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Moyen-Orient - Proche-Orient

L’Autorité palestinienne arrête Samir Hulileh, qui se voyait gouverner Gaza


L’Autorité palestinienne arrête Samir Hulileh, qui se voyait gouverner Gaza

Le président palestinien Mahmoud Abbas, le 11 avril 2016, à Ramallah, en Cisjordanie occupée. Photo d'archives Thomas Coex/AFP

Les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté mercredi Samir Hulileh à son retour à Ramallah, ont rapporté des médias locaux. L’homme d'affaires et ancien responsable de l'Autorité palestinienne (AP) serait accusé de créer des « dissensions communautaires », bien que son arrestation n’ait pas été officialisée par les autorités palestiniennes. Il avait lancé une campagne le mois dernier se présentant comme un candidat crédible pour gouverner Gaza pour la période d’après-guerre, et pouvant obtenir le soutien d’Israël comme des États-Unis. 

Une sortie qui avait enragé l’AP, un responsable anonyme ayant déclaré à l’agence de presse palestinienne Wafa que « la seule entité autorisée à administrer la bande de Gaza est l’État de Palestine ». D’autant que l’ancien responsable de l’AP avait exprimé sa frustration quant à l’inaction des autorités palestiniennes face à la guerre à Gaza. Ramallah l’avait alors enjoint à « ne plus diffuser de mensonges » ou à en subir les conséquences. Selon une source proche de l’AP citée par The National, « le ministère public a prolongé à 15 jours la détention de Samir Hulileh dans l'attente d'une enquête ». 

Pour mémoire

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Sa position contrecarrerait en effet l’ambition de l’Autorité palestinienne de reprendre le contrôle de Gaza après l’avoir laissée au Hamas en 2007 suite à des élections un an plus tôt. Le groupe islamiste était arrivé en tête, provoquant une guerre fratricide avec le Fateh, qui a de son côté continué à régner sur la Cisjordanie. Les Israéliens rejettent pour le moment toute implication du Hamas comme de Ramallah dans la gouvernance post-guerre de l’enclave. Reste que l’AP compte sur le soutien des pays arabes pour y faire son retour, d’une manière ou d’une autre. Accusées de corruption, de collaboration avec Israël, mais aussi de conduire des politiques répressives face à leurs opposants, les autorités palestiniennes tendent à écarter toute voix dissidente, dans un climat où la majorité de la population ne fait plus confiance au président Mahmoud Abbas.

Réagissant à l’arrestation de Samir Hulileh, le commentateur palestinien Hassan Asfour a ainsi souligné une « disgrâce » de l’Autorité palestinienne, qui montrait sa faiblesse, rapporte The National. L’activiste israélien pour la paix, Gershon Baskin, qui fait passer des messages au Hamas dans les négociations sur Gaza, a de son côté condamné une détention « illégale », décrivant l’homme d’affaires qu’il connaîtrait depuis 1989 comme une personne au « passé et à l’histoire impeccables ». Les États-Unis n’ont pas réagi pour le moment. 

Les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté mercredi Samir Hulileh à son retour à Ramallah, ont rapporté des médias locaux. L’homme d'affaires et ancien responsable de l'Autorité palestinienne (AP) serait accusé de créer des « dissensions communautaires », bien que son arrestation n’ait pas été officialisée par les autorités palestiniennes. Il avait lancé une campagne le mois dernier se présentant comme un candidat crédible pour gouverner Gaza pour la période d’après-guerre, et pouvant obtenir le soutien d’Israël comme des États-Unis. Une sortie qui avait enragé l’AP, un responsable anonyme ayant déclaré à l’agence de presse palestinienne Wafa que « la seule entité autorisée à administrer la bande de Gaza est l’État de Palestine ». D’autant que l’ancien responsable de...
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