imposer sa loi sur les citoyens libanais.

    Sissi zayyat

    14 h 18, le 04 octobre 2025

  • La paix est en route , et bientôt les slogans sectaires, creux de la milice , seront sans objets !

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 04, le 04 octobre 2025

  • Esperons que la milice connaitra le sort du hamas !

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 04, le 04 octobre 2025

  • C’est la guerre civile ou alors livrer ce qui reste du pays à la milice d’Iran ? Victorieux, Israël a presque terminé sa guerre avec le hezbollah au Sud et a assuré définitivement sa frontière Nord, et c’est ce qui l’importe. Malgré ses menaces stériles, la milice n’osera jamais plus s’attaquer à bien plus fort qu’elle. Mais s’attaquer à nous, c’est plus facile. Alors on doute qu’Israël fasse tout le boulot à notre place. C’est à nous qu’il reviendra de balayer devant notre porte, au Nord du Litani. A prendre ou à laisser, avec toutes les conséquences possibles. A l’Etat de choisir.

    Goraieb Nada

    07 h 39, le 04 octobre 2025

  • Guerre civile inévitable? Peut-être. Mais, en tous cas, ce qui est sûr, c'est que plus on attend, plus le risque grandit. Le Hezbollah se réarme, se reconstitue. et et, profitant de la faiblesse (pour ne pas dire lâcheté, voire complicité de l'Etat) montre de plus en plus les muscles. La gifle infligée au pouvoir (et dûment acceptée par celui-ci) à Raouché en est un exemple frappant. Si cette guerre devait éc;aterm la TOTALE responsabilité en incomberait à la milice iraniemme, pas à ;'armée qui ne ferait alors que son devoir.

    Yves Prevost

    07 h 24, le 04 octobre 2025

  • C'est le voeu le plus cher des USA et Israél! Le Liban restera le plus fort et le Hezbollah, s'il se sent Libanais, remettra les armes malgré les manigances américaines et israéliennes!!

    Hélène SOMMA

    20 h 20, le 03 octobre 2025

  • Ben oui, dilemme cornélien évident qui bloque toute solution à court terme… L’armée ne pourra pas aller au bout pour désarmer le HB sans grabuge, et ce dernier crâne et menace en voulant gagner du temps et tenter de reconstituer son arsenal qu’il pense être sa seule planche de survie…Que peut donc faire un semblant d’état encore très fragile et qui multiplie les communiqués stériles? Pas d’autre choix que de compter sur la communauté internationale et arabe et, sans l’avouer laisser le champ libre à Israël de continuer son sale boulot…Encore beaucoup de temps avant la lumière au bout du tunnel

    Saliba Nouhad

    18 h 53, le 03 octobre 2025

  • Meme si le JOB est fait par d,autres le conflit civil semble inevitable surtout que l,ETAT ne montre que des signes de faiblesse vis a vis du tandem que dirige en FAIT, sous ordres iraniens, notre chef du legislatif et chef de milice. Le probleme n,est pas d,attirer le tandem au sein de l,Etat ou le perche y perche sans interruption, mais c,est qu,ils veulent nous reduire a embrasser leurs/iraniennes aventures et continuer a nous taire pour d,autres decennies ou entretemps a obliger les autres communautes au depart de l,enfer qu,ils ont cree pour reclamer la majorite...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 49, le 03 octobre 2025

Retour en haut