Le désormais ex-ambassadeur d’Algérie au Liban, Kamel Bouchama, lors d’une émission diffusée sur YouTube par Al-Hayat TV le 27 novembre 2020. Capture d’écran.
L’ambassadeur d’Algérie en poste à Beyrouth depuis février dernier a été démis de ses fonctions mercredi, après avoir été filmé en train d’attaquer verbalement le président américain Donald Trump en utilisant des termes jugés inappropriés lors d’un événement culturel au Liban, selon plusieurs médias, dont TSA Algérie, qui citent une source officielle.
Kamel Bouchama a été filmé alors qu’il s’exprimait lors d’une conférence sur le thème «Liban et Algérie : histoire rayonnante et présent lumineux», organisée à Beyrouth la semaine dernière. Selon un extrait, le diplomate, qui s’exprimait en arabe, a qualifié le chef de l’État américain de «cowboy» (raï el-bakar, en arabe) et de « simple d’esprit » (maʿtoūh), suggérant littéralement que sa place se trouvait dans un « asile de fous ».
Ces propos s’inscrivaient apparemment dans un commentaire plus large sur la situation à Gaza, où la guerre fait rage depuis le 7 octobre 2023.
Surréaliste, la séquence n’est apparemment pas passée du côté d’Alger, pour qui Kamel Bouchama a exprimé « une opinion personnelle qui ne peut pas être une position officielle » et « il est sorti du cadre diplomatique en s’éloignant des constantes et des valeurs de la diplomatie algérienne », selon des sources officielles contactées par TSA Algérie. Le site d’information précise que la sortie du diplomate, ainsi que ses conséquences, constituent un épisode rare dans l’histoire de l’Algérie, où l’information aurait été annoncée par les autorités, vraisemblablement mercredi 1er octobre 2025, par le régime d’Alger, sans communiqué ni relais officiel.
TSA Algérie indique que Kamel Bouchama a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire au Liban en février dernier et qu’en mai, il a été également agréé comme ambassadeur d’Algérie à Chypre, toujours depuis Beyrouth. Ancien ministre et membre du Conseil de la Nation dans le tiers présidentiel en mars 2023, il était auparavant posté en Syrie, qu’il a dû quitter après la chute du régime de Bachar el-Assad, en décembre dernier.
L’incident et la décision n’ont pas été commentés par les officiels libanais.



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Le premier qui dit la vérité .... il doit être exécuter... chantait Béart
04 h 45, le 04 octobre 2025