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Politique - Cessez-Le-Feu

Barrack : Les États-Unis continuent de soutenir les efforts du Liban pour « parvenir à la paix avec ses voisins »

Un député du Hezbollah a critiqué avec virulence des propos de l'émissaire US pour la Syrie et le Liban, prononcés plus tôt cette semaine.

Barrack : Les États-Unis continuent de soutenir les efforts du Liban pour « parvenir à la paix avec ses voisins »

L'émissaire américain Tom Barrack, au palais présidentiel de Baabda, au Liban. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L'émissaire américain pour la Syrie et le Liban Tom Barrack a écrit jeudi matin sur X que Washington continue de soutenir les « efforts du Liban », notamment pour « parvenir à la paix avec ses voisins. » M. Barrack avait proposé une « feuille de route » en août visant à mettre en oeuvre l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, qui continue de bombarder régulièrement son voisin, et à améliorer les relations avec la Syrie, à la suite de la chute du régime Assad en décembre dernier.

« Les États-Unis continuent de soutenir les efforts du Liban pour reconstruire son État, parvenir à la paix avec ses voisins et poursuivre la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé en novembre 2024, y compris le désarmement du Hezbollah », a écrit M. Barrack.

Le « plan Barrack » était resté lettre morte après que le gouvernement israélien avait refusé de mettre en oeuvre sa part de l'accord tant que le Hezbollah n'était pas totalement désarmé. Le gouvernement s'est engagé à démanteler l'arsenal du parti chiite, sans prévoir de calendrier clair pour finaliser ce désarmement.

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De son côté, Hassan Ezzeddine, député du Hezbollah, a critiqué avec virulence jeudi Tom Barrack et ce qu'il avait affirmé dans un entretien lundi. Il avait alors accusé les autorités libanaises de traîner des pieds face au désarmement et souligné qu'Israël ne se retirerait pas des positions qu'il occupe toujours au Liban-Sud. « Le Liban officiel devrait afficher une prise de position claire et unifiée en réponse aux ingérences américaines flagrantes, et aux menaces proférées contre l’Etat libanais », a lancé M. Ezzeddine lors d’une cérémonie pour la première commémoration de la mort de plusieurs cadres du parti dans la banlieue-sud de Beyrouth.

Et d’ajouter : « Les propos tenus récemment par Tom Barrack pour le compte du (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu, estimant qu’une composante essentielle de la société libanaise (le Hezbollah, ndlr) est un ennemi qu’il faut anéantir et dont il faut arrêter le financement, est une atteinte à l’indépendance du Liban et à sa souveraineté, et une incitation à la discorde interne. » Le député a déploré que « Barrack lui-même ait annoncé que l’ennemi israélien ne se retirerait pas des cinq positions occupées, aujourd’hui au nombre de sept, au Liban-Sud, ce qui prouve qu’on ne peut parier sur l’Américain qui ne se soucie que de l’entité sioniste ». Il a rappelé que le sénateur américain Lindsey Graham avait déjà lancé des menaces contre le Liban à partir de Beyrouth « au cas où le désarmement pacifique du Hezbollah échouait ».

Le député du Hezbollah avait en outre salué la prise de position du président du Parlement Nabih Berry face à l'émissaire, estimant qu'elle était « courageuse et sage ». « Par le fait même, il a refusé que notre armée nationale devienne un garde-frontière (pour le compte des Israéliens, ndlr), assurant que ses armes et ses prestations soient uniquement tournées vers la protection du Liban et de son peuple, sans devenir un outil de discorde au profit d’Israël ». Nabih Berry est le principal allié du Hezbollah.

Le Hezbollah est sorti affaibli de son dernier conflit avec Israël, à la suite de l’ouverture, le 8 octobre 2023, d’un front de soutien avec Gaza un jour après une opération du Hamas en Israël qui avait commencé la veille une guerre israélienne dans l'enclave palestinienne. Longtemps confinée au Liban-Sud, l’offensive israélienne au Liban avait connu une brusque escalade le 23 septembre 2024 jusqu’au 27 novembre de la même année, date à laquelle un accord de cessez-le-feu entre les belligérants a été signé. Malgré cela, les agressions israéliennes en territoire libanais, contre des membres du parti principalement, demeurent quotidiennes.

L'émissaire américain pour la Syrie et le Liban Tom Barrack a écrit jeudi matin sur X que Washington continue de soutenir les « efforts du Liban », notamment pour « parvenir à la paix avec ses voisins. » M. Barrack avait proposé une « feuille de route » en août visant à mettre en oeuvre l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, qui continue de bombarder régulièrement son voisin, et à améliorer les relations avec la Syrie, à la suite de la chute du régime Assad en décembre dernier.« Les États-Unis continuent de soutenir les efforts du Liban pour reconstruire son État, parvenir à la paix avec ses voisins et poursuivre la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé en novembre 2024, y compris le désarmement du Hezbollah », a écrit M. Barrack.The USA continues to support...
commentaires (2)

Ce monsieur n'est pas crédible. L'agresseur c'est l'état hébreu et il doit d'abord s'addresser à celui-ci.

PPZZ58

19 h 06, le 26 septembre 2025

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Commentaires (2)

  • Ce monsieur n'est pas crédible. L'agresseur c'est l'état hébreu et il doit d'abord s'addresser à celui-ci.

    PPZZ58

    19 h 06, le 26 septembre 2025

  • Avec ses declarations tantôt incendiaires ou menaçants et tantôt modérées, Tom Barrack n’est certainement pas un diplomate mais un fauteur de troubles.

    Hitti arlette

    17 h 48, le 25 septembre 2025

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