Le président du Parlement Nabih Berry dans son bureau à Aïn el-Tiné, le 5 mars 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le président du Parlement, Nabih Berry, a réitéré mardi son attachement au cessez-le-feu conclu en novembre dernier avec Israël, à l'occasion du premier anniversaire de la guerre qui a opposé le Hezbollah à l'Etat hébreu. Il a par ailleurs ailleurs critiqué les dernières déclarations dans les médias de l'émissaire américain Tom Barrack, appelé les autorités à verser des indemnités aux personnes qui ont été affectées par le conflit et assuré que l'arsenal de l'armée libanaise ne sera pas mis « au service de la discorde ».
« Nous réaffirmons notre attachement à l'accord de cessez-le-feu auquel le Liban, le gouvernement et la résistance (du Hezbollah) se sont engagés dès les premiers instants de son entrée en vigueur, le 27 novembre dernier », a déclaré M. Berry dans un communiqué. « Israël continue de violer ce cessez-le-feu et de ne respecter aucune des obligations prévues par l'accord concernant le retrait des territoires occupés, la libération des prisonniers libanais ou encore le déploiement de l'armée libanaise avec le soutien de la Finul dans la région sud du Litani », a-t-il souligné.
Le Hezbollah a ouvert un « front de soutien » au-Liban-Sud, le 8 octobre 2023, pour appuyer l'action du Hamas à Gaza. La guerre avec l'Etat hébreu s'est accélérée en septembre 2024, avec des bombardements intenses de la banlieue sud de Beyrouth et du Liban-Sud, ainsi que par l'assassinat de l'ancien chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, le 27 septembre.
« Israël vise l'ensemble du Liban »
Nabih Berry a par ailleurs commenté des propos de l'émissaire américain Tom Barrack lundi, indiquant que ces déclarations sont « inacceptables tant dans la forme que dans le fond et contredisent ce qu'il avait dit précédemment ». « Une position officielle du Liban (à ce sujet) ne devrait pas tarder », a-t-il ajouté. Le Premier ministre, Nawaf Salam, s'est lui aussi dit surpris des propos de M. Barrack, soulignant que son gouvernement est engagé à respecter la déclaration ministérielle.
M. Barrack avait estimé lundi lors d'une interview à la chaîne Sky News Arabia que tout ce que Beyrouth fait « se résume à des paroles, sans actes tangibles », en ce qui concerne le désarmement du Hezbollah. Il a également déclaré que « la situation au Liban est très difficile » et que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « ne se soucie ni des frontières ni des lignes rouges ».
« Nous fondons tous nos espoirs sur l'armée libanaise pour défendre notre terre et notre souveraineté et préserver notre paix civile face à toute agression visant le Liban. L'armée ne sera jamais le garde-frontière d'Israël. Son arsenal ne sera pas mis au service de la discorde », a souligné Nabih Berry. Il a par ailleurs appelé le gouvernement libanais « à respecter ses engagements tels qu'énoncés dans la déclaration ministérielle, en particulier en ce qui concerne le versement immédiat d'indemnités aux propriétaires de maisons endommagées ou détruites » par le dernier conflit.
Il a enfin rendu hommage à la famille tuée dimanche dans une frappe de drone israélien à Bint Jbeil, ainsi qu'aux habitants de tous les villages du Sud, de la Békaa, de Beyrouth et de sa banlieue, du Nord et de la Montagne.
« L'agression israélienne contre le Sud doit être l'occasion de sensibiliser tous les Libanais sur le fait que les (attaques) d'Israël ne visent pas une catégorie, une région ou une communauté en particulier, mais l'ensemble du Liban et tous les Libanais, et que la lutte contre cette agression est une responsabilité nationale commune », a indiqué le président du Parlement.
En parallèle, Nabih Berry s'est réuni avec le général de brigade Patrick Gauchat qui dirige l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST, une agence onusienne créée après la première guerre israélo-arabe), selon l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle). Les discussions ont porté sur la situation sur le terrain, principalement au Liban-Sud où peu d'incidents ont eu lieu depuis la double frappe israélienne qui a causé un massacre à Bint Jbeil dimanche.



Y’en a marre de tous ces mafieux qui continuent de prêcher la bonne parole alors qu’ils ont préféré détruire l’identité libanaise à petit feu. Ce monsieur a rempli ses poches en catimini et dérobé les libanais donc il n’a qu’à aider sa communauté au lieu de mendier toujours et encore. Cette mentalité minable doit prendre fin. Où est la justice ?
12 h 48, le 24 septembre 2025