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Économie - Crise Financière

« Le FMI souhaite voir les choses avancer plus vite mais les circonstances du Liban doivent être prises en compte », plaide Jaber

« Nous espérons parvenir bientôt au début d’un accord », a néanmoins confié le ministre des Finances, à l’issue de sa dernière réunion avec la délégation du Fonds.

« Le FMI souhaite voir les choses avancer plus vite mais les circonstances du Liban doivent être prises en compte », plaide Jaber

Le ministre des finances Yassine Jabber à l'issue de la réunion avec une délégation du FMI, le 25 septembre 2025, à Beyrouth. Photo Stephanie Bechara/L’Orient-Le Jour

Les discussions menées cette semaine avec la délégation du FMI présente au Liban n’ont pas été en mesure de déboucher sur des avancées significatives, selon l’équipe libanaise chargée des négociations. « Des progrès ont été accomplis, mais nous ne sommes pas encore parvenus à un accord final », a déclaré ce jeudi le ministre des Finances, Yassine Jaber, lors d’une conférence de presse à l’issue de la dernière réunion avec la délégation menée par le directeur régional du Fonds, Ernesto Rigo. Au cours des derniers jours, celle-ci « a rencontré le président du Parlement Nabih Berry, le Premier ministre Nawaf Salam, les ministres concernés, les organismes économiques et a tenu de longues discussions avec la BDL », a poursuivi M. Jaber.

Les négociations pour un nouveau plan de sauvetage ont repris en mai, après l’échec de l’accord préliminaire (Staff-Level Agreement – SLA) de 2022, le Liban n’ayant pas rempli les neuf conditions préalables nécessaires pour débloquer 3 milliards de dollars d’aide. Parmi elles, la restructuration du secteur bancaire et la répartition des pertes du système financier. « Nous avons encore besoin de temps, la loi sur le comblement des pertes étant toujours en attente », s’est encore justifié M. Jaber. Le 23 septembre, le ministre avait confirmé que ce texte ne serait pas adopté avant la mi-octobre, date à laquelle la délégation libanaise doit se rendre à Washington pour les réunions annuelles d’automne du FMI et de la Banque mondiale.

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« Le FMI a également formulé quelques observations sur la « loi de restructuration bancaire » adoptée par le Parlement en juillet », a reconnu M. Jaber, tout en soulignant que « ces points peuvent être discutés et amendés. Nous sommes une démocratie et il est naturel d’avoir des opinions divergentes. Au final, il doit y avoir un vote. L’important est d’avancer ».

Réformes fiscales et taxe sur le carburant

« Sur le plan budgétaire, de nombreuses réformes ont été réalisées. La délégation du FMI a soulevé la question de l’augmentation des recettes. Mais avant de parler de hausse des impôts, il faut d’abord s’assurer que l’État perçoit ce qui lui revient déjà en vertu du système fiscal actuel », a ensuite affirmé Yassine Jaber. « Nous travaillons sérieusement sur les douanes et sur le système fiscal du pays. » Il a précisé que le Fonds avait critiqué la suspension de la taxe sur les carburants, qui avait privé le Trésor d’une ressource importante initialement destinée à financer des aides pour le personnel militaire. « Nous attendons toujours que le Conseil d’État rende une décision afin de pouvoir rétablir cette recette », a-t-il ajouté.

Le FMI impatient ?

Interrogé par L’OLJ sur le fait que le FMI juge le rythme des réformes trop lent, M. Jaber a admis que « le FMI souhaite voir les choses avancer plus vite », mais a insisté sur le fait que « les circonstances du Liban doivent être prises en compte et que le gouvernement n’était en place que depuis sept mois, une période durant laquelle beaucoup de choses ont été accomplies ».

 Et d’ajouter : « La guerre au Liban est-elle terminée ? Les attaques quotidiennes contre le Liban ont-elles cessé ? » a-t-il lancé. « Le Liban a une situation particulière. »

Cependant, malgré les obstacles, Yassine Jaber estime peu probable que ce cycle de négociations connaisse le même sort que le précédent. « Le bureau du FMI à Beyrouth travaille en étroite collaboration avec nous. Les consultations sont en cours. À Washington, nous aurons des réunions intensives et une coopération renforcée, et nous espérons parvenir bientôt au début d’un accord », a-t-il encore dit.

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Les discussions menées cette semaine avec la délégation du FMI présente au Liban n’ont pas été en mesure de déboucher sur des avancées significatives, selon l’équipe libanaise chargée des négociations. « Des progrès ont été accomplis, mais nous ne sommes pas encore parvenus à un accord final », a déclaré ce jeudi le ministre des Finances, Yassine Jaber, lors d’une conférence de presse à l’issue de la dernière réunion avec la délégation menée par le directeur régional du Fonds, Ernesto Rigo. Au cours des derniers jours, celle-ci « a rencontré le président du Parlement Nabih Berry, le Premier ministre Nawaf Salam, les ministres concernés, les organismes économiques et a tenu de longues discussions avec la BDL », a poursuivi M. Jaber.Les négociations pour un nouveau plan de sauvetage ont repris...
commentaires (6)

Npus sommes et avons été nombreux à faire de sorte que "Les Africains" ne s'en sortent jamais.... Après treize siècles de traité négrière arabo-musulmane et quatre occidentale, les chinois et les russes prolongent "l'oeuvre" ... Vu l'état du Liban, s'abstenir de cette forme de critique

Lillie Beth

20 h 00, le 27 septembre 2025

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Commentaires (6)

  • Npus sommes et avons été nombreux à faire de sorte que "Les Africains" ne s'en sortent jamais.... Après treize siècles de traité négrière arabo-musulmane et quatre occidentale, les chinois et les russes prolongent "l'oeuvre" ... Vu l'état du Liban, s'abstenir de cette forme de critique

    Lillie Beth

    20 h 00, le 27 septembre 2025

  • L'heure n'est pas à l'impatience de convoquer ce nouveau gouvernement à des miracles. C'est une équipe de démineurs. Respect.

    Lillie Beth

    19 h 52, le 27 septembre 2025

  • mais oui bien entendu ! les circonstances ne le permettent pas.... cette meme formulation quasi eternelle qui a fait que nous nous enfoncions dans une gouffre de jour en jpur en jour encore plus profonde, a la probabilite d;autant moins evidente pour ns en sortir

    L’acidulé

    13 h 51, le 27 septembre 2025

  • on dirait entendre Ms. Ortagus & Mr. Barrack ainsi que mr Graham repeter la meme chose. qui va piano va sano ??? Hmm! not good enough pour mssrs. Trump & Bibi.

    L’acidulé

    11 h 21, le 26 septembre 2025

  • Si le FMI refuse de donner son accord, c'est bien parceque les autorites Libanaises persistent a vouloir proteger les corrompus, les voleurs, et leurs complices les crapules bancaires. Il n'y aura de reforme veritable sans reddition des comptes. Et, avec Jaber, Kanaan, Souhaid et consorts aux commandes, nous en sommes de plus en plus loin. La loi de resolution du trou financier, en preparation dans les coulisses, ne sera qu'un habillage cosmetique destine a perenniser le VOL de l'epargne des Libanais et a proteger legalement les voleurs. La confiance, elle, ne sera pas au rendez-vous.

    Michel Trad

    09 h 55, le 26 septembre 2025

  • Aucun pays ne ressemble á l'autre. Ils ont tous des circonstances particulières. Les pays d'Amérique Latine s'en sortent et réforment et les Africains ne s'en sortent jamais. M. Jaber, avec vos collègues anciens et nouveaux vous gérez le pays comme dans cette Afrique Subsahariene que vous connaissez bien. Sortez ne serait ce que de votre bureau et vous verrez dans votre administration et en antichambre ce que je veux dire. Bonjour Patrron!

    Moi

    08 h 19, le 26 septembre 2025

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