Carte publiée par l'ambassade d'Australie mercredi 17 septembre 2025, partagée via ses réseaux sociaux, à l'attention de ses ressortissants, sur le niveau d'alerte pour le Liban, partagé entre 3 et 4 (niveau maximal) selon les zones.
L’ambassade d’Australie a appelé mercredi ses citoyens à « reconsidérer la nécessité (d’un) voyage dans l’ensemble du Liban, en raison de l’environnement sécuritaire incertain » (niveau d’alerte 3).
« Bien qu’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ait été annoncé en novembre 2024, des frappes aériennes israéliennes pourraient survenir sans préavis. L’aéroport de Beyrouth pourrait être fermé sans avertissement, et vous pourriez ne pas être en mesure de quitter le pays pendant une période prolongée », explique le communiqué.
« Nous continuons à déconseiller tout voyage dans plusieurs régions du Liban en raison des risques sécuritaires », ajoute le communiqué, qui place au niveau d’alerte maximal 4 (Ne pas voyager) le Liban-Sud, la Békaa et des zones de la banlieue sud de Beyrouth, régions à majorité chiite lourdement bombardées par Israël durant la dernier conflit contre le Hezbollah.
Les relations diplomatiques entre l'Australie et Israël se sont détériorées le mois dernier, sur fond de guerre à Gaza. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé son homologue australien Anthony Albanese d'être un « politicien faible qui a trahi Israël », après l'annonce par Canberra de son intention de reconnaître un Etat palestinien à l'ONU en septembre. « La force ne se mesure pas au nombre de personnes que vous pouvez faire exploser ou d'enfants que vous pouvez laisser affamés », avait alors rétorqué le ministre des Affaires intérieures australien Tony Burke, sur la chaîne nationale ABC.


