Le sénateur républicain Lindsay Gragham le 19 sepetmbre 2025 . Capture d'écran de son entretien à Shams TV
Le sénateur américain Lindsey Graham a déclaré vendredi au média Shams TV, basé à Erbil, que le désarmement du Hezbollah n’était pas négociable et que Washington donnerait son « feu vert » à Israël pour qu’il « fasse ce qu’il a besoin de faire » dans le cas où le parti ne remettrait pas volontairement ses armes lourdes à l’armée libanaise, dans le cadre du processus engagé par le gouvernement. « C'est le plan B », a encore affirmé le sénateur républicain dans les extraits de l'entretien diffusés sur les réseaux sociaux par Shams TV.
« Le Hezbollah doit être désarmé. Le gouvernement libanais a appelé à des négociations pour ce désarmement (entre début août et début septembre, NDLR) et c’était un grand pas en avant. Nous espérons que (le Hezbollah) le fera de son plein gré. S’il ne le fait pas, il est possible que nous leur donnions un délai qui pourrait être de 60 jours pour y parvenir », a expliqué le sénateur républicain, connu pour son approche belliciste de la politique étrangère américaine.
« Si ces négociations n’aboutissent pas et que le Hezbollah n’est pas volontaire pour rendre ses armes lourdes — et je ne parle pas de toutes les armes — à l’armée libanaise, dans ce cas Israël aura le feu vert pour faire ce qu’il a besoin de faire », a-t-il poursuivi au cours de sa brève intervention au micro de Shams TV.
Des propos qui agitent le spectre d’une nouvelle guerre de grande envergure lancée par l’armée israélienne contre le Hezbollah au Liban, après environ un an passé sous un cessez-le-feu marqué par d’innombrables violations israéliennes – 4 500 selon le dernier décompte de l’armée libanaise communiqué cette semaine. Vendredi, de nouvelles frappes de drones ont fait au moins deux morts et plusieurs blessés au Liban-Sud, vingt-quatre heures après une série de bombardements d’une ampleur inédite depuis la mise en place du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024.
Consensus régional
À moins de deux jours de l’arrivée à Beyrouth de la diplomate américaine Morgan Ortagus pour notamment aborder le dossier du monopole des armes, Lindsey Graham a également assuré que les États-Unis avaient l’intention d’aider l’armée libanaise à se renforcer.
« Il nous faudra travailler à construire l’armée libanaise de façon à ce qu'elle puisse écarter le Hezbollah avec le temps. Il est aussi nécessaire que nous accordions un soutien américain à l’armée libanaise parce que le Hezbollah a les mains pleines de sang américain, et que Kash Patel, le directeur général du FBI, a dit hier devant une audition (devant les parlementaires américains, NDLR) que le Hezbollah représentait une grande menace pour les États-Unis », a-t-il déclaré.
« Le temps est venu de mettre fin à l’existence du Hezbollah en tant que milice armée opérant en dehors du cadre de l’État », a-t-il encore affirmé, selon des propos repris par Nida' el-Watan, estimant que le parti chiite constitue « une menace directe pour la sécurité du Liban et de la région » et qu’il est « entraîné et financé par l’Iran, au service de ses intérêts et non de ceux des Libanais ».
Le sénateur américain a en outre indiqué qu’« un consensus régional croissant » se dessinait autour de la nécessité de priver le Hezbollah de son arsenal, alors que le secrétaire général de la milice, Naïm Kassem, a appelé vendredi, lors d'un discours, à l’ouverture d’une nouvelle page avec l’Arabie saoudite.
Ces derniers jours, notamment lors d'un sommet arabo-islamique tenu en début de semaine à Doha, les chancelleries du Golfe se sont mobilisées pour dénoncer la frappe israélienne effectuée le 9 septembre sur le sol qatari.



"""Si ces négociations n’aboutissent pas et que le Hezbollah n’est pas volontaire pour rendre ses armes lourdes — et je ne parle pas de toutes les armes — à l’armée libanaise """ ce mot de Mr Graham a ete bel et bien -tres bien - note par les libanais, d'ou le plan en 5 etapes qui laisse deviner que, avant longtemps encore-la milice iranienne - et l'etat libanais sont parvenu a un accord appele en libanais : mettre au congelateur un probleme aigu, qu'on n'arrive a a resoudre .ربط نزاع
10 h 07, le 21 septembre 2025