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Lifestyle - Évènement

Coup d’envoi du festival de « L’Orient-Le Jour » : un rendez-vous pour penser, vibrer, s’évader

Le lancement de ces trois jours a eu lieu hier vendredi à 18h avec un premier invité, François Hollande, faisant souffler sur l’hippodrome et la capitale un rafraîchissant vent de liberté.

Coup d’envoi du festival de « L’Orient-Le Jour » : un rendez-vous pour penser, vibrer, s’évader

L’ex-président français François Hollande (g), la PDG du groupe L’Orient-Le Jour, Nayla de Freige et le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, le 12 septembre 2025 à l’hippodrome de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Dans un monde qui va trop vite, trop mal, où les guerres et les événements se succèdent et se ressemblent dans leur violence, leur cruauté et leur impunité, ce « vent de liberté » au goût de plus en plus amer était nécessaire pour célébrer une presse qui se bat pour garder ses valeurs d’objectivité, et pouvoir continuer à s’exprimer et surtout témoigner du meilleur et du pire.

Attendu il y a un an et reporté en raison des circonstances qu’a traversées le pays, ce « vent de liberté » a enfin commencé à souffler hier dans le cadre imposant de l’hippodrome de Beyrouth, en présence de nombreuses personnalités, notamment l’ancien président français François Hollande et son épouse, le ministre Ghassan Salamé (représentant le président Joseph Aoun et le chef du gouvernement Nawaf Salam), la députée Inaya Ezzeddine (représentant le chef du Parlement Nabih Berry), Walid et Nora Joumblatt, Tammam et Lama Salam, Ziad Baroud, les ministres Tarek Mitri (vice-président du Conseil) et Adel Nassar (Justice), ou encore l’ancienne ministre française de la Culture Rima Abdul Malak.

Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour, et l’ex-président français François Hollande devant un public conquis, le 12 septembre 2025 à l’hippodrome de Beyrouth. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour, et l’ex-président français François Hollande devant un public conquis, le 12 septembre 2025 à l’hippodrome de Beyrouth. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour


Un vent de liberté

En cette fin de journée bercée d’un léger vent agréable, les sourires étaient là, pour recevoir une foule heureuse de célébrer également les cent un ans du seul quotidien francophone dans la région. En ce lieu chargé de symbole, comme l’a décrit Nayla de Freige dans son discours d’inauguration : « Un écrin vert au cœur de la capitale. À deux pas de la Résidence des Pins, où fut proclamée la création du Grand Liban, à quelques mètres du Musée national et de l’ancienne ligne de démarcation qui avait déchiré Beyrouth durant la guerre... Un lieu à la fois de mémoire, de culture, de violence et de réconciliation. » Profitant de ce rendez-vous qui réunit pour trois jours professionnels, personnalités politiques et lecteurs de L’OLJ, avec un premier arrêt sur une exposition des meilleures unes du journal baptisée « L’Orient-Le Siècle, 100 ans de unes », la PDG du groupe L’Orient-Le Jour a tenu à remercier les actionnaires qui ont permis et permettent encore de « faire grandir notre institution, la projeter vers l’avenir en innovant sans cesse et en défendant les valeurs démocratiques, les libertés et l’indépendance, quand la presse et le journalisme sont plus menacés que jamais ».

Retrouvez le programme du weekend ici

Débats, concert, rencontres : « L’Orient-Le Jour » lance son premier festival à Beyrouth

Un moment informel

Après la projection d’un court film dont les photos d’archives, essentiellement tirées de la collection Georges Boustany, ont repris vie et couleur grâce à l'intelligence artificielle dans le cadre d'un projet produit par notre partenaire technologique WhiteBeard, et qui racontent en même temps l’histoire du Liban et celle de L’Orient-Le Jour, Nayla de Freige a promis : « Durant trois jours, nous allons dresser des bilans, réfléchir à l’avenir, créer des échanges, initier des débats, explorer des sujets fascinants avec des intervenants et experts de la région et d’ailleurs. Durant trois jours, ce lieu sera aussi un lieu de vie avec des activités pour enfants, un coin restauration, une exposition et des moments en musique. » Avant de clore son discours, elle a introduit l’invité de marque, ami du Liban, et lancé la rencontre avec notre corédacteur en chef Anthony Samrani : « Ce soir, pour ouvrir notre premier festival, nous sommes très honorés d’accueillir François Hollande, ancien président de la République française et grand ami du Liban… »

Tour du monde avec l’ancien président français

« Quoi qu’il arrive, même la chute du gouvernement en France, je viendrai au Liban », a précisé François Hollande pour démarrer ce débat qui a abordé les sujets les plus graves, avec une pointe d’humour, parfois bienvenue. « Aujourd’hui, vous avez un gouvernement au complet ! Et un Premier ministre et un président, ce qui n’a pas été évident », a-t-il rappelé, soulignant « toute l’affection qui nous lie » et l’importance du compromis dont « les Libanais sont spécialistes » pour régler les crises. Après avoir abordé les problèmes politiques en France, interrogé par Anthony Samrani sur l’avenir de la démocratie représentative, François Hollande a souligné que « les démocraties sont beaucoup plus affaiblies aujourd’hui que les régimes autoritaires ». Et lorsqu’il a fallu trouver un point commun entre Poutine, Trump, Netanyahu : « Entre Poutine et Donald Trump, entre un agent du KGB et un promoteur immobilier, il y a assez peu de relations… » a-t-il ironisé. « Déjà, le mensonge ! » rajoutant : « Aussi, l’utilisation de la force au-dessus du droit. » Concernant la guerre à Gaza, « le droit n’est plus aussi rappelé autant qu’il devrait l’être », a-t-il estimé, évoquant une « réaction » israélienne au 7-Octobre, contrairement à l’agression russe en Ukraine, tout en regrettant le « jusqu’au-boutisme » du gouvernement israélien.

Enfin, à la question d’Anthony Samrani qui a fait sourire l’assistance : « Qui est-ce qui nous a parlé aujourd’hui, l’ancien président de la République français ou le prochain candidat à la présidentielle ? » François Hollande a déployé son talent de diplomate : « C’est le député de la Corrèze, ami du Liban qui a été il y a quelques années président, qui regarde la situation de son pays avec inquiétude et qui pense toujours que la France est un pays qui compte dans le monde. Nous sommes aimés parce qu’on défend les principes et les valeurs de la démocratie. Pour le Liban, elle doit toujours être là et elle sera toujours là. »

Dans un monde qui va trop vite, trop mal, où les guerres et les événements se succèdent et se ressemblent dans leur violence, leur cruauté et leur impunité, ce « vent de liberté » au goût de plus en plus amer était nécessaire pour célébrer une presse qui se bat pour garder ses valeurs d’objectivité, et pouvoir continuer à s’exprimer et surtout témoigner du meilleur et du pire.Attendu il y a un an et reporté en raison des circonstances qu’a traversées le pays, ce « vent de liberté » a enfin commencé à souffler hier dans le cadre imposant de l’hippodrome de Beyrouth, en présence de nombreuses personnalités, notamment l’ancien président français François Hollande et son épouse, le ministre Ghassan Salamé (représentant le président Joseph Aoun et le chef du gouvernement Nawaf Salam), la...
commentaires (3)

Il y a de l'indécence dans ces tentatives de vouloir inverser la morale, de chercher à psychanalyser la barbarie d'une organisation de primitifs, de t e r r o r i s t e s, que l'on voudrait transformer en 3"Résistants" une insulte à la mémoire des miens, entre autres. Ceux qui ne brulaient vifs, ne violaient, n'éventraient, ne démembraient, ne s'acharnaient sur des cadavres, ne tuaient à mains nues bébé/enfant. Elle est là la différence entre des lâches qui s'en prennent à des civils qu'aussi ils transforment en boucliers humains. Ce sont des usurpateurs d'un peuple.

Lillie Beth

19 h 18, le 13 septembre 2025

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Commentaires (3)

  • Il y a de l'indécence dans ces tentatives de vouloir inverser la morale, de chercher à psychanalyser la barbarie d'une organisation de primitifs, de t e r r o r i s t e s, que l'on voudrait transformer en 3"Résistants" une insulte à la mémoire des miens, entre autres. Ceux qui ne brulaient vifs, ne violaient, n'éventraient, ne démembraient, ne s'acharnaient sur des cadavres, ne tuaient à mains nues bébé/enfant. Elle est là la différence entre des lâches qui s'en prennent à des civils qu'aussi ils transforment en boucliers humains. Ce sont des usurpateurs d'un peuple.

    Lillie Beth

    19 h 18, le 13 septembre 2025

  • Posez-LUI la question : Pourquoi la Resistance du Hamas contre l,occupant Israelien est une organisation terroriste et la resistance francaise contre l,occupant Allemand etait une Resistance ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 32, le 13 septembre 2025

  • Une « réaction » israélienne au 7 octobre. Mais le 7 octobre, pour horrible qu’il soit, n’était-il pas une « réaction » à des années d’occupation? Vaut mieux lire « ça » qu’être aveugle. Pas encore écouté toute l’interview sur YouTube mais c’est au programme, ne serait-ce que pour entendre les questions intelligentes d’Anthony Samrani.

    Marionet

    12 h 06, le 13 septembre 2025

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