Un militaire libanais dans un Humvee, le 8 juillet 2025 dans une caserne de la région de Tyr au Liban-Sud. Photo d'illustration Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
Un échange de tirs ayant eu lieu mercredi lors d'une perquisition de l'armée libanaise, menée sur les hauteurs de la localité de Mechmech, dans le Akkar, pour arrêter « l’un des criminels les plus recherchés » a entraîné sa mort, rapportent un communiqué de l'armée et notre correspondant dans le Nord, Michel Hallak.
Il était « l’un des criminels les plus recherchés pour avoir commis plusieurs délits : meurtre, formation d’un réseau de trafic d’armes, trafic et promotion de stupéfiants, enlèvement, vol à main armée, mise en circulation de fausse monnaie et blanchiment d’argent, en plus de tirs antérieurs contre des patrouilles de l’armée et du trafic de personnes impliquées dans le meurtre d’un militaire » explique le communiqué.
Au cours de la perquisition, menée par une patrouille de la Direction du renseignement de l'armée, « le suspect a ouvert le feu en direction des membres de la patrouille, qui ont riposté, entraînant sa mort », précise l'armée libanaise, qui ajoute que le « citoyen (A.D.), qui l’accompagnait, a été arrêté ».
Par ailleurs, « une importante quantité d’armes et de munitions de guerre a également été saisie en leur possession », et « une enquête a été ouverte avec le détenu sous la supervision de l’autorité judiciaire compétente ».
Le 6 août dernier, « Abou Sallé », de son vrai nom Ali Mounzer Zeaïter, l’un des narcotrafiquants les plus recherchés du pays, pour de nombreux griefs, dont des enlèvements et deux meurtres, dont un militaire, avait lui aussi été tué dans des affrontements avec l'armée libanaise dans le quartier de Charawné, à Baalbeck. Une source sécuritaire haut placée avait alors affirmée à L'Orient-Le Jour que « les opérations sont loin d'être finies (...) notre combat contre les trafiquants de drogue est encore long », faisant état de l’arrêt ces quatre dernière années de « 450 dealers de drogue de premier rang ».
Ces dernières semaines, le ministre de l'Intérieur et des Municipalités, Ahmad Hajjar, a effectué plusieurs annonces concernant d'importantes saisies de drogues ou le démantèlement de réseaux de trafiquants. Jeudi, l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Boukhari, a salué les efforts déployés par son ministère dans la lutte contre la contrebande de drogues, notamment vers le royaume.
Le Liban fait face à la pression des pays du Golfe pour endiguer la production et le trafic de stupéfiants, en particulier du captagon, une amphétamine de synthèse illégale qui constituait la principale exportation de la Syrie voisine avant la chute de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre par une coalition de rebelles islamistes.


Le Liban est le seul pays au monde à protéger les criminels de l'opprobre sociale . Allez olj et surtout autorités : Donnez nous ses initales, ou mettez des xxx entre les lettres pour que l'on s'amuse ce soir à retrouver son identité. Et surtout si la LBC le représente en angry bird, arretez le journaliste de la LBC.
18 h 40, le 04 mai 2026