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Washington annonce avoir tué un responsable de l'EI en Syrie
L'armée américaine a annoncé avoir tué vendredi lors d'un raid en Syrie un responsable du groupe jihadiste Etat islamique (EI) « qui menaçait directement le territoire américain ».
Les Etats-Unis ont des bases militaires en Syrie et mènent régulièrement des opérations contre les derniers bastions jihadistes afin d'empêcher toute résurgence de l'EI dans la région.
Omar Abdel Qader, tué vendredi, « était un membre de l'EI qui cherchait activement à attaque les Etats-Unis », peut-on lire dans le communiqué du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). « Sa mort perturbe la capacité de cette organisation terroriste à planifier et mener des attaques contre des Américains ou nos partenaires », ajoute le Centcom.
L'annexion de la Cisjordanie occupée, dont la menace est agitée par des responsables israéliens en représailles à la reconnaissance d'un Etat palestinien par la France et d'autres pays, est « une ligne rouge claire », a mis en garde vendredi la présidence française.
Lors d'une conférence lundi à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, seront représentés « dix pays qui ont décidé » de « procéder à la reconnaissance de l'Etat de Palestine », a dit un conseiller du président Emmanuel Macron à la presse.
Outre la France, à l'origine de cette initiative, « il s'agit de l'Andorre, de l'Australie, de la Belgique, du Canada, du Luxembourg, du Portugal, de Malte, du Royaume-Uni et de Saint-Marin », a-t-il précisé.
Nucléaire iranien: Téhéran juge « illégal » le feu vert au rétablissement des sanctions
L'ambassadeur iranien auprès des Nations unies a qualifié de « précipité, inutile et illégal » le vote du Conseil de sécurité en faveur du rétablissement des sanctions contre Téhéran en raison de son programme nucléaire.
« L'Iran ne reconnaît aucune obligation de (le) mettre en œuvre », a déclaré Amir Saeid Iravani devant le Conseil de sécurité de l'ONU, qualifiant cette mesure de « politique de coercition ».
Dix pays, dont la France, reconnaîtront un Etat palestinien à l'occasion de la conférence de lundi à New York, annonce l’Elysée
Nucléaire iranien: Téhéran dénonce des « pressions injustes » après le rétablissement des sanctions
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé vendredi les « pressions injustes » visant son pays lors d'un entretien téléphonique avec le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.
L'Iran « rejette toute action politique et toute pression injuste susceptibles d'entraîner une escalade des tensions », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, peu après le rétablissement des sanctions contre Téhéran en raison de son programme nucléaire.
Privé de visa par Washington, Abbas s'exprimera par vidéo au sommet de l'ONU
L'Assemblée générale de l'ONU a autorisé le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, privé de visa par les Etats-Unis, à participer par vidéo au sommet annuel de l'ONU la semaine prochaine à New York.
Les Etats-Unis ont refusé ou révoqué des visas à quelque 80 Palestiniens, membres de l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP) ou de l'Autorité Palestinienne (AP), qui prévoyaient de participer à cette grand-messe annuelle des Nations Unies, à l'occasion de laquelle plusieurs pays s'apprêtent à reconnaître un Etat palestinien. Le président de l'Autorité palestinienne figure parmi eux.
Dans une résolution adoptée par 145 voix contre 5 (et 6 abstentions), l'Assemblée générale « regrette » la décision des Etats-Unis et demande qu'elle soit annulée.
Liban-Sud
Le ministère de la Santé a annoncé que la frappe israélienne contre une voiture dans la localité de Ansar (caza de Nabatiyé) a fait un mort.
Nucléaire iranien : feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU au rétablissement des sanctions contre Téhéran
Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert au rétablissement des sanctions contre l'Iran à qui Paris, Londres et Berlin demandent des engagements plus fermes sur son programme nucléaire, indique l’AFP.
Un texte qui prévoyait de maintenir la levée des sanctions décidée en 2015 a été rejeté.
Abordant également les aides américaines à l’armée libanaise, le cheikh Kassem a affirmé : « Ils ne lui donnent que les armes qui lui permettent de gérer la situation interne, et non pour constituer une menace pour Israël. » « Unissons-nous pour chasser Israël, entreprendre la reconstruction, organiser les élections législatives et dialoguer en faveur de la stratégie de défense nationale », a-t-il ajouté. Il a également assuré que les résistants poursuivront le combat « jusqu’à la fin d’Israël ».
« Nous n’accepterons rien de moins que la libération de toute notre terre, et notre peuple reste attaché aux armes de la résistance parce qu’il en a constaté les bénéfices par le passé. Il n’a pas besoin de mobilisation et n’accepte que la dignité », a poursuivi le cheikh.
« Comment abandonner nos armes alors que le génocide se poursuit à Gaza sous couverture américaine ? » a-t-il demandé. « Comment abandonner nos armes alors que nous devons libérer notre terre ? »
Il a rappelé qu’hier « cinq villages libanais ont été bombardés en toute impunité, sous les yeux du monde ». « Le gouvernement libanais est responsable de faire face à ces agressions israéliennes ; il doit s’élever et mobiliser le Conseil de sécurité », a-t-il affirmé, avant de demander : « Pourquoi ne questionne-t-il pas l’armée sur son plan pour chasser les Israéliens ? »
« Nous sommes prêts à assumer nos responsabilités auprès de l’armée, comme vous le souhaitez, à condition que ce soit contre l’ennemi israélien », a-t-il encore dit.
Il a conclu son discours en disant : « Ils ne veulent pas nous désarmer, mais nous sacrifier et nous obliger à nous rendre, sans aucune garantie américaine de retenue israélienne. »
Le cheikh Kassem affirme que « la région tout entière est face à un tournant dangereux parce que l’entité israélienne s’est fortement implantée grâce à un appui américain ». « C’est un esprit expansionniste qui veut empêcher la région de connaître l’indépendance et en faire un suiveur des choix économiques de l’Occident », ajoute-t-il. Il affirme qu’Israël « a atteint des sommets de monstruosité avec le soutien américain, sans aucun frein ».
« À un certain moment, ils avaient convaincu les Arabes que la résistance est l’ennemi et qu’Israël est l’ami, mais après la frappe au Qatar, il est clair que tous les pays de la région sont visés, l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’Israël atteigne l’expansion qu’il désire », poursuit le chef du Hezbollah. « Il nous faut tous faire face à ce danger, ce n’est pas seulement la responsabilité de la résistance, et nous devons nous unir face à cet ennemi commun. »
« Il faut changer l’équation, faire d’Israël le danger et non de la résistance, et reconnaître que sa menace est généralisée sur tous les Arabes et toutes les communautés », conclut-il.
Naïm Kassem appelle « l’Arabie saoudite à ouvrir une nouvelle page avec la résistance, sur fond d’un dialogue qui clarifie les différences, en se basant sur le fait qu’Israël est l’ennemi et en gelant les différends en cette période exceptionnelle ». « Nous vous assurons que les armes de la résistance sont dirigées contre Israël et non contre le Liban, l’Arabie ou quiconque d’autre. La pression sur la résistance est un cadeau à Israël, et même en Palestine cette résistance s’oppose à l’expansionnisme israélien », ajoute-t-il.
Il poursuit en s’adressant aux « parties libanaises » : « Nous sommes partenaires dans le pays et voulons le construire ensemble ». « Les États-Unis annoncent clairement qu’ils ne font de place que pour les intérêts israéliens, comment pouvons-nous avoir confiance en eux ? », demande-t-il.
Un drone de l’armée israélienne a mené une frappe à Harouf, dans une zone non habitée du caza de Nabatiyé. Des ambulances se sont rendues sur place, mais aucun blessé n’a été signalé, rapporte notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.
Dans la première partie de son discours, le cheikh Naïm Kassem a rendu hommage à Ibrahim Akil. « Le commandant Ibrahim Akil possédait deux caractéristiques qui lui ont valu ce haut poste de leadership éclairé et l’ont mené au martyre : la première était sa profonde foi islamique et son érudition, la seconde son jihad animé par un objectif clair, celui de la libération de la Palestine », a-t-il déclaré. Le cheikh Kassem a précisé qu’il abordera la situation politique au Liban et dans la région dans la deuxième partie de son discours.
Naïm Kassem rappelle que « le 20 septembre 2024, l’ennemi israélien a bombardé un centre de réunion des commandants de la force al-Radwan dans la banlieue sud (de Beyrouth), faisant dix-huit martyrs parmi les commandants d'al-Radwan et environ cinquante martyrs civils, hommes, femmes et enfants ». « Quatre d’entre eux sont encore portés disparus à ce jour », ajoute-t-il.
Début du discours de Naïm Kassem à l’occasion de la commémoration de la mort d’Ibrahim Akil, tué il y a un an jour pour jour
Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, débute son discours, visant à commémorer la mort d’Ibrahim Akil, chef de l'unité d'élite du parti, al-Radwane, tué dans un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth le 19 septembre 2024, il y a un an jour pour jour.
L’armée israélienne avait alors indiqué le jour de l’assassinat qu'environ « dix commandants du Hezbollah » avaient été tués aux côtés de lui. L’assassinat avait eu lieu presque deux mois après l'assassinat de Fouad Chokor, le chef d'état-major de la formation chiite, et avait constitué un nouveau coup dur pour elle. Quatre jours plus tard, Israël avait lancé une opération d’envergure sur le Liban, baptisée « Flèches du Nord », et huit jours plus tard, elle avait assassiné le chef depuis 33 ans du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Naïm Kassem a confié à la chaîne Al-Manar, lors d’un entretien le 10 mars dernier, que son dernier échange avec Hassan Nasrallah avait eu lieu le 21 septembre 2024, et portait sur la célébration de la mort d’Ibrahim Akil, que Hassan Nasrallah lui avait demandé d’assurer.
Le Hezbollah a salué dans un communiqué la « mort en martyr » du Jordanien Abdel Matlab Kaissi, qui a été abattu par l’armée israélienne aux frontières entre la Jordanie et Israël après avoir lui-même « tué et blessé plusieurs soldats ennemis ».
« L’épopée de ce héros montre que l’esprit de la résistance et la volonté de libérer la Palestine sont profondément ancrés dans le cœur des populations de la région », poursuit le communiqué.
Photo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
Peu après la frappe de Tebine et avant le début du discours du secrétaire général du Hezbollah Naim Kassem, l'armée israélienne a effectué une seconde frappe à Ansar dans le caza de Nabatiyé.
Selon notre correspodnant au Liban-Sud, un drone a détruit un camion citerne transportant de l'eau et a tué son occupant, Ammar Kosbayné.
Capture d’écran du direct diffusé par Al-Manar.
Les partisans du Hezbollah attendent la diffusion du discours de Naïm Kassem.
Le groupe britannique Massive Attack a annoncé sur Instagram qu’il refusait d’être diffusé en streaming en Israël en raison de la guerre à Gaza et qu’il souhaitait quitter la plateforme de musique en ligne Spotify, en raison des « investissements » de son PDG dans une entreprise d’armement.
« Massive Attack a adressé une requête formelle à notre label (Universal Music Group) afin que notre musique soit retirée de tous les services de streaming (…) sur le territoire d’Israël », indique le groupe, très engagé en faveur des Palestiniens, dans un message publié jeudi.
Selon notre correspondant au Liban-Sud, la frappe de Tebnine a fait au moins un mort, Hussein Hassan Ramadan.
Capture d'écran d'une vidéo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah
La fumée s’élevant de la carcasse du véhicule touché par une frappe de drone il y a peu à Tebnine, dans le caza de Bint Jbeil.
L’Irak annonce la mort d’un haut dirigeant de l’état islamique en Syrie
Le service irakien de lutte antiterroriste a annoncé vendredi qu’un haut responsable de l’organisation Etat islamique avait été tué lors d’une opération de sécurité en Syrie, menée en coordination avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis, rapporte Reuters.
Selon ce service, cité par l’agence, le commandant Omar Abdel Qader Bassam, connu sous le nom d’« Abdel Rahman Al-Halabi », était le chef des opérations extérieures et de la sécurité du groupe. Il était accusé d’avoir supervisé des attaques dans plusieurs pays, dont l’attentat contre l’ambassade d’Iran au Liban, ainsi que d’avoir planifié d’autres opérations en Europe et aux États-Unis, finalement déjouées grâce au travail de renseignement, a-t-il ajouté.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a mené une série de frappes visant des responsables de l’État islamique en Syrie. Des responsables américains ont averti que le groupe espérait effectuer un retour dans le pays à la suite de la chute du président syrien Bachar el-Assad en décembre dernier.
Une voiture a été touchée par une frappe d’un drone israélien à l’entrée de l’hôpital public de Tebnine, dans le caza de Bint Jbeil.
La voiture a pris feu, et le premier bilan fait état de blessés, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Le président américain Donald Trump a autorisé Tony Blair à rallier les acteurs régionaux et internationaux autour de la proposition de l’ancien Premier ministre britannique visant à créer une autorité transitoire post-guerre chargée de gouverner la bande de Gaza jusqu’à ce qu’elle puisse être remise à l’Autorité palestinienne, ont indiqué au Times of Israel quatre sources proches du dossier.
Si l’implication de Blair dans les préparatifs pour l’après-guerre à Gaza avait déjà été révélée — ainsi que sa participation à une réunion stratégique à la Maison Blanche le 27 août —,
L'ancien Premier ministre travailliste, dont l'engagement aux côtés des États-Unis dans l'invasion de l'Irak au début des années 2000 avait coûté cher à la formation politique, a commencé à élaborer cette proposition dans les premiers mois de la guerre entre Israël et le groupe terroriste Hamas, la concevant comme un plan pour l’« après-guerre ».
Ces derniers mois, cette proposition a également évolué pour devenir un plan visant à mettre fin à la guerre, l’administration Trump étant parvenue à la conclusion qu’un accord entre les principaux acteurs sur l’organisme qui remplacera le Hamas à Gaza est essentiel pour garantir un cessez-le-feu permanent et un accord sur la libération des otages, selon un responsable américain et une deuxième source proche du dossier.
Le Japon n’a pas l’intention de reconnaître un État palestinien lors des réunions de l’ONU prévues ce mois-ci, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères Takeshi Iwaya, cité par Reuters.
Il a également précisé que pour Tokyo, qui soutient la solution à deux États, la question n’est pas de savoir s’il faut reconnaître un État palestinien, mais quand le faire.
Un drone israélien a largué une bombe sonore sur Yarine, dans le caza de Tyr, selon notre correspondant.
Quatre manifestants, dont le chef d’orchestre israélien Ilan Volkov, ont été arrêtés vendredi lors d’une manifestation contre la guerre à la frontière de Gaza, près de Re’im, rapporte le Haaretz.
Les protestataires brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Stop au terrorisme sioniste » et « Isoler Israël ».
L’armée israélienne a tiré deux obus éclairants depuis son territoire, près de la frontière, et a ciblé la forêt de la localité de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, afin de provoquer des incendies, indique notre correspondant dans la région Mountasser Abdallah.
L’uléma chiite Ali Fadlallah s’est exprimé sur sa déception face à la réaction internationale qui a suivi la frappe israélienne au Qatar, la poursuite de l’offensive destructrice de l’État hébreu sur Gaza, ainsi que son acharnement au Liban-Sud malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis fin novembre 2024, selon l'Agence nationale d'information.
« Avec tous les peuples arabes et islamiques, nous espérions que les événements récents provoqueraient une secousse dans le monde, incitant les États à adopter une position à la hauteur de ces dangers et envoyant un message fort à cet État et à tous ses soutiens (…) Malheureusement, les décisions prises n’ont pas été à la hauteur de cette agression provocatrice, se limitant à des déclarations de condamnation et de désapprobation, sans action concrète capable de dissuader l’ennemi sioniste, confirmant une fois de plus la faiblesse de ce monde face aux défis et donnant à l’ennemi le feu vert pour poursuivre son agression », a abondé le responsable religieux depuis Haret Hreik.
Offensive sur Gaza-Ville : l’armée israélienne dit qu’elle va utiliser « une force sans précédent », appelle la population à évacuer et ferme l’un des deux couloirs d’évacuation reliant la ville au Sud de l’enclave
L’armée israélienne a annoncé vendredi qu’elle continuera à utiliser une « force sans précédent » et qu’elle fermait l’un des deux couloirs d’évacuation reliant la ville au Sud de l’enclave, comme elle avait déclaré le faire mercredi.
« À compter de maintenant, la route Salah al-Din est fermée pour les déplacements vers le Sud (…) il n’est possible de se rendre vers le sud que par la route Al-Rachid » à compter de vendredi midi, rapporte sur X le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee.
« Pour votre sécurité, saisissez l’occasion et rejoignez les centaines de milliers d’habitants de la ville qui ont déjà gagné le sud vers la zone humanitaire » a-t-il écrit.
L’armée israélienne poursuivra ses opérations « avec une force intense et sans précédent contre le Hamas et les autres organisations terroristes » menace-t-il également.
Nucléaire iranien : L'Iran retire une résolution interdisant les attaques sur des sites nucléaires, sous la pression américaine
L'Iran a décidé de retirer à la dernière minute jeudi soir une résolution appelant à l'interdiction de toute attaque contre des installations nucléaires, faisant état de pressions américaines, rapporte l’AFP.
Les membres de l'AIEA ont dit aux représentants iraniens « subir de fortes pressions et intimidations de la part des États-Unis pour ne pas voter en faveur de la résolution », a affirmé à l'AFP l'ambassadeur iranien à Vienne, Reza Najafi. Selon lui, ces pays ont réclamé à l'Iran de repousser la présentation de cette résolution à la conférence de l'année prochaine.
Le texte contenait un paragraphe qui « condamne fermement les attaques délibérées et illégales menées en juin 2025 » contre les installations nucléaires de l'Iran, ajoutant qu'elles constituaient « des violations évidentes du droit international ».
Il réaffirmait également que « tous les États doivent s'abstenir d'attaquer ou de menacer d'attaquer des installations nucléaires pacifiques dans d'autres pays ».
Tirs meurtriers au poste-frontière d’Allenby : Saar y voit « l’énorme danger qu’il y a à établir un « État palestinien », Ben Gvir réclame le « démantèlement de l’Autorité Palestinienne »
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, commentant sur son compte X vendredi les tirs meurtriers au poste frontière d’Allenby de jeudi, a estimé que « malgré ses engagements, l’Autorité palestinienne ne combat pas le terrorisme ». « Ceci prouve une fois de plus l’énorme danger qu’il y a à établir un « État palestinien » » a-t-il encore écrit, estimant enfin que « si Israël ne maintient pas le contrôle sécuritaire sur la Judée et la Samarie (noms bibliques utilisés en Israël pour désigner la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne, NDLR), l’ensemble de l’État d’Israël sera en danger ».
Pour sa part, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a déclaré sur son compte X que « si nous ne démantelons pas l’Autorité palestinienne à temps, nous nous réveillerons trop tard, comme cela s’est passé à Gaza ». Selon lui « L’Autorité palestinienne est une organisation terroriste, qui s’entraîne à réaliser un 7 octobre en Judée-Samarie, qui paie des salaires à ceux qui tuent des Juifs ».
Israël/Yémen : Israël Katz menace le leader houthi de mort et de voir flotter le drapeau israélien « dans la capitale unifiée du Yémen »
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a menacé le leader houthi, Abdel-Malek el-Houthi, vendredi, de mort dans un message publié en hébreu sur son compte X. « Abdel-Malek el-Houthi, ton heure viendra » a-t-il d’abord écrit. « Tu seras envoyé rencontrer la totalité de ton gouvernement et tous les membres pervertis de l’axe du mal qui t’attendent dans les profondeurs de l’enfer » ajoute-t-il.
Avant de lancer : « Le slogan « Mort à Israël, malédiction sur les Juifs » inscrit sur le drapeau houthi sera remplacé par le drapeau israélien bleu et blanc qui flottera dans la capitale unifiée du Yémen ».
Cisjordanie occupée : plus de 75 Palestiniens arrêtés au cours de la dernière semaine, selon l’armée israélienne
L’armée israélienne aurait arrêté 75 Palestiniens en Cisjordanie occupée au cours de la dernière semaine, selon l’armée israélienne, rapporte le Haaretz. Selon elle, « les forces de sécurité ont saisi des armes et mené des opérations dans plusieurs secteurs visant des suspects affiliés au Hamas ainsi que d’autres personnes accusées de promouvoir des activités terroristes ».
Par ailleurs, trois Palestiniens « soupçonnés de fabriquer des roquettes » ont été arrêtés vendredi dans le village de Kafr Ni'ma, près de Ramallah, toujours selon l’armée israélienne, citée par le Haaretz.
Tirs meurtriers au poste-frontière d’Allenby : Netanyahu souhaite l’adoption de nouveaux protocoles de sécurité pour les camions d’aide en provenance de Jordanie
Lors d’une réunion du cabinet de sécurité jeudi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, aurait imputé à la Jordanie la responsabilité de l’attaque meurtrière survenue au point de passage d’Allenby.
Le chef du gouvernement a déclaré aux ministres qu’il souhaitait l’adoption de nouveaux protocoles de sécurité pour les camions d’aide en provenance de Jordanie, selon la chaîne publique Kan, citée par le Times of Israël.
« J’exige que les conducteurs passent désormais par des détecteurs de métaux et que les camions soient fouillés de manière approfondie », aurait déclaré M. Netanyahu. « Il incombait à la Jordanie de prévenir l’attaque, et elle ne l’a pas fait » aurait-t-il ajouté.
Offensive d’ampleur sur Gaza-Ville : 480 000 habitants de la ville auraient fui vers le Sud, selon l’armée israélienne
Alors que l’offensive d’ampleur sur Gaza-Ville se poursuit, environ 480 000 Palestiniens auraient fui vers le Sud, selon de nouvelles estimations de l’armée israélienne. Mercredi matin, l’AFP rapportait que plus de 350.000 » personnes avaient fui la ville comptant environ un million d’habitants, selon l’ONU fin août.
La route côtière longeant la bande de Gaza était saturée jeudi de personnes fuyant vers le sud, à pied, en voiture ou sur des charrettes tirées par des ânes, leurs affaires entassées à la hâte, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Tirs meurtriers au poste-frontière d'Allenby : Israël ferme le point de passage, le seul reliant la Cisjordanie occupée à la Jordanie
Israël a fermé vendredi le seul point de passage reliant la Cisjordanie occupée à la Jordanie, au lendemain d’une attaque au cours de laquelle un chauffeur acheminant de l’aide humanitaire depuis la Jordanie vers Gaza a ouvert le feu et tué deux militaires israéliens sur place, rapporte l’agence Reuters.
L’Autorité aéroportuaire israélienne, qui gère le passage du pont Allenby (unique passage permettant à plus de trois millions de Palestiniens de Cisjordanie de rejoindre la Jordanie et, au-delà, le reste du monde) a annoncé que celui-ci resterait fermé « jusqu’à nouvel ordre ».
Les deux autres points de passage reliant directement Israël à la Jordanie ont également été affectés : le poste du Jourdain, au nord, a été fermé, tandis que celui de Rabin, au sud, demeure ouvert uniquement pour les travailleurs, précise l’agence.
« Les frappes d’Israël dans le sud du Liban la nuit dernière constituent des violations de la résolution 1701 du Conseil de sécurité (2006) et mettent en danger la stabilité fragile qui s’est instaurée depuis novembre de l’année dernière. Elles sapent en outre la confiance des civils dans le fait qu’une solution non violente à ce conflit soit possible », a déclaré la FINUL dans un communiqué.
« Les Casques bleus continuent de soutenir les deux parties dans la mise en œuvre de la résolution 1701. La FINUL et l’armée libanaise sont présentes sur le terrain chaque jour, œuvrant à rétablir la stabilité dans le Sud et le long de la Ligne bleue. Les Casques bleus présents dans deux positions à Deir Kifa, près de Bourj Qalaouiyé, se sont réfugiés dans des abris pour leur sécurité. Ces frappes ont mis en danger la vie des soldats libanais, des Casques bleus de l’ONU et des civils », a ajouté la force onusienne.
« Nous appelons les Forces de défense israéliennes à s’abstenir de toute nouvelle frappe et à se retirer pleinement du territoire libanais. Nous appelons également toutes les parties à éviter toute nouvelle violation ou action escalatoire », a-t-elle encore insisté.
« Nous exhortons les parties à respecter leurs obligations en vertu de la résolution 1701 et de l’accord sur la cessation des hostilités. Ces mécanismes existent précisément pour résoudre les préoccupations et éviter le recours unilatéral à la violence, et doivent être utilisés pleinement. Toute escalade continue met en péril les progrès laborieusement accomplis par les parties pour restaurer la stabilité », a conclu la FINUL.
Nucléaire : l'Iran dit avoir fait une proposition « équitable » pour éviter un rétablissement des sanctions
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dit jeudi dans un communiqué sur X avoir soumis aux puissances européennes une proposition « équitable et équilibrée » sur le dossier nucléaire pour empêcher le rétablissement de sanctions de l'ONU contre la République islamique.
L'Iran « présente une proposition créative, équitable et équilibrée, qui répond aux préoccupations légitimes et est mutuellement bénéfique », a notamment écrit M. Araghchi sur X.
Une Gazaouie s'abrite du soleil près d'affaires sauvées des débris de la tour du Soldat inconnu, détruite dans une frappe nocturne israélienne, dans le quartier de Rimal de la ville de Gaza, le 15 septembre 2025. Omar al-Qattaa /AFP
De Gaza, Noor Alyacoubi continue de nous écrire.
Aujourd'hui, la jeune femme nous confie comment un mal de dents s’est révélé être bien plus que ça.
Retrouvez sa lettre en cliquant ici.
Après sa réunion avec le commandant en chef de l’armée, le président Joseph Aoun a également passé en revue avec le Premier ministre Nawaf Salam les récentes évolutions sécuritaires au Liban-Sud.
Joseph Aoun doit se rendre samedi à New York pour diriger la délégation libanaise à l’Assemblée générale des Nations unies.
Le Secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, doit s’exprimer à 16h en hommage au commandant Ibrahim Akil, tué avec d’autres membres de la force d’élite Radwan du Hezbollah dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth il y a un an.
Le président de la République, Joseph Aoun, a abordé, lors d’une réunion à Baabda avec le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, la situation sécuritaire dans le pays et les attaques israéliennes qui ont ciblé hier plusieurs localités et villages du Sud, ainsi que les résultats obtenus par l’armée dans le domaine de la lutte contre la drogue, rapporte l'Agence nationale d'information.
L’armée israélienne a annoncé qu’elle avait, en coordination avec le Shin Bet, arrêté plus de 75 Palestiniens en Cisjordanie occupée au cours de la semaine écoulée, affirmant, sans fournir d’éléments pour le démontrer, qu’ils étaient impliqués dans des activités terroristes, selon le Haaretz.
Dans la Békaa, depuis 6 h du matin, des drones israéliens survolent les localités de Janta, Yahfoufa, Kharbiyé, Nabi Chit, Khodr, Sarain, Brital, Haour Taala et Taybé, selon notre correspondante Sarah Abdallah.
Dans les environs de Beyrouth, le son d’un drone est également entendu au-dessus de l’autoroute reliant la capitale à la Békaa.
Gaza : Dans un livre, le pape ne se prononce pas sur un « génocide » à Gaza
Le Vatican « ne peut pas se prononcer » à ce stade pour qualifier la guerre menée par Israël à Gaza de « génocide », a déclaré le pape Léon XIV dans un entretien réalisé en juillet et publié jeudi, cité par l’AFP.
« Le mot +génocide+ est de plus en plus utilisé. Officiellement, le Saint-Siège estime que nous ne pouvons pas nous prononcer à ce sujet pour le moment », a déclaré le pape américain dans un livre publié en espagnol au Pérou et intitulé « Léon XIV, citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle ».
« Il existe une définition très technique de ce que pourrait être un génocide, mais de plus en plus de personnes soulèvent la question, notamment deux groupes de défense des droits de l'homme en Israël », a-t-il ajouté.
Dans le livre, le pape américain a également estimé « très préoccupant » le fait « qu'aucune réponse claire n'ait été apportée pour trouver des moyens efficaces d'atténuer les souffrances des habitants innocents de Gaza ».
« Même de la part des États-Unis, qui sont évidemment le (pays) tiers le plus important pour faire pression sur Israël –, malgré les déclarations très claires du gouvernement américain, et récemment du président (Donald) Trump », a-t-il dénoncé.
Toujours ce matin, l’armée israélienne a annoncé avoir intercepté jeudi soir deux drones qui avaient décollé depuis le Yémen, deux jours après avoir mené de nouvelles frappes sur le port de Hodeida.
À Rafah, au moins quatre soldats israéliens ont été tués dans une explosion jeudi, toujours selon l’armée israélienne.
Alors que l’armée israélienne a entamé cette semaine une offensive au sol dans Gaza-ville, les États-Unis ont une nouvelle fois bloqué, jeudi, l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un texte réclamant un cessez-le-feu et l’accès humanitaire à Gaza, provoquant la colère d’États membres qui ne veulent pas renoncer à peser sur ce dossier malgré les vétos américains répétés.
C’est un « moment sombre » pour ce Conseil, a déploré l’ambassadeur pakistanais Asim Iftikhar Ahmad. « Le monde regarde. Les pleurs des enfants devraient nous percer le cœur, l’angoisse des mères devrait secouer notre conscience », a-t-il ajouté, promettant de « continuer à agir, à parler ».
« Pardonnez-nous parce que ce Conseil n’a pas pu sauver vos enfants », a lancé de son côté l’ambassadeur algérien Amar Bendjama à destination de la population de Gaza. « Pardonnez-nous parce que le monde parle des droits mais nie les vôtres, à vous Palestiniens. »
En parallèle, Emmanuel Macron a défendu jeudi soir, dans une interview à une télévision israélienne, sa décision de reconnaître un État palestinien, « meilleure manière d'isoler le Hamas » à ses yeux, tout en condamnant une fois de plus vivement l'offensive à Gaza qui « détruit totalement » la « crédibilité » d'Israël.
Au Liban-Sud, un calme précaire s’est à nouveau installé après la série inédite de bombardements israéliens qui ont commencé jeudi en début de soirée, alors que le Hezbollah refuse toujours de livrer son arsenal et que l’émissaire américaine, Morgan Ortagus, est attendue dimanche à Beyrouth pour évoquer ce dossier et éviter un débordement.
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, des drones israéliens ont largué cinq bombes sonores sur le port de Naqoura entre 22 h et 23 h. L’une d’elles a explosé sur le toit d’un centre du renseignement de l’armée libanaise. Un pêcheur a également été légèrement blessé, sans que son état ne nécessite une hospitalisation.
Les habitants de plusieurs localités ont enfin dormi au son des drones israéliens patrouillant dans l’espace aérien libanais.
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